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Régionales en Auvergne-Rhône-Alpes : régardez le débat France 3-France Bleu du second tour

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Les trois têtes de liste qualifiées pour le second tour des élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes débattaient ce jeudi sur le plateau de France 3, en collaboration avec France Bleu. Regardez ce débat en intégralité.

À trois jours du second tour des élections régionales, France Bleu et France 3 invitaient les trois têtes de liste en Auvergne-Rhône-Alpes pour un grand débat, ce jeudi 24 juin.

Les invités : 

  • Laurent Wauquiez, président LR sortant de la région, il a rassemblé 43,85 % des suffrages au premier tout
  • Fabienne Grebert, candidate EELV. Elle a rassemblé 14,47% au premier tour et a annoncé son union avec la liste des socialistes et leurs alliés, portée par Najat Vallaud-Belkacem (11,42%) et celle du PC et de LFI portée par Cécile Cukierman (5,56%) pour ce second tour. 
  • Andréa Kotarac, candidat du Rassemblement national, il a récolté 12,32% des suffrages au premier tour.

Durant 52 minutes, Laurent Wauquiez, président sortant (LR), Fabienne Grébert (EELV) et Andrea Kotarac (RN) débattront en direct sur différentes thématiques, depuis le plateau de France 3 Alpes, à Grenoble. Ce grand débat de l'entre-deux tours sera animé par Pauline Alleau et Olivier Michel, avec la participation de Nicolas Crozel, journaliste à France Bleu Isère.

Les thèmes abordés lors du débat

  • Redonner envie aux jeunes d'aller voter

Fabienne Grébert : "La démocratie n'est pas un rendez vous. Une fois tous les six ans, plus rien ne se passe. C'est pour ça qu'en tant que présidente de région, je veux mettre en place une convention citoyenne. Un rendez vous permanent que je souhaite instaurer avec les habitants de cette région pour concevoir la région d'avenir, pour évaluer les politiques publiques ensemble et réajuster au fil de l'eau, en toute transparence, nos débats publics."

Laurent Wauquiez : "Il y a plein de choses à sur lesquelles on peut travailler pour améliorer et mieux sensibiliser, organiser des débats, mieux expliquer. Mais je considère quand même que cette idée que d'aller voter comme vous achetez un produit sur Amazon (ndlr : vote électronique), ce n'est pas ma conception de la démocratie."

Andréa Kotarac : "Les candidats, ou plutôt le parti qu'ils représentent, ont trahi le peuple français en 2005 lorsqu'ils sont allés voter non et que ces deux partis là ont fait passer le traité de Lisbonne. Ça a été le premier point de chute. Les habitants ne reçoivent pas les professions de foi, ne savent pas quand ont lieu les élections. Effectivement, ça crée l'abstention. J'en veux surtout d'abord et avant tout au gouvernement."

  • La sécurité

Fabienne Grébert : "Bien évidemment, la région peut faire sur la sécurité et en particulier vis à vis du dérèglement climatique. Nous avons eu hier (mercredi 23 juin 2021) un rapport alarmiste des experts scientifiques. La région n'a rien fait sur ce sujet. La région était totalement absente."

Laurent Wauquiez : "Je sais très exactement ce que je souhaite. Protéger nos lycéens, contrôleurs du trafic de drogue, travailler sur les sujets de reconnaissance faciale avec nos caméras. Pouvoir mettre en place une politique de sanctions plus efficace."

Andréa Kotarac : "On a effectivement un besoin de sécurité en Auvergne-Rhône-Alpes. C'est indéniable. Maintenant, on a deux philosophies différentes avec Laurent Wauquiez. Il a une vision quantitative. Il additionne le nombre de tourniquet devant les lycées. Il additionne le nombre de caméras vidéoprotection, le nombre de lignes budgétaires et dit que l'insécurité sera réglée. Moi, j'ai une vision qualitative. C'est celle de nommer un référent sûreté dans chaque lycée afin que chaque référent puisse nous remonter ce qu'il s'y passe. Il y aura aussi des formations pour aider à accompagner les professeurs qui sont victimes de l'ultra violence, qui sont victimes du séparatisme. ça ira aussi jusqu'à l'envoi d'agents de sécurité. Je partage ce bilan, mais là aussi, j'ai une philosophie différente. Laurent Wauquiez Si La Presse. Raison veut envoyer deux agents de sécurité par lycée. Je ne partage pas ça."

  • L'environnement

Fabienne Grébert : "On a un défi, c'est de baisser de 60% les émissions de gaz à effet de serre dans cette région, dans ce pays, pour répondre aux accords de Paris et faire face au dérèglement climatique. Qu'est ce qui a été fait ici ? Rien, absolument rien. Vous n'avez fait qu'augmenter les émissions de gaz à effet de serre. Je pense à Saint-Etienne, je pense à Valence, des régions qui n'ont pas été dotées d'un plan de protection de l'atmosphère et sur lesquelles vous auriez pu faire quelque chose."

Laurent Wauquiez : "Pendant cinq ans, on a œuvré pour montrer qu'il était possible d'améliorer la qualité de l'air, et notamment sur un territoire très symbolique, la vallée de l'Arve, au pied de Chamonix, où la pollution de l'air et les microparticules étaient en augmentation constante. Ça, c'est ma bataille."

Andréa Kotarac : "Il y a deux philosophies qui s'affrontent via l'écologie punitive, notamment d'Europe Écologie Les Verts. C'est celle que nous promet cette dernière les promesses de zones de faibles émissions. En réalité, ces zones de faibles émissions sont des zones de forte exclusion où on demande aux Français de changer de véhicule de manière rapide alors qu'ils ont un manque de pouvoir d'achat. On sanctionne les Français."

  • Le transport

Fabienne Grébert : "Je suis favorable à la gratuité des transports scolaires parce que ça pénalise les gens qui habitent dans des territoires ruraux. C'est important."

Laurent Wauquiez : "Je suis contre parce que ça n'existe pas la gratuité. C'est l'argent du contribuable. Et donc, ça signifie que vous allez faire payer ceux qui ne prennent pas le train pour ceux qui prennent le train. Je suis favorable à ce qu'on développe le train, mais je suis favorable à ce qu'on travaille bien. Il y a bien des habitants de notre région qui n'ont pas de gare à côté de chez eux. Et comme président de région, je continuerai à améliorer les routes."

Andréa Kotarac : "Je suis opposé à la gratuité parce qu'évidemment, c'est le contribuable qui paye. Par contre, en revanche, je souhaite qu'on développe, qu'on rénove le rail, notamment entre Lyon et Saint-Etienne où c'est une catastrophe. Il faut qu'on développe justement la capacité pour les gens de prendre le train dans leurs trajets quotidiens."

  • La santé

Fabienne Grébert : "En fait, on se rend compte qu'aujourd'hui, c'est les pauvres, les plus précaires, qui sont touchés par des problèmes de santé et chez qui on voit des affections longue durée de plus en plus importantes croissantes : cancer, obésité, diabète, maladies cardiovasculaires. Rendez vous compte, notamment sur la question de l'alimentation, il faut qu'on change nos habitudes alimentaires, inciter à l'éducation physique, sur le cuisiner ensemble des produits bruts, sur la prévention des addictions. Tous ces éléments là touchent aussi des facteurs environnementaux. Je pense aux pesticides, je pense aux composés cancérogènes, reprotoxiques, mutagènes. Vous savez, une femme sur deux en 2040 aura recours à l'insémination artificielle. Ça ne peut pas durer."

Laurent Wauquiez : "Il faut qu'on salarie des médecins. C'est la dernière solution. Vous avez donné l'exemple du pays de Gex. On attendait depuis des années que les choses soient faites par l'assurance maladie. Les élus ont décidé, ont sollicité la région, pour les accompagner de mettre en place une antenne. Ils ont embauché eux mêmes des médecins. Il faut défendre nos hôpitaux de proximité. Troisième proposition fondamentale il faudra aller trouver les médecins. Pourquoi pas mettre en place des consultations mobiles de spécialistes. On l'a déjà expérimenté dans le Cantal. On aménage des bus avec la totalité du matériel médical et ce sont les spécialistes qui se déplacent."

Andréa Kotarac : "Moi, je suis pour développer des maisons de santé où on a à la fois des généralistes, des infirmiers, des dentistes, des ophtalmologistes qui viennent une demi journée par semaine et qui, justement, permettent l'accès aux soins. Le localisme s'est développer la vie sur le territoire à travers ce type de maisons de santé. Quand on a une maison de santé dans notre village, on ne prend pas sa voiture pour aller à Lyon, par exemple. Je suis pour que la région s'engage, en coopération avec l'Etat, à financer les études des étudiants de deuxième année, dès la deuxième année, dans les loyers, dans leurs études, sur tous les coûts et les charges et, en retour, d'avoir un engagement de l'étudiant pendant 5 à 6 ans pour qu'il s'installe sur nos territoires les plus affectés par des déserts médicaux."

  • Que faire si vous êtes élu ?

Fabienne Grébert : "Changer la gouvernance. Faire comme à Annecy où nous avons gagné les élections avec François Astorg et où nous travaillons avec des maires de droite, des élus locaux. (...) Nous avons besoin d'une vision pour cette région. Je n'ai entendu aucune vision ce soir sauf celle d'une région sous surveillance. Je veux porter de l'écologie de solution si je suis élue présidente de région."

Laurent Wauquiez : "Ce qui est important à mes yeux, c'est que les gens voient ce que l'on fait. Faire des choses concrètes importante dans la vie quotidienne. L'écologie est importante mais cela ne doit pas se faire au détriment du reste, notamment la sécurité et la santé."

Andréa Kotarac : "Il faut protéger nos territoires, nos paysages, il faut protéger nos forêts. Je crois que l'on a une région où l'identité n'existe pas. Aujourd'hui pour moi, il y a deux défis. C'est l'islamisme et c'est le mondialisme."

  • Conclusion

Fabienne Grébert : "Vous aurez le choix entre une région de la surveillance ou une région de la bienveillance. Une région qui ferment les portes des lycées ou une région qui ouvre des formations pour les métiers d'avenir. Une région qui finance des chambres froides pour les chasseurs ou une région qui protège ses espaces naturels, sa faune et sa flore."

Laurent Wauquiez : "Pendant cinq ans, on s'est battu pour qua la région soit au travail, soit présente sur les sujets qui comptent pour vous. Vous l'avez vu pendant la crise du Covid avec les masques, les tests et les centres de vaccination. Pour les années qui viennent, les défis sur lesquels ont s'engage sont clairs : la sécurité, l'accès à la santé, relocaliser les emplois avec la préférence régionale. J'ai besoin de vous car une élection n'est jamais faite."

Andréa Kotarac : "Dimanche dernier j'ai entendu votre colère. Dimanche prochain, votez pour une région qui vous protège. Qui vous protège de l'islamisme et du séparatisme, nos emplois non délocalisables, nos entreprises comme Michelin, nos produits, nos AOP, AOC. L'identité et le social sont maintenant les deux faces d'une même pièce." 

Les résultats des élections en Auvergne-Rhône-Alpes

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