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VIDÉO - Lycées, éoliennes, démocratie participative, équilibres régionaux : Marie-Guite Dufay sur France Bleu

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Bourgogne, France Bleu Besançon, France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Auxerre

France Bleu recevait en direct et en vidéo Marie-Guite Dufay qui a remporté ce dimanche les élections régionales en Bourgogne-Franche Comté. Elle a répondu aux questions des journalistes de France Bleu Bourgogne et aux auditeurs.

La liste menée par Marie-Guite Dufay a remporté ce dimanche 27 juin les élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté. Avec 42,20% des voix (estimation), elle devance largement la liste RN de Julien Odoul (23,78%), celle de Gilles Platret avec 24,23% (LR-UDI-DLF) et celle de Denis Thuriot à 9,79% (LREM-Modem).

La tête de liste de la gauche (PS-PC-EELV) était l'invitée de France Bleu ce lundi entre 8h et 8h30, en direct de Dijon. Marie-Guite Dufay a répondu aux questions d'Anne Pinczon-du-Sel de France Bleu Bourgogne et à celles des auditeurs de France Bleu dans toute la région. 

Les raisons d’une réélection

"Je pense que les présidents sortants sont en position plutôt favorable parce qu'ils sont connus. Et dans cette élection régionale où les gens ne savent pas trop à quoi sert la région, quels sont les enjeux, se rattacher est une personne connue, c'est important, donc il ne faut pas le nier.  Ensuite, je crois qu'il y a eu une vraie dynamique autour de la stratégie de rassemblement que j'ai voulue autour de la gauche."

L’abstention 

"Déjà, je voudrais remercier ceux qui ont voté. Je pense qu'il faut quand même déjà penser à ceux qui ont voté avant de penser à ceux qui n'ont pas voté." Cette abstention, "c'est une tache pour la démocratie (...) C'est une gifle démocratique de constater cette abstention, mais mon souci, c'est de faire revenir ceux qui n'ont pas voté en travaillant pour la région." 

Le taux d'abstention s'élève à 63,46% des électeurs inscrits.

Jouer un principe de démocratie participative

Pendant la campagne, cette abstention, "on l’a tout de suite sentie effectivement mais d’abord, une grande ignorance des enjeux, ignorance de ce que peut faire la collectivité. Et puis, de façon plus générale, c'est ça qui est le plus difficile à entendre, c'est l'indifférence".

"Comment on fait pour mieux informer sur ce que fait le conseil régional? Au niveau local, pousser des actions qui mettent davantage les lycéens dans le bain de ce que nous faisons. On peut aussi faire jouer un principe de démocratie participative en s'adressant aux jeunes et aux citoyens en général sous forme de conventions. Mais je pense qu'il y a des mesures à prendre au niveau national. Je ne sais pas lesquelles."

Le vote électronique

Le vote électronique, “il faut vraiment bien contrôler la chose et je ne sais pas comment on contrôle un vote électronique. Parce que c'est le primat, le pouvoir d'influence du voisin sur l'autre, de tel ou tel membre, de la famille sur l'autre. Donc voilà, ce n'est pas simple. Mais on sent bien qu'à l'heure du numérique, toute notre organisation autour des isoloirs est un peu surannée".

L’alliance avec les écologistes  

"J'ai souhaité cette alliance avec les écologistes parce qu'ils sont pour moi des alliés naturels de la gauche. Et puis, parce que la question écologique n'est pas une option. C'est vraiment une obligation. Il nous faut absolument apprendre à économiser l'énergie, dans un premier temps et parallèlement, pousser le développement de nouvelles énergies (...) Cela veut dire habiter autrement, manger autrement, se déplacer autrement, toujours avec ce prisme de combattre les gaz à effet de serre  et donc dans toutes nos politiques publiques, il nous faut pousser les choses."

Avec les Verts, nous allons accélérer

"Comme je pense que ce sujet est un sujet prioritaire pour tout le monde, aussi bien pour les responsables politiques que pour les citoyens, depuis des années, c'est une priorité dans les politiques que je conduis à la région. Avec les Verts, nous allons accélérer."

"Pourquoi la fusion des deux grands orchestres de Dijon et Besançon n’a-t-elle pas été possible ? " (Thierry de Belfort)

"Je me suis vraiment battue, comme une lionne pour que l'orchestre Victor-Hugo soit reconnu au niveau de l'État, labellisé Orchestre national en région et que nous n'ayons qu'un orchestre. Malheureusement, la fusion entre l'orchestre Victor-Hugo et l'Orchestre de Dijon n'a pas été possible parce qu'ils avaient des statuts complètement différents. Et l'Etat ne nous a pas aidés dans cette affaire là."

La région, les jeunes et les lycées (Matteo, élève du Lycée Boivin, Chevigny-Saint-Sauveur)

“J'ai été pendant deux ans délégué au conseil d'administration de mon lycée en Côte d'Or", explique Matteo, "et on a par exemple attendu pendant cinq ans, des rénovations du lycée. Les personnels du conseil régional ne sont quasi jamais venus au conseil d'administration.” 

Marie-Guite Dufay : "Il y a 135 lycées dans notre région et les réparations à faire dans les lycées, on a l'impression qu'on n’a jamais terminé. On a énormément augmenté le budget d'investissement pour faire des travaux. Les lycées ont été construits dans les années 60-70, au moment où on ne faisait pas du tout attention aux questions thermiques ou aux questions d'économie d'énergie. Et ce sont des passoires énergétiques. Il y a un énorme travail à faire."

"Tout part à Dijon" (Benjamin de Besançon) 

"Il y a aujourd'hui, cinq ans après la fusion, autant de fonctionnaires de la région à Besançon qu'il n'y en avait en 2015. On ne peut pas dire tout part à Dijon. Alors on peut constater qu'il y a des entreprises, qu'il y a des banques et qu'il y a des organismes qui ont fait le choix de se délocaliser à Dijon. Ce n'est pas le choix de la région. 

Ce qui est important, c'est que la région soit équitable sur tous les territoires

"Ce qui est important dans cette affaire de fusion, c'est que la région soit équitable sur tous les territoires pour favoriser le développement de ces territoires. "

"Votre avis sur les éoliennes?" (Sylvie de Bissey-la-Côte) 

"Nous sommes dans une période où il faut absolument apprendre à vivre avec d'autres sources d'énergie que le pétrole. Donc, dès l'instant, qu'on imagine la fin du pétrole, qu'a-t-on comme source d'énergie ? On a le nucléaire, heureusement, mais le nucléaire, il faut petit à petit le réduire parce qu'il n'est pas complètement neutre en termes vertueux au niveau énergétique. Et donc, il faut compléter le nucléaire par des énergies vertes". 

"Dans les énergies vertes, il y a le solaire, il y a le bois, il y a l'hydro électricité, il y a aussi l'éolien. Donc je suis favorable à ce qu'il y ait des constructions d'éoliennes. Mais je l'ai dit et je l'ai redit : pas n'importe où et pas n'importe comment. IL faut que les habitants des communes et les citoyens soient beaucoup plus impliqués dans la conception et dans la création de ces parcs éoliens."

Les résultats des élections avec France Bleu

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