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VIDÉO - Régionales Occitanie 2021 : débat entre Kamel Chibli (PS) et Julien Leonardelli (RN)

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Par , France Bleu Occitanie

Au lendemain du premier tour des élections régionales, duel ce lundi matin sur France Bleu Occitanie entre le porte-parole de Carole Delga, et celui de Jean-Paul Garraud. La présidente socialiste sortante est arrivée en tête ce dimanche, le candidat RN est deuxième.

Un face à face ce lundi 21 juin, sur France Bleu Occitanie. Au lendemain du premier tour des élections régionales, Kamel Chibli, directeur de campagne de la socialiste Carole Delga et Julien Leonardelli, soutien du candidat RN Jean-Paul Garraud, se sont retrouvés pour un débat. Principaux extraits;

Les réactions aux résultats du premier tour

Kamel Chibli : C'est une première victoire, car les électeurs ont trouvé normal de mettre Carole Delga en tête, de façon très significative. Et puis il y a un élément qui n'est pas neutre, malgré l'abstention, c'est le gain de 100.000 voix pour la présidente sortante, par rapport à 2015.

Julien Leonardelli : Il faut déjà dire à M. Chibli qu'il faut quand même être modeste. Vous arrivez en tête au premier tour, mais nos électeurs ne se sont pas mobilisés. Ils se sont réfugiés dans l'abstention, dont le score est historique pour cette élection en France. Ça laisse perplexe. Et ça nous permet de poser aussi quelques questions sur notre fonctionnement, sur la démocratie, d'un point de vue général. J'appelle l'ensemble des électeurs à se mobiliser pour ce second tour, car le seul capable de changer de politique au niveau de la région Occitanie, et de tourner la page du Parti socialiste, c'est bien Jean-Paul Garraud. (...)

La gauche face au Front National

Kamel Chibli : Ce qui est certain, c'est que Carole Delga a fait reculer le Front national, n'en déplaise à monsieur Leonardelli. C'est la réalité. Les abstentionnistes, aujourd'hui, concernent l'ensemble des partis.

La situation politique aujourd'hui fait que forcément, avec la crise sanitaire et tout un tas d'autres éléments, l'abstention est bien sûr encore trop forte. Néanmoins, je crois qu'aujourd'hui, quand on fait de la politique, notamment au sens du terrain, et qu'on est en capacité de régler les problèmes des gens, et bien le Front national recule dans ce pays. Mais il faut être pragmatique. Il ne faut pas être sectaire. Il faut être capable et en capacité de parler aux électeurs quoi qu'il arrive. Ça fait six ans que nous travaillons et que nous œuvrons au quotidien pour faire en sorte que la vie de ses habitants de cette région puisse avancer.

N'en déplaise à M. Leonardelli et M. Garraud, aujourd'hui, on le sait tous : la liste du Rassemblement national, c'est un trompe l'œil.

Julien Leonardelli : Carole Delga est une candidate qui est présidente sortante. Donc forcément, elle part avec un avantage. On le voit ici, en Occitanie comme partout en France. Il y a eu une prime au sortant qui s'est effectivement maintenue, comme aux élections municipales. On a rejoint un petit peu le scénario des élections municipales de l'année dernière. Mais nous entrons dans un second tour. Une nouvelle campagne s'ouvre et je lance un appel à tous les électeurs de droite qui se sont portés notamment sur la candidature d'Aurélien Pradié de se mobiliser aux côtés de Jean-Paul Garraud. (...) Car voter Aurélien Pradié, c'est voter pour Carole Delga.

Carole Delga peut-elle gagner sans "front républicain" ?

Kamel Chibli : Je pense qu'elle a prouvé d'abord sa capacité à s'occuper des gens, et des petites gens. Aujourd'hui, je ne suis pas dans le sectarisme. Je ne suis pas dans un appel de telle ou telle stratégie.

Julien Leonardelli : Mais pourtant vous négociez avec les Verts !

Kamel Chibli : On parle avec tout le monde, et notamment les Verts, ce n'est pas d'aujourd'hui, ça fait des années.

Julien Leonardelli : Nous, on parle à tous les électeurs !

Kamel Chibli : La preuve ! À l'instant, vous venez de parler à tous les électeurs de droite ! (...) Mais nous, il faut qu'on soit clair. Les électeurs ont mis Carole Delga en premier. Ce n'est pas pour rien. On a une responsabilité. Mais depuis six ans, on fait en sorte de changer la vie des habitants de cette région. On parle à l'ensemble des électeurs, nous on n'est pas dans le sectarisme. On est dans une gauche réformiste et qui, aujourd'hui, a une capacité d'abord à gérer la région. (...) Car on le sait tous : Le Rassemblement national n'a aucune proposition sur rien. (...)

Julien Leonardelli : Au second tour, ça sera projet contre projet. Nous avons un projet radicalement différent au vôtre.

Quelles sont les différences entre projets ?

Kamel Chibli : Nous on a un programme, et eux ils n'en ont pas. Nous, on a un bilan, et on est forts de ce bilan. Je pense notamment à la volonté de faire en sorte que les transports scolaires soient gratuits dès la rentrée. Je pense à la question de l'éducation, sur les manuels scolaires, sur les ordis, mais je pense aussi à l'accompagnement des entreprises et des PME. Et pendant la crise, bon nombre d'habitants de cette région, bon nombre d'entreprises ont énormément souffert et souffrent encore. La région a été clairement au soutien de ces entreprises sur la dimension de l'emploi et de l'économie.

(...) Vous avez tous suivi les différents débats : tout le monde était halluciné par le fait que M. Garraud, c'est juste un drapeau et Marine Le Pen. Il n'a aucune proposition ! 

Julien Leonardelli : Le programme de M. Garraud est complet, il fait douze pages, il a été distribué à l'ensemble des électeurs de la région Occitanie. (...) Il faut mettre fin au sectarisme de Mme Delga et du Parti socialiste. C'est tout le problème : on ne vous laisse jamais la parole. On l'a vu pendant six ans, où le Parti socialiste a toujours raison. Et dès que vous êtes en désaccord avec eux, vous êtes extrémistes.

(...) Je suis particulièrement inquiet par rapport au second tour, à cause des tractations entre le Parti socialiste et Europe Écologie Les Verts. Et je suis notamment inquiet par rapport à la ligne grande vitesse. Vous savez que de notre côté, nous sommes favorables à cette LGV. Il faut vivement qu'elle arrive pour désenclaver notre région. Malheureusement, le projet va prendre du retard car Carole Delga va négocier avec les Verts, et ils seront une nouvelle fois le caillou dans la chaussure.

Kamel Chibli : Que ce soit clair. Pour la LGV, l'autoroute Toulouse-Castres et Port-la-Nouvelle, aucun projet ne sera remis en cause.

Le plafond de verre pour le RN ?

Kamel Chibli : Je ne suis pas sûr qu'il ait atteint son plafond. En tout cas, il y a un vrai risque pour notre République et pour notre démocratie. Et vous vous rendez compte que M. Leonardelli depuis quatre minutes qu'il a la parole a été incapable de vous citer une seule mesure sur le fond.

Julien Leonardelli : Nos maires et élus notamment l'année dernière à Moissac, à Perpignan, à Béziers, à Beaucaire, etc. font un travail remarquable. Et ce que nous proposons aux électeurs d'Occitanie et aux habitants de la région, c'est de faire exactement la même politique.

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