Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

VIDÉO : "Renaud Muselier n'est pas mon ennemi, mon ennemi c'est l'insécurité" (Thierry Mariani candidat RN)

-
Par , France Bleu Provence

Le député européen RN, ancien ministre de Nicolas Sarkozy a déclaré sur France Bleu Provence sa candidature pour les régionales ce vendredi matin sur France Bleu Provence. Il se présente sous les couleurs du Rassemblement national après avoir milité pendant plus de 40 ans à droite.

Thierry Mariani est donc le candidat du Rassemblement National pour les élections régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur les 20 et 27 juin prochains. Après avoir été candidat en 2010 pour les régionales sous les couleurs de l'UMP il décide de se lancer avec le Rassemblement national il s'en explique sur France Bleu Provence. 

Pourquoi vous êtes candidat Thierry Mariani ?  

Je suis candidat dans ma région qui est notre région, parce que je suis d'abord et avant tout un Provençal, je suis, vous le savez, originaire du Vaucluse. J'ai été maire, conseiller général, député. C'est une région que j'ai grandi, que j'aime et je pense que dans cette région, un certain nombre de choses peuvent changer dans l'intérêt des gens.

Et c'est pour cela que je me présente avec une liste qui est soutenue par le rassemblement national, mais aussi par la Droite populaire. Et aussi, vous le verrez, avec de très nombreux socioprofessionnels ou personnalités de la société civile. 

Un parti face auquel vous vous êtes retrouvé, vous, en 2010, vous étiez à l'époque candidat UMP pour les régionales aussi. Qu'est ce qui s'est passé entre temps ? 

Thierry Mariani : Mon parcours, c'est celui finalement de beaucoup d'habitants de cette région. En 2010, vous avez raison. J'étais candidat à la demande de Nicolas Sarkozy en 2021. Je suis candidat aujourd'hui parce que Marine Le Pen m'a encouragé. Pourquoi ce passage d'un mouvement à l'autre ?

Je précise que je suis resté 42 ans au rassemblement, non pas au rassemblement au parti Les Républicains, parce que tout simplement, je pense que beaucoup d'électeurs de droite comme moi ont compris que si on voulait vraiment changer les choses, il fallait avoir désormais un mouvement qui ne soit pas ambigu. Regardez les républicains aujourd'hui. Regardez par exemple l'attitude de M. Estrosi qui, ouvertement, prône une alliance avec M. Macron. 

Renaud Muselier, candidat, donc Les Républicains. Votre meilleur ennemi, Thierry Mariani ? Vous étiez proche. Il était votre directeur de campagne. Vous allez l'affronter désormais ? 

Oui, mais ce n'est pas mon ennemi. Moi, je réfute ce mot. Vous savez, j'ai toujours fait de la politique. Excusez-moi, en respectant mes adversaires. Moi, je n'ai pas d'ennemi. Ou plutôt, si j'ai un ennemi. Mon ennemi, c'est l'insécurité dans cette région. 

Mais vous défendiez la même politique. Qu'est-ce qui s'est passé ? 

Qu'est-ce qui s'est passé ? Ecoutez, lui, il a visiblement une évolution qui est plus, j'allais dire, vers le centre, vers Macron. Moi, je pense qu'aujourd'hui, si on veut vraiment redresser ce pays, eh bien en matière de sécurité, en matière d'immigration, en matière de justice, en matière d'emploi, il faut des mesures qui soient complètement différentes de celles qui ont été jusqu'à présent mises en place. Et c'est pour ça aussi que je soutiens désormais Marine Le Pen. 

Parce que dans la région, vous dites la sécurité, ça ne va pas. Est ce que vous pensez que les habitants de la région PACA aujourd'hui ne se sentent pas en sécurité ? 

Posez leur la question. C'est tellement évident. Il suffit malheureusement de prendre les chroniques quotidiennes de nos journaux pour s'apercevoir que chaque jour, les faits se multiplient.

On est, après la Corse, par exemple, la première région en France pour les homicides et la sécurité est un vrai problème. Mais en Provence-Alpes-Côte d'Azur, comme dans toutes les régions, c'est aussi l'un des premiers problèmes pour les Français. 

Et c'est ce que vous mettez en avant aujourd'hui pour défendre votre candidature. La sécurité ? 

Ce n'est pas uniquement ce sujet, mais c'est un des sujets sur lesquels je veux une action bien plus forte que celle qui conduit la région en ce moment. Et puis, d'autre part, il est évident que l'emploi sera aussi au cœur de mon projet parce que la sortie de cette crise du Covid dans des secteurs comme le tourisme.

J'ai été à l'Assemblée nationale pendant dix ans, présidente du groupe. Par exemple, sur l'hôtellerie restauration, c'est un secteur complètement sinistré qu'il faudra accompagner. Et vous le verrez, c'est aussi dans mon projet. 

Vous dites que Renaud Muselier n'est pas votre meilleur ami. Lui dit de vous que vous avez franchi "la ligne jaune". Hier, sur les réseaux sociaux, Thierry Mariani, vous vous êtes étonné avec ironie qu'il vous suive sur votre compte Twitter. Ça veut dire quoi ? Vous ne vous parlez plus ? 

C'est de l'humour. Vous avez bien compris. Il y a longtemps que je suis, par exemple, Renaud Muselier. C'est de l'humour, c'est tout. Je trouve intéressant qu'à la veille d'une élection, d'un coup, on me suive. Mais franchement, ça, c'est que c'est 

C'est quand la dernière fois que vous vous êtes parlé ? 

C'était il y a plusieurs mois. 

Donc il y a bien une fracture qui existe entre vous. 

Moi, je respecte l'homme. En plus, j'ai de l'estime. Vous avez remarqué que je ne fais aucune critique sur la personne. Je le répète, ce n'est pas mon ennemi. Mon ennemi, c'est la montée de l'islamisme, c'est l'insécurité, c'est le chômage, c'est la précarité sociale. Mon ennemi, c'est quand la France se dégrade. Ensuite, vous savez, c'est un peu comme au match de rugby.

Moi, j'ai été élu à Aix-en-Provence. J'étais à l'école militaire à Aix en Provence, dans l'équipe de rugby de l'école militaire. Vous pouvez vous retrouver au Jas-de-Bouffan, en face d'une équipe que vous respectez, mais quand vous êtes dans le match, c'est bien, vous essayez de le gagner. 

Il tient justement aujourd'hui sa dernière séance plénière à la région en tant que président avant les élections. Vous allez forcément l'attaquer sur son bilan. Il n'a pas bien fait. 

C'est vrai. Je pense notamment en matière de sécurité, de transports. Des entreprises, on peut faire mieux après un bilan, il n'est jamais tout noir. Je constate que, par exemple, comme toutes les autres régions, il est sorti de ses compétences et il a bien fait pendant cette crise du Covid, comme l'ont fait, je le répète, les autres régions pour essayer de combler les lacunes du gouvernement en matière, par exemple, de distribution de masques, etc. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess