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Politique

VIDÉOS - Affaire Benalla : les motions de censure contre le gouvernement rejetées à l'Assemblée nationale

mardi 31 juillet 2018 à 19:46 - Mis à jour le mercredi 1 août 2018 à 1:54 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Ce mardi, les groupes d'opposition de droite et de gauche ont défendu deux motions de censure déposées contre le gouvernement à l'Assemblée nationale, pour dénoncer le comportement de l’exécutif dans l'affaire Benalla. Elles ont été largement rejetées par les députés, comme attendu.

Le chef de file des députés communistes André Chassaigne a défendu la motion de censure déposée par la gauche, ce mardi à l'Assemblée.
Le chef de file des députés communistes André Chassaigne a défendu la motion de censure déposée par la gauche, ce mardi à l'Assemblée. © AFP - GERARD JULIEN

Après avoir été défendues par les groupes d'opposition de droite et de gauche, les deux motions de censure déposées contre le gouvernement dans le cadre de l'affaire Benalla ont été largement rejetées par les députés ce mardi. Un rejet attendu, puisque les députés LREM sont très largement majoritaires à l'Assemblée nationale.

La motion de censure déposée par Les Républicains a été votée par 143 députés, alors que la majorité requise est de 289 voix. Les députés Insoumis et communistes l'ont également votée. La motion des gauches a également été rejetée, votée par 74 députés. Les députés LR avaient décidé de ne pas la voter.

Edouard Philippe dénonce "une instrumentalisation politique"

Après les prises de paroles des groupes d'opposition, le Premier ministre Édouard Philippe a dénoncé "l'instrumentalisation politique" faite de l'affaire Benalla, fustigeant une "volonté d'atteindre" Emmanuel Macron par les deux motions de censure déposées contre le gouvernement.

"Vos motions de censure ne sont rien d'autre que des motions de blocage", a tempêté le Premier ministre, en épinglant "l'espoir" supposé des oppositions de droite et de gauche "de ralentir le rythme de la transformation du pays". "Nous ne ralentirons pas, nous ne lâcherons rien, nous irons jusqu'au bout de notre projet", leur a répondu le Premier ministre, avant de défendre l'action de son gouvernement depuis un an.

Une affaire de "fautes individuelles" pour le Premier ministre 

L'affaire Benalla n'est que "l'affaire de fautes individuelles, de compromissions insidieuses et de petits arrangements entre un chargé de mission et des policiers affectés à la Préfecture de police de Paris", a balayé Édouard Philippe. "C'est, je l'ai dit, inacceptable", a-t-il poursuivi, mais "ce qui devait être fait a été fait" et "la démocratie a fonctionné", a estimé le chef du gouvernement en évoquant l'ouverture d'enquêtes judiciaire, parlementaires et administrative.

Pour Christian Jacob, le gouvernement a "abdiqué"

Le président du groupe LR, Christian Jacob, a pris la parole en premier pour défendre la motion de censure déposée parla droite. Il a jugé que l'affaire "Macron-Benalla", qui "touche l'État et son chef au cœur" et face à laquelle le gouvernement a "abdiqué", va laisser des "traces profondes". Cette affaire, alimentée par des zones d'ombre, des contradictions, des mensonges d'un grand nombre de protagonistes et de M. Macron lui-même, (...) ne fait que commencer et elle laissera des traces profondes. Des traces politiques et morales pour le chef de l'État et des traces institutionnelles dans l'organisation des pouvoirs publics", a-t-il clamé.  

Les Français "sidérés" pour Les Républicains 

Pour le patron des députés LR, "les Français ont été et restent sidérés" et "constatent aujourd'hui - et c'est une trahison pour eux - que la République des copinages malsains, elle est de l'autre côté de la Seine, elle est à l'Élysée".  

L'éclosion d'une forme de police parallèle au service de l'Élysée n'a pu se produire sans le soutien du président de la République" - Christian Jacob 

"Des hauts fonctionnaires à la réputation jusqu'alors impeccable, un ministre de l'Intérieur, un président de la République ont préféré protéger un homme et ses dérives, plutôt que de faire honneur à leur rang", a déploré Christian Jacob, pour lequel "l'éclosion d'une forme de police parallèle au service de l'Élysée n'a pu se produire sans le soutien du président de la République". Ce "scandale, c'est celui d'un chef de l'État - il l'a reconnu - qui a protégé, qui a privilégié un homme qui lui a rendu des services", "barbouze s'il en est", une formule à l'origine de protestations de la majorité. 

Pour André Chassaigne, "une plaie qui ne se refermera pas" 

Le chef de file des députés communistes, André Chassaigne, a pris la parole en deuxième position, pour défendre la motion de censure déposée par le PCF, la France Insoumise et le PS. André Chassaigne a affirmé que l'affaire Benalla a "ouvert une plaie qui ne se refermera pas", appelant la majorité à "ouvrir les yeux" et "censurer le gouvernement". Il a souligné que les forces de gauche, "ensemble", ont "estimé que l'exécutif a menti pour se protéger".

A l'adresse des députés LREM, accusés d'avoir fait de la commission d'enquête de l'Assemblée une "mascarade", l'élu du Puy-de-Dôme a lancé que "ce qu'il y a de terrible dans votre refus de faire émerger la vérité, c'est qu'il fait de vous de simples 'digéreurs', intestins silencieux de la bouche élyséenne". "Vous croyez marcher vers votre salut, mais vous courez vers votre servitude" et "vous avez ouvert une plaie qui ne se refermera pas", a-t-il poursuivi.