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Politique
Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

VIDÉOS - Les annonces à retenir de la conférence de presse d'Emmanuel Macron

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Emmanuel Macron a détaillé ce jeudi devant la presse ses réponses au grand débat, pour tenter d'éteindre la crise des "gilets jaunes" et relancer son quinquennat à un mois des élections européennes.

 Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse à l’Élysée le 25 avril 2019
Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse à l’Élysée le 25 avril 2019 © AFP - Ludovic MARIN

Dix jours après le report de son allocution en raison de l'incendie de Notre-Dame, Emmanuel Macron a livré ses réponses à la crise des "gilets jaunes" ce jeudi devant les membres du gouvernement et 320 journalistes dans la salle des fêtes de l'Elysée.

Pas de mea culpa sur l'orientation générale

"L'ordre public doit revenir avant tout" mais cela "ne doit pas éclipser les justes demandes portées par ce mouvement" a déclaré le président de la République avant de revenir sur les enseignements qu'il a tirés du grand débat national.

"On a tous entendu un profond sentiment d'injustice fiscal, territorial et social", a dit le chef de l'Etat énumérant le "manque de confiance dans les élites", "le sentiment d'abandon", "la peur des grands changements : le climat, l’immigration, le numérique, le déclassement social..." 

Pour y répondre, pas question de changer de cap. "Les transformations en cours et les transformations indispensables à faire dans notre pays ne doivent pas être arrêtées, parce qu'elles répondent profondément à l'aspiration de nos concitoyens" a-t-il affirmé. "Elles n'ont pas été suffisamment rapides à l'endroit de certains, pas suffisamment radicales, pas suffisamment humaines - je vais y revenir - mais je pense très profondément que les orientations prises durant ces deux premières années, à bien des égards, ont été justes" a-t-il ajouté. "Les fondamentaux des deux premières années doivent se poursuivre et s'intensifier (...) Les résultats commencent à être là" a-t-il assuré.

Pas de RIC locaux, le référendum d'initiative partagée plus accessible

Sur la réforme des institutions, Emmanuel Macron a souhaité qu'un projet de réforme constitutionnelle soit soumis au Parlement à l'été. 

Le chef de l'Etat a écarté le référendum d'initiative citoyenne (RIC) stricto sensu, le vote blanc et le vote obligatoire. Pour répondre aux besoins des citoyens "d'être mieux représentés et "de participer davantage", le président de la République veut introduire "une part significative de proportionnelle" dans les élections législatives (20%), réduire le nombre de parlementaires de 25% à 30% et limiter le nombre de mandats dans le temps.

Il souhaite aussi faciliter le recours au référendum d'initiative partagée en abaissant à un million le nombre de signatures nécessaires. Le seuil est actuellement fixé à environ 4,5 millions de signatures.

"Nouvel acte de décentralisation" d'ici 2020

Sur l'organisation administrative, Emmanuel Macron propose "un nouvel acte de décentralisation" portant sur "le logement, transport, transition écologique", en fixant le premier trimestre 2020 comme horizon. Le Premier ministre présentera le mois prochain "une profonde réorganisation de l'Etat" pour mettre plus de fonctionnaires sur les territoires.

Pas plus de 24 élèves par classe en grande section, CP et CE1

Face aux inquiétudes émises lors du grand débat concernant l'accès aux services publics, Emmanuel Macron  a souhaité "ne plus avoir d'ici à la fin du quinquennat de nouvelles fermetures, ni d'hôpitaux, ni d'écoles sans l'accord du maire". Il a également annoncé que le nombre d'élèves sera limité à 24 dans les classes de grande section, CP et CE1 dès la rentrée prochaine. Enfin, le président de la République s'est dit "prêt à lever cet objectif [de la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires]."

"Cesser la fermeture des service publics" en milieu rural 

Notant que l'Etat devait "savoir s'adapter, être accessible à tous dans tous les territoires", Emmanuel Macron a souligné sa volonté d""assurer l'accès aux services publics à moins de 30 minutes" et de "réconcilier la métropole, la ville moyenne et le rural". Pour ce faire, l'Etat doit "cesser la fermeture des services publics". Il a notamment annoncé la création dans "chaque canton", d'ici à "la fin du quinquennat", d'un "endroit où on puisse trouver réponse aux difficultés qu'on rencontre", baptisé "France services".

Supprimer l'ENA et les grands corps de l'État

Concernant la réforme de la haute fonction publique, "je pense qu'il faut supprimer l'ENA" a confirmé Emmanuel Macron, qui a plaidé pour la fin des grands corps de l'Etat. "Nous avons besoin de filières d'excellence, nous n'avons plus besoin de protection à vie" a-t-il justifié. L'avocat Frédéric Thiriez, ex-président de la Ligue de football professionnel, sera mandaté pour réfléchir à cette transformation de la haute fonction publique.

"Travailler davantage" pour financer la baisse d'impôts

Sur le plan social et économique, Emmanuel Macron a appelé à "travailler davantage" pour financer une baisse d'impôts "significative" de l'impôt sur le revenu "pour ceux qui travaillent", évoquant le chiffre de 5 milliards d'euros. Cette mesure sera notamment mise en oeuvre en supprimant "certaines niches fiscales pour les entreprises" a-t-il précisé. En revanche, Emmanuel Macron n'est "pas favorable" à la suppression d'un jour férié.

Les petites retraites réindexées sur l'inflation

Le chef de l'Etat a également confirmé qu’il allait réindexer les retraites les plus modestes sur l’inflation à partir du 1er janvier 2020. "Au 1er janvier prochain, je souhaite que nous réindexions les retraites de moins de 2.000 euros et qu'il n'y ait plus de sous-indexation de quelque retraite que ce soit à partir de l'année 2021". Le gouvernement avait décidé de limiter à 0,3% la revalorisation des retraites, en deçà de l'inflation (1,8% en 2018), en 2019, provoquant la colère des retraités déjà remontés contre la hausse de 1,7 points de la CSG.

"Je veux que (...) la retraite minimale qu'on touche quand on a travaillé durant sa vie, ce soit 1.000 euros" a-t-il ajouté, un montant selon lui "significativement supérieur" au minimum vieillesse qu'il a promis de relever à 900 euros l'an prochain.

Sur le départ à la retraite, le président a exclu le report de l'âge légal (62 ans) suggérant un allongement de la durée de cotisation, sans en préciser concrètement les modalités.

"Prélever les pensions alimentaires" impayées

Annoncée en décembre, la prime exceptionnelle de 1.000 euros, exonérée de toutes charges sociales et d’impôt sur le revenu, et versée aux salariés touchant jusqu’à 3.600 euros par mois, va être reconduite en 2019. 

Pour aider les familles monoparentales, les CAF auront des "prérogatives pour prélever les pensions alimentaires impayées". Le chef de l'Etat s'était engagé en février à mettre en place un tel mécanisme lors d'une visite dans un centre d'insertion professionnelle à Bordeaux.

Pour lutter contre l'évasion fiscale et tenter de répondre au "sentiment d'injustice fiscale", Emmanuel Macron a annoncé avoir confié "à la Cour des Comptes la mission d'évaluer précisément les sommes qui échappent à l'impôt et de proposer des mesures précises." 

Création d'un "conseil de défense écologique"

S'agissant de la protection de l'environnement, le président veut mettre en place un "conseil de défense écologique" qui réunira les ministres dédiés pour faire les "choix stratégiques" imposés par "l'urgence climatique". " Je [le] présiderai de manière régulière pour à la fois prendre les choix stratégiques et mettre au cœur de toutes nos politiques cette urgence climatique", a-t-il déclaré. 

Emmanuel Macron veut en outre transformer le Conseil économique, social et environnemental en Conseil de la participation citoyenne avec des citoyens tirés au sort. "Dès le mois de juin", 150 personnes seront ainsi désignées. Leur "première mission" sera de "redessiner toutes les mesures concrètes d'aide aux citoyens sur la transition climatique". Reconnaissant que les aides au changement de véhicules ou de chaudières étaient souvent "trop complexes", il a souhaité que ce futur conseil tente de les rendre "plus efficaces". "Ce qui sortira de cette convention, je m'y engage, sera soumis sans filtre, soit au vote du Parlement soit à référendum, soit application réglementaire directe", a-t-il promis.

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