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VIDÉOS - Municipales à Paris : ce qu'il faut retenir du débat entre Anne Hidalgo, Agnès Buzyn et Rachida Dati

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris, France Bleu

Le second tour des municipales aura lieu le dimanche 28 juin prochain. A Paris, il va se jouer entre Agnès Buzyn (LREM), Rachida Dati (LR) et Anne Hidalgo (PS). Conséquences de la crise sanitaire, mobilités, encadrement des loyers : retour sur le débat, ce mercredi, entre les trois candidates.

Anne Hidalgo, Agnès Buzyn et Rachida Dati se sont affrontées lors d'un débat ce mercredi 17 juin
Anne Hidalgo, Agnès Buzyn et Rachida Dati se sont affrontées lors d'un débat ce mercredi 17 juin © AFP - THOMAS SAMSON

Le second tour se jouera entre Agnès Buzyn (LREM), Rachida Dati (LR) et la maire sortante Anne Hidalgo (PS) le dimanche 28 juin prochain à Paris. Les trois candidates ont débattu durant une heure autour des questions de mobilité, d'encadrement des loyers, de la propreté ou encore des conséquences de la crise sanitaire ce mercredi 17 juin. Le débat a eu lieu en partenariat entre Franceinfo France 3 Paris Ile-de-France et France Bleu Paris.

Encadrement des loyers et logements sociaux

Interrogées sur la nécessité d'encadrer des loyers, les trois candidates à la mairie de Paris ont proposé des plans variés. Anne Hidalgo veut "créer une société d'économie mixte pour racheter des immeubles", dénonçant ainsi les logements Airbnb "qui ont fait monter les prix". De son côté, Agnès Buzyn propose de se saisir d'une des conséquences de la crise sanitaire : le télétravail. "Il y a un gisement pour transformer des bureaux en logements", affirme la candidate LREM.

La candidate Les Républicains a, quant à elle, affirmé que le rôle d'élu ne consistait pas à "contrôler le marché de l'immobilier". Rachida Dati, considère qu'il faudrait mettre en place une médiation pour "fluidifier le secteur locatif". Sur la question des logements sociaux, elle a cité plusieurs quartiers de la capitale pour en dénoncer l'état de dégradation. "Pas d'eau chaude, des murs qui tombent", a énuméré la candidate Les Républicains. Elle a également dénoncé les logements AirBnb, qui "ont fait augmenter les prix des loyers". 

Mobilités et écologie

Sur la question de la généralisation des 30km/h dans tout Paris, Agnès Buzyn s'est dite "favorable". La candidate, soutenue par La République en marche a ensuite dénoncé la "destruction" du service Autolib par la maire sortante : "Autolib c'était formidable, vous l'avez complètement détruit, Vélib c'est devenu anarchique." L'ancienne ministre de la Santé a également précisé qu'elle voulait "remettre de l'ordre dans l'offre de location de trottinettes en libre service", et qu'elle ne souhaitait pas réduire le trafic automobile "de manière punitive".

"Il n’est pas raisonnable de promettre du zéro voiture et du 100% vélo". Rachida Dati a immédiatement annoncé la couleur dans son programme de campagne. La candidate Les Républicains explique qu'elle souhaite intégrer tous les usages de la mobilité à Paris. Ce à quoi la maire sortante, Anne Hidalgo, annonce qu'elle souhaite continuer de "réduire la place de la voiture" dans la capitale. Elle supprimerait ainsi une place de parking sur deux dans les rues parisiennes. 

Sur les pistes cyclables, Rachida Dati a rapidement taclé Anne Hidalgo : "vous pensez que vous êtes visionnaire avec les pistes cyclables ? Vous n'en avez fait que 100 km dans une tension épouvantable". Agnès Buzyn a quant à elle dénoncé le trop grand nombre de voitures de fonction dans la ville de Paris. "Le vélo c'est bien Madame Hidalgo, on ne vous voit pas souvent à vélo", a-t-elle attaqué, précisant qu'elle avait elle-même "peur de faire du vélo" dans la capitale. La maire PS de Paris s'en est défendue, notamment en dénonçant l'opposition d'Agnès Buzyn à la piétonisation des berges de Seine". 

Conséquences économiques de la crise sanitaire

Pour Agnès Buzyn, "il y a urgence à mettre en place un plan Marshall, qui doit démarrer le 1er juin". La candidate LREM à la maire de Paris propose ainsi une exonération de toutes les taxes pour les commerces

Selon la candidate Les Républicains, "Paris s'est dégradée". Rachida Dati affirme que la capitale n'était déjà "plus attractive avant la crise sanitaire (...) 60.000 parisiens ont quitté la ville pendant la mandature d'Anne Hidalgo". Elle propose ainsi un plan de relance basé notamment sur "un axe fiscal et la création d'un fond de soutien"

Professions de foi

Quelques minutes avant la fin du débat, chacune des candidates à la mairie de Paris s'est exprimée à travers une profession de foi. Agnès Buzyn estime que la maire sortante, Anne Hidalgo "promet de faire tout ce qui n'a pas été fait en six ans" et que Rachida Dati "n'a pas de vision du changement climatique pour Paris et vit au siècle dernier". L'ancienne ministre de la Santé a utilisé ses dernières minutes de paroles en affirmant qu'elle avait à cœur "d'accompagner la relance économique, protéger les plus fragile et accompagner la transition écologique". 

Rachida Dati a quant à elle affirmé qu'elle était allée à la rencontre de tous les Parisiens pendant la campagne électorale,  "quelle que soit votre condition sociale, votre statut, vos idées politiques". La candidate Les Républicains exhorte les Parisiens à prendre "dix minutes de [leur] temps pour six ans de [leur] vie", mettant en avant son "ancrage local et politique". 

Enfin, Anne Hidalgo est revenue sur la crise sanitaire que traverse le pays, affirmant qu'elle avait "montré que nous avions besoin d'un service public fort" et que "les solutions passent par une transformation radicale de nos modes de vie". La maire PS a expliqué comprendre les difficultés qui pouvaient être liées à ces "transformations radicales nécessaire", exhortant les parisiens à "donner de la force à [son] équipe pour faire cette belle transition écologique et solidaire". 

Clash entre Agnès Buzyn et Rachida Dati

"Elle a réussi à rassembler sur son programme, Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen". Interrogée sur cette phrase, Agnès Buzyn, a rappelé que Marine Le Pen avait signifié qu'elle voterait pour la candidate Les Républicains si elle habitait Paris et qu'elle ne faisait "qu'un constat". 

"Vous avez soutenu Sens commun, vous avez voté contre le mariage pour tous, vous avez voté au Parlement européen contre l'interdiction des thérapies de conversion pour les homosexuels (...), vous avez eu des propos sur les migrants qui sont inqualifiables et je pense que tout ça fait que vous attirez les votes de la famille Le Pen", a affirmé Agnès Buzyn. "C'est une atteinte grave à mon honneur", a répondu Rachida Dati, demandant à l'ancienne ministre de la Santé "un peu de décence". 

Le débat a alors pris une toute autre tournure. En réponse à Agnès Buzyn, Rachida Dati a évoqué la crise sanitaire en cours "Les valeurs de Mme Buzyn, c'est de mentir aux Français. Il y a eu des morts", a-t-elle lancé. "Je ne vous permets pas !", rétorque alors Agnès Buzyn à quatre reprises, dénonçant la "diffamation" dont elle s'estime être victime.

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