Politique

Villejuif : le parvis conserve le nom de Georges Marchais

Par Martine Bréson, France Bleu Paris Région mercredi 13 janvier 2016 à 15:40

Georges Marchais
Georges Marchais © Maxppp

A Villejuif (Val-de-Marne), le parvis Georges Marchais garde son nom. Le tribunal administratif de Melun a tranché ce mercredi. Il a donné raison à la famille de Georges Marchais face au maire qui souhaitait rebaptiser ce parvis Georges Mathé, nom d’un grand cancérologue et résistant.

Cela faisait un an que la famille de Georges Marchais se battait pour que Villejuif ne change pas le nom de son parvis et elle vient de gagner. Le tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne) l’a suivie. Il lui a donné raison ce mercredi. Le communistes organisent un rassemblement ce mercredi soir, à 18h30, sur le parvis Georges Marchais.

Depuis son accession à la tête de la ville, la nouvelle équipe municipale (Les Républicains) de Villejuif  et son maire Franck le Bohellec, voulaient rebaptiser le parvis du nom d’un grand cancérologue et résistant : Georges Mathé.

Bataille perdue pour le maire LR de Villejuif

Le parvis de Villejuif garde donc le nom de Georges Marchais. Le rapporteur public du tribunal administratif de Melun était allé dans le sens de la famille de l’ancien secrétaire général du Parti communiste français. Changer le nom de ce parvis revenait selon lui à nier le "rôle important de Georges Marchais dans l’essor de Villejuif".

Georges Marchais a été député de la circonscription de 1973 à 1997, date de sa mort. Le parvis porte le nom de Georges Marchais depuis 2013. C’est la maire communiste de la ville, Claudine Cordillot qui avait pris cette initiative. Mais un an plus tard, Franck Le Bohellec, (LR),  prend la tête de la ville après 89 ans de règne communiste et il fait voter une délibération pour renommer le parvis.

Le parvis Georges Marchais à Villejuif - Maxppp
Le parvis Georges Marchais à Villejuif © Maxppp

Indignation de la population de Villejuif

La décision du nouveau maire avait indigné de nombreux habitants. Liliane , la veuve de Georges Marchais, avait parlé d’une décision "lamentable" et elle avait aussitôt saisi la justice. De nombreux habitants et des élus communistes s’étaient montrés ulcérés et estimaient que le maire "voulait faire disparaitre la mémoire d’un élu de la Nation". De nombreux rassemblements de protestation avaient eu lieu dans la ville.

De son côté, l’actuel maire de Villejuif avait fait ses comptes. Il avait relevé plus de 80 noms de rues, places et avenues qui rendaient hommage à des figures communistes et soviétiques. Franck le Bohellec affirme qu’il ne souhaite pas débaptiser d’autres lieux que le parvis. Il estime avoir bien d’autres priorités pour Villejuif.

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