Politique

Vincent Feltesse : "Entre Virginie Calmels et moi, il n'y a pas photo"

Par Yves Maugue, France Bleu Gironde jeudi 6 octobre 2016 à 12:03

Vincent Feltesse, candidat à la candidature pour les législatives de juin prochain.
Vincent Feltesse, candidat à la candidature pour les législatives de juin prochain. © Radio France - Yves Maugue

L'ancien candidat malheureux à la mairie de Bordeaux n'a pas renoncé. Il compte se lancer dans une nouvelle campagne en 2020. D'ici là, il lorgne sur un poste de député et se verrait bien succéder à Noël Mamère sur la troisième circonscription de la Gironde.

Vincent Feltesse vit toujours entre Paris et Bordeaux. Simple conseiller métropolitain et conseiller municipal d'opposition depuis sa défaite face à Alain Juppé en 2014, l'ancien président de la Communauté Urbaine de Bordeaux l'affirme. Il vise toujours la mairie dans un peu plus de trois ans.

La mairie : "Je continue de penser que je suis le mieux placé."

L'objectif n'a pas varié. Vincent Feltesse se voit toujours maire de Bordeaux. Même s'il ne fait pas l'unanimité dans son camp et que la députée Michèle Delaunay s'est déclarée "disponible". "Je reste tendu vers cet objectif, affirme-t-il. J'ai vécu une défaite importante mais je continue de penser que je suis le mieux placé. Michèle Delaunay est surtout forte sur sa circonscription. Et nous sommes les deux les plus identifiés par les habitants". Il estime qu'une élection sans Alain Juppé va totalement changer la donne. "Entre Virginie Calmels et moi, il n'y a pas photo. Sur l'embellissement de Bordeaux, sur l'action économique", détaille-t-il en rappelant son rôle dans divers dossiers menés comme président de la Communauté Urbaine de Bordeaux. Et il insiste sur le profil de Virginie Calmels, moins bordelo-compatible selon lui. "Elle est beaucoup ,plus libérale que les Bordelais, que Chaban, que Juppé. Elle n'a pas fait ses preuves et n'a pas mené de grands dossiers. D'ailleurs elle est assez peu loquace en conseil municipal et en conseil de Métropole".

Les législatives : "La féodalité, c'est fini."

En attendant les municipales, Vincent Feltesse se verrait bien député de la troisième circonscription de la Gironde qui englobe Bègles, Talence, Villenave d'Ornon mais aussi une partie de Bordeaux. Le problème c'est que la suppléante de Noël Mamère, Naïma Charai, proche de Benoit Hamon et des frondeurs, est la favorite des militants socialistes locaux. Et que Noël Mamère, le député depuis 1997, a affirmé sur France Bleu Gironde qu'il se représenterait si le PS ne désignait pas sa suppléante. "La féodalité, c'est fini, affirme Vincent Feltesse. Je vais discuter avec tout le monde. Moi, j'ai toujours respecté les procédures démocratiques. Ce qui n'est pas le cas des frondeurs. Je dois choisir la meilleure stratégie en vue des municipales. Etre député d'une partie de Bordeaux peut être un plus". C'est d'ailleurs pour cela que Vincent Feltesse aurait rejeté l'idée de succéder à Alain Rousset sur la 7ème circonscription, celle de Pessac.

Son poste à l'Elysée : "Dans les trois conseillers les plus proches de François Hollande."

Vincent Feltesse avait prévu de quitter son poste à l'Elysée au printemps dernier. Il avait des contacts professionnels qui n'ont pas abouti. "C'est compliqué pour moi d'avoir une activité professionnelle sur Bordeaux. Les gens du privé sont intéressés par mon profil mais ce n'est pas compatible avec mes activités politiques". Et l'actualité de l'été ne lui a pas permis de revenir. "Je fais partie des trois conseillers les plus proches de François Hollande. Je participe aux réunions quotidiennes. On me parle des législatives mais vendredi je travaillais sur une éventuelle visite de Poutine à Paris et sur une nouvelle menace d'attentat. Le président m'a demandé de rester".

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