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Vingt ans après sa défaite aux municipales, "la blessure s'est apaisée" pour l'ancien maire Jean-Pierre Sueur

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Par , , France Bleu Orléans

Le 18 mars 2001, Jean-Pierre Sueur, maire socialiste sortant d'Orléans, était battu aux municipales par Serge Grouard (RPR). Aujourd'hui, le sénateur dresse le bilan des vingt dernières années selon lui, avec du positif (nouvel hôpital, bords de Loire) et du négatif ("pas de reconquête des mails").

Jean-Pierre Sueur, dans sa permanence parlementaire, à Orléans
Jean-Pierre Sueur, dans sa permanence parlementaire, à Orléans © Radio France - François Guéroult

Il y a vingt ans, Jean-Pierre Sueur, maire d'Orléans depuis 1989, à l'origine de plusieurs grands projets (comme le Zénith, la première ligne de tramway ou la médiathèque) est battu aux municipales, le 18 mars 2001, par Serge Grouard. Vingt ans après, même s'il y a eu une parenthèse de 2015 à 2020 (avec Olivier Carré aux manettes de la mairie d'Orléans), ce dernier est toujours maire. 

Jean-Pierre Sueur, aujourd'hui sénateur, a accepté de revenir sur sa défaite surprise de 2001 (de nouveau candidat en 2008, il échouera à reprendre la ville à Serge Grouard), et d'évoquer les vingt ans qui viennent de s'écouler à Orléans, et le bilan des années Grouard.

Le 18 mars 2001, c'était la première victoire de Serge Grouard. Ça reste pour vous, à titre personnel, une blessure ?

Ecoutez, la blessure s'est apaisée, mais sur le coup, oui. La vie politique est quelquefois difficile, il faut le savoir. J'ai été maire d'Orléans pendant douze ans et le premier mandat, pour moi, n'était pas le meilleur. Le meilleur, c'était le second, celui où j'ai le plus fait de choses. C'est étrange, finalement, mais ça peut s'expliquer par diverses raisons. Et je crois que la principale raison, c'est que nous avons été des pionniers dans le domaine écologique parce que la principale réalisation écologique qui a été faite à Orléans, c'est le tramway. Et j'ai eu toutes les peines du monde à le mener à bien avec mes collègues parce que il y a eu beaucoup d'attaques, beaucoup de contentieux, etc. Si bien que le principal slogan de Serge Grouard à cette époque était "non au tram". Mais ce qui est intéressant pour moi, c'est que au bout de quatre ou cinq ans, le même Serge Grouard s'est mis à faire la deuxième ligne. Je me suis dit "tu as perdu l'élection en 2001, mais finalement, tu avait raison sur le fond..."

Vingt ans depuis se sont écoulés. Quel regard portez vous sur l'évolution d'Orléans sur ces vingt ans ? Est-ce que ces vingt ans ont été utiles et ont permis de faire avancer Orléans ?  

Il y a eu des choses utiles de fait. Bien sûr, il y a un nouvel hôpital, par exemple, même si, au départ, je pensais qu'il ne fallait pas démolir l'hôpital de la Source. Il y a des choses qui ont été faites, qui sont très bonnes : je pense aux bords de Loire, bien sûr. En revanche, il y a des projets auxquels je tenais énormément, qui n'ont pas été faits. En particulier, la reconquête des mails [les boulevards qui ceinturent le centre-ville, au nord, du pont Joffre au pont Thinat, en passant par la gare]. Or, ces mails qui étaient des lieux de rencontres, de promenades, de convivialité, sont devenus une autoroute. Il n'y a rien de plus important comme projet à mes yeux que de reconquérir ces mails comme des ramblas, comme à Barcelone : recoudre la ville. Ce projet, moi, j'avais prévu de le commencer en 2001. Malheureusement, en 2021, il n'est pas encore commencé.  

Qu'est ce qui manque, selon vous encore pour faire davantage rayonner entre guillemets ? 

Je crois que ce qui existe sur le plan de la culture mérite d'être encore mieux connu. Mais aujourd'hui encore, il n'y a pas le déclic qui fait qu'on va venir à Orléans : il manque quelque chose pour l'attractivité. Voyez-vous, parfois on me dit "on reste une ville moyenne". Bon, j'ai aussi parfois le sentiment qu'il y a un sport national à Orléans - plutôt un sport communal, pour être exact - on aime beaucoup dire du mal de la ville. On dit "Oui, Orléans, on n'est pas assez ceci, on n'est pas assez cela...." Non, je crois surtout qu'il faut avoir beaucoup d'ambition pour cette ville et qu'il ne faut pas avoir peur de faire des projets pour elle et d'aller de l'avant. Il faut se battre pour Orléans. C'est une ville qui le mérite. C'est une ville qui peut faire du mal, mais qui vaut la peine qu'on se donne à elle.

L'un des combats à mener, dites-vous souvent, c'est d'obtenir un CHU pour Orléans ?

Oui, j'en ai assez qu'on se fasse mener en bateau par les mandarins de la faculté de médecine de Tours ! Parce qu'on nous dit "On va vous envoyer des internes, un chef de clinique, etc" mais cela ne suffit pas ! Il y a le problème de la désertification médicale dans le Loiret que n'a pas l'Indre-et-Loire, parce que nous, on n'a pas de faculté de médecine et donc on n'a pas ce petit plus qui fait que les étudiants en médecine, ensuite, habiteraient dans le Loiret. Il faut conquérir cette décision de l'Etat, et moi, je suis prêt à repartir voir tous les ministres, premiers ministres, avec tous les élus de droite et de gauche, pour qu'on ait enfin un centre hospitalier universitaire à Orléans.

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