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Violences sexuelles dans le sport : ce que contient le plan de lutte du gouvernement

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Par , France Bleu
France

Mission ministérielle, contrôles "d'honorabilité", accent sur la formation et la prévention, et outils pour recueillir la parole des victimes : la ministre des sports Roxana Maracineanu dévoile les grands principes mis en place pour lutter contre les violences sexuelles dans le sport ce vendredi.

La ministre des Sports Roxana Maracineanu en visite à Lacanau en août 2019 (photo d'illustration).
La ministre des Sports Roxana Maracineanu en visite à Lacanau en août 2019 (photo d'illustration). © Radio France - Camille Huppenoire

Les accusations de violences sexuelles pleuvent dans de nombreuses disciplines sportives, comme le patinage, l'équitation, ou le ski depuis plusieurs semaines. Roxana Maracineanu tente d'y répondre, avec la Convention nationale de prévention des violences sexuelles dans le sport ce vendredi, au siège du Comité national olympique et sportif français. Sans toutefois en préciser le budget, la ministre des sport a annoncé à franceinfo les grandes mesures qu'elle souhaite mettre en place dans les fédérations et dans les clubs. 

Des ateliers doivent tout d'abord commencer "dès cet après-midi", avec "les fédérations sportives, les services de l'Etat et des experts" afin de bâtir un plan de prévention. Ces travaux doivent aboutir à une synthèse et des propositions en mai 2020

Des contrôles "d'honorabilité" pour 1,8 million de bénévoles et dirigeants

La secrétaire d'Etat veut généraliser les "contrôles d'honorabilité" à l'ensemble des fédérations et des clubs, soit environ 1,8 million de bénévoles et dirigeants. À l'heure actuelle, les éducateurs sportifs titulaires d'une carte professionnelle font l’objet de contrôles systématiques, réalisés annuellement, par une consultation automatisée du bulletin n°2 du casier judiciaire et du Fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes. Cette vérification n'est pas systématique pour les éducateurs sportifs bénévoles. "C'est un préalable indispensable à la restauration de la confiance", a déclaré la ministre des Sports.

Ces contrôles font l'objet d'une expérimentation dans la région Centre-Val de Loire depuis novembre 2019. Sur les 3.200 casiers judiciaires vérifiés, vingt posaient problème dans la région. Il s'agit principalement de condamnations passées pour des excès de vitesse, défauts d'assurance, conduite sous l'emprise de l'alcool, etc. Mais un dirigeant de club a été évincé, à la demande de la Ligue du Centre Val-de-Loire et de la préfecture, en raison de la découverte dans son casier judiciaire d'une "condamnation pour pédophilie".

L'accent mis sur la prévention

Au cours de leur formation, les éducateurs sportifs auront désormais un module "spécifique" et "obligatoire" sur le thème de l'éthique et de l'intégrité. À terme, le ministère des Sports souhaite mettre en place un code de déontologie de l'éducateur sportif, sur le modèle des agents de l'État. Roxana Maracineanu demande également aux fédérations sportives d'instaurer un plan de prévention spécifique, qui doit "être un enjeu majeur des prochaines élections fédérales, au même titre que les questions de lutte contre le dopage ou les dérives communautaires".

Enfin, un répertoire national des associations sportives sera créé, afin que le ministère des Sports puisse communiquer directement avec chacune d'elle. "Cet outil nous manque cruellement pour faire en sorte que les campagnes de prévention ou des messages concernant la sécurité et la santé des pratiquants les touchent directement", justifie la ministre.

Des outils pour recueillir la parole des victimes

Roxana Maracineanu a enfin signé une convention avec le Service national d'accueil téléphonique pour l'enfance en danger (Snated). Le numéro 119 de l'Enfance en danger pourra ainsi recueillir la parole des victimes dans le champ sportif, après une formation des écoutants par la Direction des sports. "C’est une convention que nous avions déjà conclu et que nous renouvelons en la renforçant", précise à franceinfo Violaine Blain, directrice générale d'Enfance en danger et responsable de la plateforme 119. 

Un dispositif d'alerte sera en outre organisé pour permettre d'engager des mesures de police administrative. Par ailleurs, une cellule est aujourd'hui dédiée au traitement des signalements de violences sexuelles, au sein de la Direction des sports. Elle sera renforcée avec l'arrivée de trois agents supplémentaires.

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