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Dossier : Coronavirus Covid-19

Vote des députés sur le maintien des élections de juin : l'Iséroise Elodie Jacquier-Laforge reste contre

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Par , France Bleu Isère

Jean Castex va proposer aux parlementaires de maintenir les élections régionales et départementales en juin (mais reculées d'une semaine) à l'Assemblée ce mardi et au Sénat mercredi. Invitée de France Bleu Isère, Elodie Jacquier-Laforge, députée MoDem de l'Isère, se dit pour le report à l'automne.

Elodie Jacquier-Laforge, députée Modem de la 9e circonscription de l'Isère à l'Assemblée
Elodie Jacquier-Laforge, députée Modem de la 9e circonscription de l'Isère à l'Assemblée © Maxppp - Thomas Padilla

Le Premier ministre a organisé une consultation express des 35.000 maires de France sur le maintien des élections régionales et départementales en juin ou leur report à l'automne. Près de 70 % ont répondu et la majorité (56 %) s'est prononcée pour le maintien du scrutin en juin. Jean Castex va maintenant aller devant l'Assemblée ce mardi et mercredi au Sénat pour les soumettre à un vote consultatif. Elodie Jacquier-Laforge, députée  MoDem de la neuvième circonscription de l'Isère (celle des cantons de Voiron, Rives, Vinay, Saint-Marcellin, Tullins et Pont-en-Royans) était l'invitée de France Bleu Isère ce mardi matin. 

Nicolas Crozel : Les maires consultés, en tout cas ceux qui ont répondu, ont dit oui aux élections en juin à 56%. Le gouvernement s'apprête donc à les suivre. Vous vous étiez pour un report. Pourquoi ? 

Elodie Jacquier-Laforge :  J'étais pour un report, à la fois avec mon groupe parlementaire, et aussi le Mouvement des démocrates (MoDem). En tant que parti, on souhaite vraiment mettre en avant le côté sanitaire. Dans le rapport  rendu par le conseil scientifique, on voit bien qu'il faudrait notamment faire vacciner toutes les personnes qui participent à l'organisation du vote. Il y a aussi la question de la campagne. Comment fait-on pour mener une campagne si on ne peut pas rencontrer les gens, si on ne peut pas faire des réunions? Ça ne me paraît pas donner des bonnes conditions de campagne dans le cadre de ces élections. 

Les arguments de l'autre camp, c'est de dire que ce virus ne peut pas "confisquer la démocratie", que d'autres pays ont organisé des élections au cours de ces douze derniers mois. Ça ne vous a pas convaincu ? 

Si vous regardez effectivement les expériences à l'étranger, vous voyez que soit le vote à distance a été facilité : soit il a été mis en place, soit vous avez eu un vote anticipé, soit vous avez eu des votes en "driving", des votes aussi par correspondance, des plages horaires qui ont été agrandies. 

Il y a eu des évolutions, des adaptations ? 

Exactement. Et nous en avions d'ailleurs proposé plusieurs. Malheureusement, on nous avait dit au moment du vote de la loi en février que ça ne serait pas nécessaire.  

Effectivement, il n'y aura pas en France de vote par correspondance, ni de vote par Internet. Toutes ces idées là que vous citez, on en parlait déjà il y a un an pour les municipales. On se rappelle qu'on a fait le premier tour en mars et le deuxième tour en juin. Est ce que vous vous dites que là, on a raté quelque chose, qu'on n'a pas tiré les leçons du premier confinement ? 

Pour nous, c'est effectivement le cas. On souhaite vraiment pouvoir ne pas confiner la démocratie. Là, on est bien d'accord. On souhaite que les gens aillent voter, qu'ils aillent voter dans des bonnes conditions. On aimerait vraiment être démenti. On aimerait vraiment que tout se passe bien en juin. Il faut être très, très clair. 

Il n'y a pas de tactique politique de vote ?  Parce qu'on a entendu aussi certains expliquer que la majorité avait peut-être peur du résultat de ces élections qui s'annoncent délicates pour la République en marche, et pour son allié le MoDem, dans la conquête de régions. Et que finalement, les repousser, voire peut-être les repousser jusqu'au-delà de la présidentielle dans un an, ça pourrait atténuer aussi le choc pour Emmanuel Macron ?

A la lecture du rapport du conseil scientifique, on voit que normalement, après l'été, on devrait avoir 40 à 45 millions de personnes vaccinées. Donc, ça veut dire qu'on ne serait pas loin de l'immunité collective. Ce que l'on souhaite tous, bien évidemment. Après l'été, les conditions, me semble-t-il, seraient plus propices à la fois pour faire campagne et à la fois pour voter. Au niveau des résultats, est-ce que vraiment il y aura une différence entre juin et octobre ? Franchement, je ne le pense pas. En plus, je pense que et les départements et les régions sont mobilisés. Les régions sur le volet économique, pour mettre en place le plan de relance. Et les départements pour faire l'accompagnement social absolument indispensable qui doit être fait. Actuellement, les exécutifs, les assemblées, elles sont, je pense, vraiment tournées vers la gestion de la crise. 

Le Premier ministre va plaider l'inverse tout à l'heure. J'imagine que vous voterez contre ce qu'il va dire. Vous, vous y croyez encore ? 

Exactement, on va pas changer ! Ce qui est important pour nous, c'est d'exprimer notre position. On ne va pas changer d'avis. Bien évidemment, on a bien pris note de ce que les maires en ont dit. Tant mieux si, au niveau des opérations de vote, ils pensent que les conditions sont réunies. Après la majorité, elle est effectivement à 56%. Il y a beaucoup de maires qui ont dit souvent "oui, si". Oui, si les assesseurs sont vaccinés. Oui, si on peut avoir la place de le faire. Donc, c'est pour moi un "oui, si", c'est-à-dire si on peut le faire dans de bonnes conditions.    

  • Précision - Une heure après cette interview, Matignon a annoncé que Jean Castex proposera aux parlementaires d'organiser les élections régionales et départementales les 20 et 27 juin (au lieu des 13 et 20 juin) pour donner "une semaine de plus pour la vaccination" et aussi "une semaine de plus pour faire campagne". 
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