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Politique

VOTRE AVIS - Dialogue social bloqué : à qui la faute ?

mercredi 8 juin 2016 à 16:31 Par Arnaud Racapé, France Bleu Bourgogne

Ils ne font même plus semblant : la CGT et le Medef se détestent, et à la faveur de leurs désaccords sur la loi El Khomri, ils le disent désormais tout haut. Quitte à sacrifier le dialogue social si cher à François Hollande et Manuel Valls, arbitres pas forcément innocents de ce conflit.

Philippe Martinez (CGT) et Pierre gattaz (Medef) ne se supportent plus
Philippe Martinez (CGT) et Pierre gattaz (Medef) ne se supportent plus © Maxppp - Christophe Morin

D'un côté, la CGT de Philippe Martinez n'a pas froid à la moustache : elle ne veut pas de la loi El Khomri, et elle fait tout pour en obtenir le retrait : manifs, blocages, piquets de grève, elle mobilise partout où elle le peut, en tentant d'organiser la pénurie d'essence, voire d'électricité. Elle se sent ni plus ni moins que "trahie" par François Hollande, qu'elle a soutenu en 2012, et qui aurait vendu son âme à la finance, comprenez le Medef.

 Terrorisme stalinien

Le syndicat patronal, quant à lui, n'est pas en reste. Ces blocages, selon son président Pierre Gattaz, c'est de la "violence", c'est du "terrorisme", rien de moins. Pour la nuance, on repassera. Le champ sémantique utilisé est volontiers guerrier, comme dans le communiqué du Medef Côte-d'Or ce mardi 6 juin, où son président Pierre-Antoine Kern évoque les positions "staliniennes" de la CGT, qui ne représentent plus personne ou presque dans le secteur privé (2%) et empêche les travailleurs honnêtes de travailler.

La branche d'olivier est reléguée au placard. Pierre Gattaz lui-même n'a pas hésité à faire du chantage auprès de Manuel Valls : en somme, si le premier Ministre recule sur la loi travail, le Medef claquera la porte des négociations cruciales sur l'assurance-chômage.

Comble des enfantillages, la villa de M. Gattaz a été privée d'électricité par des militants CGT, histoire de faire passer leur message.

Le couple exécutif dans la tourmente

Des positions de principe et symboliques, qui ne correspondent même plus à la réalité au sein de l'entreprise, puisque dans les faits, des accords constructifs y sont conclus chaque semaine entre adhérents CGT et Medef, sans que le débat national ne vienne mettre en péril leurs négociations.

Dans tout cela, on n'oubliera surtout pas la responsabilité de François Hollande et Manuel Valls : coupables d'erreurs de communication  sur la loi El Khomri, ils ont fini par utiliser l'arme du 49.3 sur ce texte majeur du quinquennat, un choix vécu par beaucoup comme une provocation et un déni de démocratie. Résultat : ils sont au plus bas dans les sondages et par leur manque de pédagogie sur la loi travail, ils ont sans doute soufflé sur les braises qui séparent patrons et syndicats de salariés les plus véhéments.

Alors, du Medef, de la CGT ou du couple exécutif, qui est responsable du blocage actuel en France selon vous ?

Qui est responsable du blocage du dialogue social ? A Dijon, avis partagés