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Politique

Connaitrez-vous la tendance politique de votre prochain maire ?

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Nord

Quelle couleur politique auront les 648 communes du Nord après les élections municipales des 15 et 22 mars ? La réponse ne sera pas simple après une circulaire critiquée du ministère de l'Intérieur.

Les électeurs voteront les 15 et 22 mars.
Les électeurs voteront les 15 et 22 mars. © Radio France - Lagain Aurelie

Nord, France

Les 15 et 22 mars, les électeurs choisiront leur maire pour six ans. Mais connaitront-ils sa tendance politique ? Jusqu'à présent, dans les communes de plus de 1.000 habitants, le préfet attribuait aux élus, sans étiquette politique, une nuance de l'extrême-gauche (EXG) à l'extrême-droite (EXD) en passant par divers droite (DVD) ou divers gauche (DVG). Le ministère de l'Intérieur compte modifier les règles pour la prochaine échéance. 

Une demande initiale de l'association des maires ruraux

Christophe Castaner a rappelé ce mardi devant l'Assemblée nationale qu'il demandait aux préfets de donner cette nuance uniquement pour les maires, sans étiquette politique, élus dans des communes de plus de 9.000 habitants. L'association des maires ruraux réclamait depuis des années une mesure similaire avec un seuil plus bas de 3.500 habitants.

Reste qu'à Cysoing, près de 5.000 habitants à quelques minutes en voiture de Lille, le maire sortant, candidat à succession, s'en félicite. Après deux mandats, Benjamin Dumortier en avait marre qu'on lui colle des étiquettes. 

"Je n'aime pas qu'on dise "divers droite", s'agace-t-il. Ça nous a été imposé par la préfecture mais dans mon équipe il y a toute les sensibilités de l'extrême-gauche à la droite, en passant par La République en Marche"

Il met davantage en avant un rôle de gestionnaire que de politique. C'est d'ailleurs ce que lui demandent les habitants croisés dans la rue. Aurélie votera en fonction du bilan du maire, "s'il a fait avancer la commune ou pas". À la rigueur, ça titille la curiosité d'Isabelle de connaitre la sensibilité politique du maire mais c'est son programme qui l'intéresse avant tout "et s'il fait des choses concrètes". 

"Mon parti c'est la ruralité"

Même avis pour Luc Waymel, le président de l'association des maires ruraux du Nord qui estime que les habitants des territoires ruraux ne cherchent pas vraiment à savoir la couleur politique des candidats. "Ils nous jugent avant tout sur notre bilan" avance le maire de Drincham au sud de Dunkerque, invité de France Bleu Nord ce jeudi matin (son interview complète est à réécouter ici).

Lui est parfois considéré comme de centre-droit ou de centre-gauche et cela ne dérange pas dit-il. "Moi je suis avant-tout un maire rural et mon parti c'est la ruralité", conclut-il.

Une manipulation des résultats ? 

Antoine Poulet, le kinésithérapeute, sur la liste de Benjamin Dumortier, émet des interrogations sur ce changement. Environ 10% des communes du Nord comptent plus de 9.000 habitants, 60 sur 648. Seule exception pour Avesnes-sur-Helpe, 4.500 habitants, qui n'est pas concernée par la circulaire car sous-préfecture. 

"Les résultats seront biaisés, regrette Antoine Poulet. On n'aura pas une vraie tendance politique". C'est aussi ce que déplore la sénatrice du Nord et première secrétaire du Parti Socialiste dans le département, Martine Filleul : "Christophe Castaner veut rendre illisibles les résultats pour éviter d'annoncer  l'échec prévu de La République en marche"

Dans le même temps, une grande partie de l'échiquier politique a fait savoir son mécontentement sur l'appellation divers centre qui rassemble la majorité présidentielle et ses partis alliés. La circulaire permet de comptabiliser, pour cette seule nuance, tous les élus qui ont reçu le soutien de La République en Marche, du Modem ou de l'UDI. Un recours des Républicains a été déposé ce mardi devant le Conseil d'Etat. Le Rassemblement National et le Parti Socialiste devraient entamer cette démarche.

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