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Politique

Mis en cause dans une affaire de violence à Rome, François Zocchetto le maire de Laval répond

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Par , France Bleu Mayenne, France Bleu

Mis en cause par une ancienne collaboratrice de Jean-Vincent Placé pour violence sexiste et sexuelle lors d'un voyage à Rome le 14 juillet 2016, François Zocchetto le maire de Laval réplique dans un communiqué.

François Zochetto le maire de Laval
François Zochetto le maire de Laval © Maxppp - Xavier de torres

Laval, France

Dans un communiqué de presse, le maire de Laval François Zocchetto répond aux accusations d'une ancienne collaboratrice de Jean-Vincent Placé. Une femme de 33 ans qui affirme avoir été victime de violence sexiste et sexuelle le 14 juillet 2016 lors d'un voyage à Rome, entre remarques désobligeantes sur son physique et gestes déplacés. 

Des excuses et un démenti

François Zocchetto, dans son communiqué dit reconnaître "volontiers n’avoir pas osé résister à l’injonction du ministre que j’accompagnais. J’ai eu tort sur ce point et ne vois pas d'excuses dans le fait qu’elle non plus n’a pas osé dire non à son ministre, malgré leur évidente proximité. Je la prie de m’excuser pour ce que j’analyse, après coup, comme un manque de retenue de ma part. "Je démens en revanche tout comportement répréhensible à son égard, tout en comprenant qu’elle ait pu mal interpréter cette situation qui nous a été imposée à tous les deux" poursuit François Zocchetto. 

"Ses reproches, qui n’avaient visé que Monsieur Placé jusque-là, se portent soudain contre moi, plus de trois ans après les faits et à quelques mois des élections municipales. L'un de mes adversaires est socialiste et cette personne qui me met en cause, ne se cache pas de travailler pour un responsable socialiste aux hautes ambitions. Cette temporalité n'est certainement pas due au hasard. Tout cela, au tout cas, me conforte dans les initiatives que j’ai prises en tant que maire de Laval pour lutter contre les violences faites aux femmes et notamment : la mise en place d'actions de sensibilisation et de prévention aux violences intrafamiliales; la création de "Stop harcèlement", un code d'alerte contre le harcèlement de rue en lien avec les commerçants; le cofinancement par la ville de téléphones grave danger; la participation à la prise en charge des auteurs de violences et à leur éloignement du domicile; ou encore le soutien aux associations rassemblées dans un Copil "Droits des femmes".

Ce mardi 12 novembre, cette femme de 33 ans, ancienne collaboratrice de Jean-Vincent Placé est revenue, dans une entretien accordé à France Bleu Mayenne, sur cette journée du 14 juillet 2016 à l'ambassade de France à Rome. Et notamment sur la soirée durant laquelle elle aurait été obligée de danser un slow avec le maire de Laval, dans un salon de l'ambassade, sur ordre de Jean-Vincent Placé, Secrétaire d'État à l'époque. "François Zocchetto se lève, s'agrippe à moi, me met une main très bas dans mon dos en me pressant contre lui pendant toute la chanson. Moi j'essaie de me décoller. Je suis d'autant plus dégoûtée que je n'ai même pas eu le temps de remettre un soutien-gorge quand j'ai été convoquée pour aller les rejoindre. François Zocchetto se colle à ma poitrine. Il me pelote et c'est absolument répugnant et humiliant". raconte t-elle. 

Convoqué par le patron de l'UDI  

D'après le site d'information Mediapart, Jean-Christophe Lagarde le patron de l'UDI, parti politique qui a investi François Zocchetto pour les prochaines municipales, va le convoquer prochainement pour des explications. Début novembre, Audrey avait d'ailleurs envoyé un courrier à Jean-Christophe Lagarde pour raconter ce qui s'est passé le 14 juillet 2016.

En juillet 2018, lorsque le récit de cette journée était révélé par le journal Libération, François Zocchetto s'était défendu une première fois, démentant certains points de l'article de nos confrères, en particulier la scène des salons avec cette collaboratrice du secrétaire d'État. "J'ai appris, par la télévision, la tragédie à Nice. J'étais atterré. Nous étions ensemble avec d'autres personnes, vous connaissez le personnage, enfin maintenant on le connait.  J'ai donc décidé de prendre congé de Jean-Vincent Placé. Je n'ai jamais rien demandé, je n'ai jamais rien sollicité" martelait le maire de Laval.

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