Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Dordogne : Jérôme Peyrat assume de servir la France et le chef de l'Etat et ne rejoint pas pour autant LREM

-
Par , France Bleu Périgord

Recruté comme conseiller d'Emmanuel Macron, l'ancien président des Républicains en Dordogne Jérôme Peyrat s'exprime pour la première fois sur son nouveau rôle auprès du président de la République et sur les réactions suscitées par sa désignation.

Jérôme Peyrat, ancien conseiller de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy rejoint le cabinet d'Emmanuel Macron
Jérôme Peyrat, ancien conseiller de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy rejoint le cabinet d'Emmanuel Macron © Radio France - Antoine Balandra

La Roque-Gageac, France

Deux jours après l'annonce par le Point de son recrutement au sein du cabinet d'Emmanuel Macron, le maire de la Roque Gageac Jérôme Peyrat s'exprime pour la première fois sur le rôle qu'il tiendra auprès du chef de l'Etat. "C'est un rôle de conseil sur la vie politique, le monde politique, les élus locaux, les associations d'élus" explique-t-il. Je suis maire depuis presque 25 ans, j'ai été conseiller régional, j'ai été président de communauté de commune et j'ai l'expérience professionnelle depuis un certain nombre d'années maintenant en tant que fonctionnaire de l'Etat, de l'application sur le terrain des lois, (Alur, ELAN, SCoT, PLUi), toutes ces difficultés que les élus ont fait remonter lors du Grand débat.  Il était intéressant qu'à la présidence de la république, il y ait quelqu'un qui suive ces questions.

Les gens considèrent qu'à partir du moment où on sert la France, où on sert le président de la République élu par les Français , on ne se compromet pas".

Une décision très critiquée sur les réseaux sociaux, notamment par certains membres de son ancien parti, les Républicains. L'actuel président des Républicains en Dordogne, Dominique Bousquet a réagi sur la page Facebook de France Bleu Périgord en écrivant : "Ok pour des compromis dans l’intérêt général mais honte à la compromission intéressée... ". "Il conçoit sans doute qu'il est dans son rôle quand il fait ça analyse l'ancien conseiller des présidents Chirac et Sarkozy. Je comprends et je ne lui en veux pas. J'ai vu des propos plus intelligents et plus modérés chez le secrétaire départemental Fabien Marty qui est un ami ; Et même Dominique est un ami" conclut-il. "Je conçois que des gens puissent avoir de l'amertume reconnaît Jérôme Peyrat, mais moi je peux discuter avec tous les militants de mon ancien parti. Je leur expliquerai tranquillement là où je vois la continuité et là où je pense qu'il est important aujourd'hui de servir la France. Je connais beaucoup de sympathisants de mon ancien parti politique qui comprennent très bien. J'ai eu beaucoup d'appels ces derniers jours, beaucoup de messages téléphoniques et les gens considèrent qu'à partir du moment où on sert la France, où on sert le président de la république élu par les Français , on ne se compromet pas". 

Jérôme Peyrat ne rejoint pas pour autant la République en marche

Face à ceux qui pourraient le qualifier d'opportuniste, Jérôme Peyrat assume. "Je me sens dans une très grande continuité d'esprit et de conviction dans ce que propose Emmanuel Macron depuis qu'il est président de la République. Il y a beaucoup de choses que j'aurais votées si j'avais été élu député. Je pense qu'il faut arrêter une certaine hypocrisie qui consiste, pour les ailes dures des partis de droite comme de gauche, à ne pas comprendre qu'il y a aujourd'hui une majorité de Français qui pensent que les réformes ne sont pas de droite, ni de gauche explique l'ancien directeur général de l'UMP. Il y a un certain nombre de grandes réformes qu'on doit faire pour la France, il y a un certain nombre de grandes réformes qu'on doit faire pour l'Europe justement pour rester ce que nous sommes, pour conserver l'identité française, pour la construire fortement dans l'Europe. Et ça, c'est une conviction que j'ai depuis longtemps. Je n'ai donc pas de problème d'évolution se défend-il, et aujourd'hui, à l'heure où je viens travailler pour le président de tous les Français, je ne vois pas pourquoi je prendrais la carte d'un parti politique". Malgré ses nouvelles fonctions, Jérôme Peyrat reste maire de la Roque-Gageac.