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Yannick Jadot : "Arrêtons de mettre de l’argent public pour des projets industriels qui polluent terriblement"

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Par , France Bleu Provence
Gardanne, France

Une manifestation contre les méga-centrales biomasses a lieu ce dimanche à Gardanne. Yannick Jadot, candidat Europe Ecologie Les Verts à la présidentielle, sera présent. Il était l'invité de France Bleu Provence ce vendredi.

Yannick Jadot, candidat EELV à l'élection présidentielle.
Yannick Jadot, candidat EELV à l'élection présidentielle. © Maxppp - Maxppp

Un grand rassemblement contre ce qu'on appelle les méga-centrales biomasses a lieu ce dimanche à Gardanne, contre celle d'Uniper/E.On à Gardanne et celle d'Inova à Brignoles. Elles sont accusées par les écologistes de nuire à notre santé et à l'environnement. Pour en parler, Yannick Jadot, candidat Europe Ecologie-Les Verts, était l'invité de France Bleu Provence ce vendredi. Il sera dimanche à Gardanne.

Interview

France Bleu Provence : Avant de parler des méga-centrales biomasses, une question concernant François Fillon. En pleine affaire "Pénélope Gate", doit-il renoncer à se présenter à l'élection présidentielle ?

Yannick Jadot : Oui parce que les pratiques qu’il a exercé, même si ça peut-être légal, c’est profondément choquant. Cette petite PME Fillon, où il donne près de 900 000 euros à son épouse, des dizaines de milliers d’euros à ses enfants, en cachant cette vérité, sans savoir si ça correspondait à un emploi réel. Tout cela est extrêmement choquant pour un candidat qui nous a dit pendant toute sa campagne de primaire que les fonctionnaires étaient des fainéants, donc il fallait réduire 500 000 postes, que les chômeurs et les pauvres étaient des assistés, donc il fallait réduire les aides publiques. C’est choquant.

FBP : Un grand rassemblement contre ce qu'on appelle les méga-centrales biomasses a donc lieu ce dimanche à Gardanne. Que reproche-t-on à ces centrales ?

YJ : Ces centrales utilisent énormément de ressources forestières, sur l’ensemble des sites forestiers de la région, mais aussi en important des ressources forestières du monde entier, produisent avec un rendement extrêmement faible. Dans la méga centrale de Gardanne, pour dix arbres qui vont être brûlés, quatre seulement vont être utiles pour de l’électricité. Et puis avec d’énormes émissions de particules fines. Il va falloir arrêter d’avoir des politiques publiques qui donnent beaucoup d’argent à de très grandes entreprises, ici c’est 70 millions par an pendant 20 ans, qui détruisent l’environnement, qui nuisent à la santé, alors qu’on a potentiellement d’extraordinaires petits projets, qui créent beaucoup plus d’emplois, qui sont beaucoup plus utiles pour nos territoires, et qui ne servent pas les grandes entreprises.

FBP : Gardanne est également célèbre pour sa pollution des calanques de Marseille aux boues rouges provenant de l'usine Altéo. La commission européenne a demandé des explications à la France sur ces rejets toxiques. L'Etat a quant à lui donné une nouvelle autorisation à Altéo et un délai de 6 ans pour mettre ses rejets liquide aux normes. Les rejets liquides continuent. Cela vous scandalise ?

YJ : Le vrai scandale, c’est le manque d’anticipation. Tout le monde connait les niveaux de pollutions des boues rouges, les injonctions, les recommandations, qui ont été faîtes pendant des années à Altéo. Ce qui est dramatique, c’est qu’on n’arrive pas sur un territoire à se mettre autour de la table, entreprises, salariés, acteurs de la société, collectivités locales, Etat, pour définir un plan industriel, économique pour les dix ans. C’est ce que je propose dans mon programme. On se met d’accord sur comment on réoriente l’économie, l’industrie, et on accompagne pendant dix ans tous les salariés, pour qu’il n’y ait pas un seul salarié au bord de la route. On peut faire beaucoup d’activités économiques sur notre territoire, mais arrêtons de mettre de l’argent public et de faire croire à des salariés qu’on va maintenir des projets industriels qui polluent terriblement, et qui nous mettent tous en danger, alors qu’on peut faire beaucoup mieux. On continue à financer des systèmes industriels qui nous font beaucoup de mal, qui finissent toujours par détruire les emplois, alors qu’on pourrait investir pour notre avenir, et créer beaucoup plus d’emplois.

FBP : Vous vous sentez soutenu dans ces thématiques par les autres candidats à la présidentielle, par exemple Benoit Hamon, le candidat socialiste. Il est sensibilisé à ce genre de problématiques ?

YJ : Bien sûr il est sensibilisé à ces thématiques, mais la ministre de l’environnement elle-même, Ségolène Royal, considère, en tous cas pour Altéo, que ça ne devrait plus exister, parce que la menace est extraordinaire. Je sais la violence de la crise sociale, je les rencontre les salariés qui sont en train de perdre leurs emplois dans des industries du 20ème siècle. Ce que je veux leur dire c’est que, si on est responsable, et qu’on se met autour d’une table, on peut trouver des solutions.

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