Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : 150 soignants vaccinés contre le Covid à l’Hôpital Legouest de Metz

-
Par , France Bleu Lorraine Nord

Près de 150 soignants volontaires âgés de plus de 50 ans ont été vaccinés jeudi et vendredi au centre de médecine de l’Hôpital Legouest à Metz. La campagne est mise en pause en attendant la réception de doses supplémentaires de vaccins.

Les 150 premiers  soignants de plus de 50 ans de Metz viennent se faire vacciner au cabinet de médecine de garde de l'Hôpital militaire Legouest à Metz
Les 150 premiers soignants de plus de 50 ans de Metz viennent se faire vacciner au cabinet de médecine de garde de l'Hôpital militaire Legouest à Metz © Radio France - Natacha Kadur

A Metz, 150 soignants âgés de plus de 50 ans, ou présentant des pathologies à risque, ont reçu une première injection du vaccin contre le Covid-19 jeudi et vendredi au centre de médecine de l'hôpital militaire Legouest. 

Le chiffre correspond au nombre de doses reçues par le centre pour cette opération, organisée par la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) de Metz et ses environs, qui recense jusqu'à 1600 soignants sur son périmètre d'intervention.

Pas encore assez de vaccins

Ce vendredi, les plannings de vaccination affichent déjà complets. Pour Catherine, psychologue à Metz, " ça a été très vite, j'ai reçu un e-mail me proposant de m'inscrire, dans les deux jours on m'a demandé de choisir mon créneau et je suis ici " explique-t-elle. La professionnelle n'a eu aucune hésitation à venir : " J'ai toujours eu confiance dans les vaccins ", explique-t-elle.

C'est fondamental pour moi de protéger mes patients et de me protéger moi-même - Catherine, psychologue

Catherine n'est pas encore fixée sur la date de sa deuxième injection. " Apparemment il y a de nouvelles consignes, ce sera entre 3 et 6 semaines. Le médecin m'a dit qu'ils m'appeleraient quand ce sera possible ", explique-t-elle. Le dispositif à peine lancé devra donc se mettre en pause lundi, dans l'attente des prochaines livraisons. 

Pour le Dr Alain Prochasson, qui préside la CPTS de Metz, "il aurait fallu commencer par vacciner les soignants en premier, car ce sont eux qui sont responsables de garder les autres en bonne santé". Le cabinet pourrait être amené à se transformer en un plus large centre de vaccination mais pour l'instant " nous suivons le flux des vaccins qui arrivent , explique-t-il. 

Au CHR de Metz-Thionville, 4.800 doses ont été livrées, qui seront réparties ensuite sur la Moselle. Lors d'un point presse, Virginie Cayré, la direcrice générale de l'Agence Régionale de Santé du Grand Est annonçait vendredi qu'un peu moins de 8.000 personnes avaient été vaccinées dans la région.

Les 150 premiers  soignants de plus de 50 ans de Metz viennent se faire vacciner au cabinet de médecine de garde de l'Hôpital militaire Legouest à Metz
Les 150 premiers soignants de plus de 50 ans de Metz viennent se faire vacciner au cabinet de médecine de garde de l'Hôpital militaire Legouest à Metz © Radio France - Natacha Kadur

Montrer l'exemple

Le Dr Pierre Kieffer, médecin généraliste à Peltre, voulait faire partie des premiers à être vaccinés. Également confronté au même problème de pénurie via l'Ordre des médecins, il s'est donc inscrit très vite ici. Pour lui, il est essentiel que les professionnels de santé puissent montrer l'exemple. "Quand j'ai dit à mes patients que j'allais me faire vacciner, il y a eu des réactions de type " ah bon alors dans ce cas". Le fait que le médecin se fasse vacciner suscite l'adhésion des patients, surtout ceux qui sont un peu sur le fil et qui n'ont pas pris leur décision ", explique-t-il.

Je vais afficher le certificat de vaccin dans mon cabinet - Pierre, médecin 

Améliorer la logistique 

Pour le Dr Alain Prochasson, "si on veut pouvoir vacciner les plus de 75 ans à la mi-janvier, il va falloir qu'on améliore les conditions administratives et médicales de la dispensation de ces vaccins". Le dispositif est rodé, mais "si une vaccination dure 10 secondes, on a au minimum 5 à 10 minutes de papiers à remplir, c'est ça qui prend du temps. La distribution du vaccin est elle aussi expérimentale : il faut le congeler à -80 degrés, le décongeler, rajouter un produit dans le flacon..." Le professionnel compte sur l'arrivée des nouveaux vaccins des laboratoires Moderna ou encore Astra Zeneca sur le marché pour fluidifier et accélérer la campagne. 

Cette logistique effraie un peu le Dr Kieffer, favorable à la mise en place de centre de vaccination dédiés : " On ne fait jamais 40 vaccins par jour. Il faut prendre des rendez-vous, organiser la logistique des injections, laisser chaque patient en salle d'attente 15 mn après le vaccin...Cela m'obligerait à voir ma patientèle classique en dehors de ces plages horaires. Je veux bien participer et donner du temps bien sûr, mais je ne peux pas prendre en charge cela tout seul dans mon cabinet ". 

La carte des sites de vaccination dans le Grand Est

Choix de la station

À venir dansDanssecondess