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" Un cabinet de médecin généraliste, c'est comme une petite entreprise ", juge un interne en médecine de Tours

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Par , France Bleu Touraine

Embaucher et payer des médecins salariés. C'est le pari lancé par des collectivités locales pour réduire les déserts médicaux. La région Centre-Val de Loire promet 150 médecins salariés d'ici 5 ans. Aujourd'hui, 8 contrats ont déjà été signés. Dont celui pour le quartier des Rives du Cher à Tours.

Geoffrey Hau, interne en médecine générale à Tours et membre du syndicat Grace-IMG
Geoffrey Hau, interne en médecine générale à Tours et membre du syndicat Grace-IMG © Radio France

Pour en parler, Geoffrey Hau était l'invité de France Bleu Touraine ce mercredi. Etudiant en 8ème année de médecine générale, cet interne est aussi membre du syndicat Grace-IMG : 

"Le médecin salarié a deux gros avantages. Le premier, c'est toute _la charge administrative qu'on aura en moins_. Parce qu'un cabinet de médecin généraliste c'est comme une petite entreprise. Avec tout le côté gestion comptable avec la sécurité sociale, l'Urssaf... qui est assez lourd. Et là, ce sera à la charge de l'employeur. 

La deuxième chose c'est la qualité de vie qui est de plus en plus importante à nos yeux. Là, on a des "horaires fixes" avec des contrats qui peuvent aller de 35 à 48h par semaine. Quant aux revenus, sur le groupement signé en région Centre, l'échelle est comprise _entre 5 000 et 8 000 euros par mois_". 

Et pourquoi ne pas obliger les nouveaux docteurs  à s'installer dans les déserts médicaux ? 

"Nous sommes contre. Parce qu'en médecine générale notamment, nous avons choisi ce métier pour la liberté. S'installer où on veut, quand on veut. On a déjà beaucoup donné. Moi, j'en terminerai au bout de ma 9ème année après 3 années aussi d'internat où on a été baladé dans toute la région. A un moment donné on a besoin de stabilité. 

Mais _des aides à l'installation existent déjà pour nous inciter à s'installer dans les zones sous-dotées_. Par ailleurs, il existe aussi une sorte de rente qui peut nous être versée durant nos études contre l'obligation ensuite de s'installer dans une zone rurale, pour une période équivalente à celle du versement de cette rente. 

Mais le vrai problème, c'est que _le nombre de médecins diminue alors que la population augmente_. Et il est encore trop tôt pour que les effets de la hausse du Numerus Clausus se fassent sentir". 

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