Santé – Sciences

19.000 personnes atteintes du diabète dans l’Yonne

Par Charlotte Lalanne-Labeyrie et Renaud Candelier, France Bleu Auxerre lundi 13 novembre 2017 à 19:23

Ce mardi  matin,  l'hôpital de Sens propose un stand de dépistage du diabète (Photo d'illustration)
Ce mardi matin, l'hôpital de Sens propose un stand de dépistage du diabète (Photo d'illustration) © Maxppp -

C'est aujourd'hui la journée mondiale du diabète, une maladie qui touche au moins 3 millions de Français, dont 19 000 Icaunais. Mais beaucoup de malades s'ignorent. Quant à ceux qui suivent un traitement, tous ne font pas de bilans de santé réguliers, pourtant indispensables.

Le 14 novembre marque la journée mondiale du diabète. En France, 3 millions de personnes sont touchées par cette maladie, un chiffre qui augmente tous les ans. Dans l'Yonne, 19.000 patients sont suivis pour du diabète. Mais beaucoup de malades ignorent qu'ils le sont car le diabète ne provoque pas immédiatement de symptôme et quand il y en a, c'est que la maladie a déjà beaucoup progressé.

A 69 ans, Annick est diabétique, comme l’était aussi sa maman. Mais pendant longtemps, Annick n'a pas cherché à savoir si elle était malade :"Je me voilais la face, mais après mes 40 ans j'ai fait une prise de sang, qui a révélé que j'étais diabétique." Annick est venue ce lundi à la caisse primaire d'assurance maladie pour un bilan de santé car le diabète peut avoir des conséquences sur la vue, les dents, les pieds ou le cœur.

Le suivi régulier, indispensable pour les diabétiques

Mais certains patients hésitent à faire ce suivi, à l'image de Joëlle, diabétique depuis 15 ans : "Je n'avais jamais fait de bilan de santé avant aujourd'hui, j'en avais peur", reconnait-elle.

Or ce suivi est primordial insiste le docteur Marie-Hélène Delpeu, médecin au centre d'examen de santé de la sécurité sociale dans l'Yonne :"Les patients vivent mieux avec leur diabète quand ils sont conseillés et qu'ils peuvent en discuter régulièrement avec leur médecin traitant." Surtout, le suivi régulier permet de "retarder voire d'éviter les complications", explique-t-elle : "au niveau des pieds, des plaies qui se surinfectent, au niveau des yeux la rétinopathie, mais aussi des complications rénales ou cardiovasculaires."

Les complications ne sont pas une fatalité

"Plus on les prend en charge tôt, moins c’est grave" conseille encore le docteur Delpeu, car les complications "ne sont pas une fatalité".

"Pour les diabétiques, le premier médecin c’est le patient lui-même" - Docteur Marie-Hélène Delpeu

Le message de Marie-Hélène Delpeu est clair : le patient "doit se prendre en charge lui-même et faire le nécessaire au quotidien pour rester en bonne santé."

Pour mieux comprendre cette maladie et apprendre à vivre avec, la sécurité sociale organise toute l'année dans l'Yonne des ateliers d'éducation thérapeutique. Des stands de dépistage sont également organisés, comme ce mardi matin à l’hôpital de Sens. Ces tests ne nécessitent pas de prise de sang, uniquement une piqûre au bout du doigt pour mesurer le taux de glucose. Il est conseillé de venir à jeun.