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Santé – Sciences

2 MINUTES POUR COMPRENDRE : comment Poitiers réduit la présence de perturbateurs endocriniens dans ses crèches

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Par , France Bleu Poitou

A Poitiers, la ville a décidé de limiter l'exposition des tout-petits aux perturbateurs endocriniens, ces substances soupçonnées de nuire au système hormonal humain. Dans les crèches, les agents sont formés à des gestes simples. L'environnement de la crèche (mobilier, jouets, etc) lui aussi évolue.

La crèche "Pigeon vole" dans le quartier Beaulieu de Poitiers
La crèche "Pigeon vole" dans le quartier Beaulieu de Poitiers © Radio France - Isabelle Rivière

Poitiers, France

"Les perturbateurs endocriniens : quelles conséquences sur notre santé ?", c'est le thème d'une conférence-débat organisée par l'UDAF de la Vienne (Union des familles de France) ce jeudi 10 octobre de 14h30 à 17h00 au CHU de Poitiers. Poitiers où la municipalité a décidé d'imposer le principe de précaution : Le moins de perturbateurs endocriniens possibles dans ses crèches ! C'est la politique dans ses treize établissements. 

Un choix politique adapté au principe de précaution

Il faut dire que ces substances sont capables d'interférer avec notre système hormonal, le risque est donc accru pour les plus vulnérables, comme les moins de 3 ans par exemple. Peggy Thomasini, est l'élue en charge de la petite enfance, et pour elle, "cette politique, c'est un investissement pas un coût !"

"Au fur et à mesure que nos marchés arrivent à échéance, nous intégrons quand cela est possible, des closes d'éco-conditionnalité, nous écrivons les cahiers des charges en conséquence : de la vaisselle sans perturbateurs endocriniens, donc des biberons en verre, du linge pour enfant avec un certains nombre d'écolabels aussi...."

Des matériaux nobles et des gestes simples

Et la municipalité fait tout cela à budget constant. il s'agit de changer les habitudes. Bien sûr les 72 agents ont été formés. Car réduire l'exposition aux perturbateurs endocriniens, ça passe parfois par des gestes simples. Aude Thomé, est chargée de mission au pôle santé du CCAS de Poitiers. Elle s'est basée sur les guides réalisés par l'Agence régionale de Santé pour transmettre les bons gestes aux équipes. 

"Sur les mobiliers, on privilégie, les matériaux bois. Pour les jouets en plastique, on demande au personnel de bien les laver avant usage car il y a le contact bouche et mains chez les petits."

Exit le biberon plastique !

Pour l'alimentation : plus de bio dans les assiettes, mais aussi des ustensiles adaptés : A la crèche Pigeon Vole qui accueille 60 enfants de moins de trois  ans dans le quartier Beaulieu de Poitiers, la responsable Karine Dufour explique le choix adopté : 

"On a remplacé les biberons en plastiques par des biberons en verre"

La vaisselle aussi est remplacée au fur et à mesure : exit les plastiques ! bonjour les assiettes en verre résistant. 

Des espaces aérés

Autre exemple : quand de nouveaux meubles arrivent, ils passent 4 semaines à l'air libre dans un entrepôt, loin des petits, le temps que les substances supposées néfastes s'évaporent en quelque sorte. De même, les agents aèrent plus souvent les espaces de vie, ça fait partie des réflexes désormais. 

Des tissus labellisés

Pour les bavoirs, serviettes de table, drap de sieste, et linge de toilette, là aussi, les équipes optent pour des tissus écolabellisés lavés avec de la lessive bio ou écocertifiée à 30 degrés pour éliminer les microbes et séchés à 70 degrés maxi pour limiter l'impact sur le réchauffement climatique. 

Des parents conquis

Claire est la maman d'Edgar, 2 ans et 3 mois, et de Suzanne, 4 mois. Elle a été sensibilisée aux dangers des perturbateurs endocriniens et elle est ravie des mesures appliquées dans la crèche de ses petits. A Pigeon vole, à chaque inscription, les agents expliquent aux parents la démarche de l'établissement et de la ville. Pour la municipalité, le service public est là pour mettre tous les enfants à égalité avec la santé. Poitiers qui a d'ailleurs intégré en 2018 le réseau des villes santé de l'OMS, organisation mondiale éponyme. 

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