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Santé - Sciences

Faute de moyens, 25 médecins de l'hôpital de Montauban démissionnent administrativement

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Par , France Bleu Occitanie

Par cette mesure symbolique, ils demandent des hausses conséquentes de salaires pour les catégories de personnels en souffrance, notamment les infirmiers. Car certains partent pour le privé, affaiblissant encore plus un hôpital public "qui s'effondre", selon le collectif interhospitalier.

Les salaires n'attirent pas les candidats : au centre hospitalier de Montauban, de trop nombreux postes sont vacants. Il manque au deux kinésithérapeutes, notamment.
Les salaires n'attirent pas les candidats : au centre hospitalier de Montauban, de trop nombreux postes sont vacants. Il manque au deux kinésithérapeutes, notamment. © Radio France - Mathieu Ferri

Montauban, France

C'est un mouvement sans précédent : après les infirmiers en grève aux urgences, voilà les médecins qui tapent du poing sur la table. Selon le collectif inter-hospitalier, plus de 1.000 d'entre eux vont présenter ce mardi 14 janvier leurs démissions administratives. En clair, ils continuent les soins, mais ils cessent leurs rôles de chefs de services. Décision collective et hautement symbolique pour dénoncer les difficultés continues des hôpitaux français.

A Montauban, le mouvement est particulièrement suivi : 25 médecins mettent leurs démissions administratives dans la balance. Tous les services, toutes les spécialités sont concernés : de la neurologie à la cardio en passant par la pédiatrie. De nombreux médecins, mais aussi des chirurgiens, et des urgentistes. "C'est la première fois que je vois un mouvement qui réunit autant de monde, notamment des médecins", souligne Ségolène Billot, neurologue et démissionnaire.

"C'est la première fois que je vois un mouvement qui réunit autant de monde" - une neurologue démissionnaire

Ce qui les inquiète, ce sont ces postes vacants, toujours plus. Car à cause des salaires trop bas, les professionnels de santé préfèrent souvent taper à la porte des cliniques privés. Le manque de médecins, ça existait déjà. Mais selon le collectif, le problème concerne maintenant les infirmiers, qui sont dégoûtés du manque de valorisation, humainement et financièrement.

Des salaires trop bas, et des difficultés à recruter

A Montauban par exemple, l'hôpital n'arrive pas à recruter des infirmiers en psychiatrie et gériatrie. Il y a aussi des manques en kiné ou en orthophonie. Des postes indispensables au bon fonctionnement de l'hôpital : "tout ça a un impact sur la soin, et sur la qualité des soins", explique Ségolène Billot. C'est pour ça que les médecins se rebellent aujourd'hui. "On veut continuer à travailler à l'hôpital public, et qu'il continue d'exister !" renchérit la neurologue.

Pour le collectif inter hospitalier, les primes annoncées il y a quelques semaines par la ministre ne suffisent pas : il demande donc une augmentation de 300 euros nets par mois pour les catégories de personnels en souffrance. Avec ce rappel : le salaire des infirmiers français est inférieur de 5% au salaire moyen des pays de l'OCDE. En Espagne, il est supérieur de 28%.

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