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Dossier : Coronavirus Covid-19

Troisième vague : "nous sommes à une période charnière" dit Aymeric Bogey, directeur de l'ARS en Isère

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Par , , France Bleu Isère

Le taux d'incidence remonte en Isère. La saturation hospitalière atteint à nouveau les 100%. Parallèlement, la vaccination s'accélère. Point complet sur la situation ce jeudi, sur France Bleu Isère, avec Aymeric Bogey, directeur territorial de l'ARS (Agence régionale de santé) en Isère.

Aymeric Bogey, directeur territorial en Isère de l'ARS Auvergne Rhône-Alpes
Aymeric Bogey, directeur territorial en Isère de l'ARS Auvergne Rhône-Alpes

Aymeric Bogey, le taux d'incidence en Isère ce matin est de 258. Ça veut dire 258 cas positifs pour 100.000 habitants. Ça ne cesse de croître depuis une dizaine de jours. Est ce que, selon vous, la troisième vague arrive dans le département?

En tout cas, nous avons une situation qui se dégrade et qui s'est fortement dégradée en fin de semaine dernière. Nous avons un taux d'incidence qui continue à monter, certes de façon moins rapide, ces derniers jours. Donc, nous allons voir dans les prochaines heures, dans les prochains jours, si cette évolution, malheureusement, venait à se poursuivre ou si nous parvenons à inverser la courbe. Nous sommes vraiment en ce sens à une période charnière.

Autour de nous, ça ne va pas fort dans les Hautes-Alpes, en Savoie. Le Rhône pourrait être reconfiné. Nous sommes dans un étau...

Quand on regarde la carte en effet, nous constatons que ça monte partout. Peut-être plus que le terme de "troisième vague", j'utiliserais celui de "marée montante". On voit bien que progressivement, ce sont l'ensemble des territoires qui sont touchés. Certes, parfois un peu plus rapidement ou un petit peu plus fort, mais en tout cas, nous avons ici, en Isère, le même taux d'incidence que le Rhône il y a dix jours. Encore une fois, nous allons voir dans les jours qui viennent si nous suivons la même courbe ou si nous arrivons à freiner les choses.

À l'hôpital, mercredi, on a été surpris d'un bond de patients en réanimation : +10 en 24 heures. On est monté à 80, on redescend à 74 aujourd'hui. Comment on peut regarder ces chiffres là ?

C'est un niveau de tension à l'hôpital qui est énorme. Il y a 74 personnes en réanimation. C'est plus que lors de la première crise du printemps dernier. Par rapport à cela nous avons une importante solidarité à mettre en place entre les établissements, qu'ils soient publics ou privés. C'est évidemment ce que nous faisons ici, en Isère, notamment à Grenoble, afin que chacun prenne toute sa part pour permettre aux établissements de faire face à la hausse de ces personnes à accueillir en réanimation. Solidarité aussi entre les territoires, entre les départements, pour pouvoir soulager tel département qui est en plus forte tension encore.

Est ce qu'on est saturé ? Combien il y a de lits de réanimation en Isère ? On est monté à 130 personnes en réanimation lors de la deuxième vague, à l'automne. 

On est proche de la saturation, mais on a encore des capacités d'ouverture de lits. Après, il faut bien comprendre que si on ouvre des lits de réanimation, ça veut dire qu'on arrête d'autres activités et qu'on peut être amené, parfois, à déprogrammer. C'est ce que nous avions fait dans les crises précédentes. Donc, là aussi, ça se gère au jour le jour pour pouvoir ajuster le plus finement possible le nombre de lits au besoin sans, à ce stade, être amené à déprogrammer d'autres actes.

En temps normal, la réanimation en Isère, c'est quoi ? Soixante-dix places ?

C'est à peu près soixante-dix places.

La vaccination est ouverte aux plus de 70 ans, sans autre critère que l'âge, "à partir de samedi" a dit le chef de l'État. Est ce que ça va être possible en Isère ?

Absolument. Nous vaccinons à flux tendu, c'est-à-dire qu'on injecte toutes les doses que nous avons dans le délai le plus court, pour protéger un maximum de personnes et notamment les plus fragiles. Et les plus fragiles, ce seront les plus de 70 ans à compter de samedi. Nous le ferons évidemment dans le département dès samedi et y compris dès dimanche, notamment au CHU Grenoble Alpes et au centre de vaccination du Conseil de l'Ordre.

Dans les écoles certains parents ou enseignants s'émeuvent de la contamination en milieu scolaire. Les chiffres sont en pleine hausse partout en France. D'autres, à l'inverse, redoutent que l'école soit fermée et le retour de l'école à la maison. Quel message, quel premier bilan vous faites notamment des tests salivaires ?

La priorité du gouvernement, vous le savez, est de maintenir les écoles ouvertes. Vous évoquez la campagne de tests, notamment salivaires, mise en place. À ce jour, nous avons des taux de positivité inférieurs à 0,5%. Par ailleurs, nous voyons, tranches d'âges par tranches d'âges, que les 0 à 10 ans sont la catégorie de la population où le taux d'incidence est le plus faible. Je n'ai pas d'autre commentaire à faire que de partager ces données. Sachant qu'un enfant, un jeune, qui est positif, ne s'est pas non plus forcément contaminé à l'école.

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