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AURA : 41% des tiques analysées sont porteuses d'agents "potentiellement pathogènes"

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Par , France Bleu Isère

L'application "Signalement tiques" lancée en 2017 a recueilli plus de 23 000 témoignages de personnes piquées. Les participants sont aussi invités à "poster" leur petite bébête. 1400 spécimens ont été analysés par INRAE.

Affiche appelant à la prudence (tiques). Août 2019.
Affiche appelant à la prudence (tiques). Août 2019. © Radio France - Aurélie Lagain

C'est un grand classique du printemps dans nos Alpes : les morsures de tiques, ce minuscule acarien qui se nourrit du sang de son hôte. Indolores, elles peuvent cependant être à l'origine de pathologies comme la maladie de Lyme. En 2017, INRAE, l'institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement,  a initié une vaste étude participative pour mieux connaître la géographie des tiques et des bactéries qu'elles véhiculent. Cette étude prend la forme d'une application pour smartphones gratuite et baptisée "Signalement tiques". L'utilisateur peut alors entrer directement toutes les informations relatives aux circonstances de la morsure (date, lieu, etc...). Les animateurs du projet Citique ont ainsi reçu plus de 23 000 signalements venus de la toute la France, et pas que métropolitaine ! Des tiques, on en trouve donc partout. 

Une nouvelle version de l'application sera disponible en mai - Radio France
Une nouvelle version de l'application sera disponible en mai © Radio France - Lionel Cariou

Comme on pouvait s'y attendre, une piqûre sur deux se produit en forêt, 11% en prairie. Plus étonnant, 30% des participants à l'étude déclarent avoir été piqués dans leur jardin ou dans un parc urbain. Quand à la période la plus propice, elle se situe au printemps. Jonas Durand, ingénieur à INRAE Nancy, note que les témoignages ont permis de mettre en lumière ce phénomène : les animaux de compagnie sont généralement piqués un mois avant les humains... Ce qui peut faire de nos amis à quatre pattes des sortes de "sentinelles" anti-tiques. Car le but de cette vaste étude, c'est de mieux connaître le petit acarien pour en limiter les morsures qui peuvent, dans certains cas, provoquer des maladies.

En Auvergne-Rhône-Alpes, 19% des tiques analysées porteuses de la bactérie responsable de la maladie de Lyme

Les participants sont aussi invités à poster "leur" tique une fois retirée avec une pince adéquate (vendue en pharmacie). A Nancy, les chercheurs ont ainsi reçu entre 15 000 et 20 000 spécimens Tous sont désormais entreposés dans une.... ticothèque ! Jonas Durand, avec ses collègues, en a déjà analysés 1 400, dont 140 en provenance de la région Auvergne-Rhône-Alpes, soit 10%. "41% d'entre elles étaient porteuses d'un agent potentiellement pathogène pour l'Homme, note l'ingénieur. ll ne faut pas non plus s'alarmer puisque pour qu'une tique transmette un agent infectieux  il faut qu'elle se soit nourrie généralement assez longtemps, donc plus on l'enlève tôt, moins il y a de risque. Et plus certaines souches ne vont pas réussir à infecter le système immunitaire de l'Homme." 

Les tiques véhiculent plus de 40 microbes, dont la maladie de Lyme - Radio France
Les tiques véhiculent plus de 40 microbes, dont la maladie de Lyme © Radio France

Evidemment, quand on parle des tiques, on pense tout de suite à la maladie de Lyme, une affection  qui peut être très handicapante. Elle est causée par une bactérie, la Borrelia burgdorferi sensu lato, dont 16% des tiques analysées étaient porteuses au plan national. En Auvergne-Rhône-Alpes, la proportion monte à 19%. Les résultats ne permettent pas pour le moment de dessiner une carte, massif par massif, des tiques porteuses de bactéries. Pour cela, il faudrait récolter davantage de témoignages. Une nouvelle version de l'application "Signalement tiques", plus fonctionnelle, sera disponible au mois de mai.

POUR EN SAVOIR PLUS 

Le site du projet Citique

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