Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences DOSSIER : Il y a 50 ans, le 21 juillet 1969, on a marché sur la Lune

50 ans de l'Homme sur la Lune : caméras, urine, drapeaux, ces déchets laissés lors des missions

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Il y a 50 ans, le 21 juillet 1969, l’Homme marchait pour la première fois sur la Lune. Si les Américains ont laissé leurs empreintes, ils ont aussi abandonné sur place pas moins de 180 tonnes de déchets en tout genre. Pas sûr que notre retour sur la Lune soit plus écologique à l'avenir.

L'astronaute Edwin Aldrin Jr. a posé pour une photo à côté du drapeau déployé des États-Unis lors de la mission Apollo 11
L'astronaute Edwin Aldrin Jr. a posé pour une photo à côté du drapeau déployé des États-Unis lors de la mission Apollo 11 © Maxppp - MEDIA DRUM WORLD

50 ans après le premier pas de l'Homme sur la Lune, on revoit avec enthousiasme les images de Neil Armstrong et Buzz Aldrin, foulant la surface grise du satellite naturel de la Terre. Mais on sait moins que lors de ce premier séjour de quelques heures et lors des cinq qui suivront jusqu'en 1972 lors des missions Apollo, les astronautes américains feront de la Lune une véritable décharge. Des tonnes de détritus laissées sur place : caméras de télévision, balles de golf, javelot, poches d’urine.

180 tonnes de détritus : urine, vomi, drapeau, Bible, etc.

À peine douze hommes ont foulé le sol lunaire lors des missions Apollo entre 1969 et 1972, mais ils ont laissé pas mal de déchets. 

Une branche d’olivier doré, une Bible, des coupe-ongles, une épingle à cravate, cinq drapeaux américains, douze paires de bottes, deux balles de golf, ou encore 96 sacs d'urine et des poches de vomi !

Selon la Nasa, 809 objets venus de la Terre ont ainsi laissés sur la Lune, les plus lourds étant les 70 engins spatiaux (modules lunaires, sondes et autres outils scientifiques). Certains "encombrants" ont depuis été lancés par d'autres pays, les agences spatiales japonaises, indiennes, européennes et soviétiques. 

Le défi du recyclage de ces déchets 

Dans l'espace la gestion des déchets est un enjeu majeur. Lors des missions Apollo "c'était une question de gramme", explique Philippe Droneau, médiateur scientifique à la Cité de l'espace à Toulouse, interrogé par France Bleu. La priorité à l'époque pour les ingénieurs de la Nasa, c'était avant tout de ramener les astronautes en vie. Le moindre gramme avait une importance. Il ne faillait pas alourdir le module pour redécoller de la Lune.

Mais réduire les poids et les masses est extrêmement difficile techniquement dans l'espace c'est pour cela que "la gestion des déchets spatiaux n'a pas vraiment progressé", souligne Philippe Droneau. 

La solution la moins coûteuse utilisée par exemple dans la station spatiale international ISS, consiste à jeter les poubelles dans les cargos de ravitaillements qui vont ensuite brûler et se désintégrer en rentrant dans l’atmosphère terrestre. 

L'urine et la sueur sont mieux recyclées

Les plus gros progrès en matière de recyclage ont été réalisés sur tous les déchets de types "humidité, urine, sueur". Grâce aux expériences menées dans l'ISS, _"on arrive parfois à les recycler à  100%_", se félicite Philippe Droneau. 

En revanche les vêtements sales, comme il n'y a pas de machine à laver dans l'espace, sont toujours jetés tout comme les outils usagés. Ils finissent par brûler dans l'atmosphère, dans les cargos de ravitaillement. 

Des solutions plus "écolos"

Pour réduire la pollution spatiale liée à la conquête par l'Homme, il existe quelques solutions. L'utilisation par exemple d'une imprimante 3D, pour réparer ces objets sur place.  

Enfin, tous les satellites doivent désormais être conçus pour entrer dans l'atmosphère et brûler, quand ils sont en fin de vie.

 L'astronaute Edwin Aldrin se prépare à déployer l'Apollo Lunar Surface Experiments Package (EASEP) permettant de faire des relevés sur la surface de la lune.  - Maxppp
L'astronaute Edwin Aldrin se prépare à déployer l'Apollo Lunar Surface Experiments Package (EASEP) permettant de faire des relevés sur la surface de la lune. © Maxppp - NASA

Messages de chef d'État, cendres d'un géologue, étiquette de Nuits-Saint-Georges 

Plus insolite, les astronautes ont également volontairement laissé sur la Lune des objets très symboliques. On trouve ainsi un micro disque de silicone contenant les messages de 73 chefs d’État ou encore les cendres d'un géologue de la Nasa qui rêvait d'aller sur la Lune.

Une étiquette de Nuits-Saint-Georges (cuvée terre-lune de 1969) a également été apporté en 1971, lors de la mission Apollo 15 par l’astronaute David Scott. Le nom de Saint-Georges a même été donné au cratère lunaire de l’aire d’alunissage, faisant référence au roman de Jules Verne, "De la Terre à la Lune", rappelle le journal le Bien Public.

Des déchets utiles pour la science

Pour la Nasa, tous ces objets ont encore une valeur. Les chercheurs peuvent en effet étudier la manière dont les matériaux de tous ces différents objets s’érodent dans le temps face aux radiations et au vide cosmique.

Enfin les astrologues utilisent depuis la Terre, le télescope doré laissé par la mission Apollo 16, unique télescope à pouvoir observer l’espace à partir d’un autre astre. Le réflecteur lunaire déposé par l’équipage d’Apollo 11, reflète aussi des lasers émis depuis la Terre et permet de calculer la distance qui sépare la Terre de son satellite naturel. On constate ainsi que la Lune s'éloigne, chaque année, inexorablement de nous.