Santé – Sciences

64 jours pour une IRM en Basse-Normandie

Par Francis Gaugain, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) et France Bleu Cotentin mardi 8 juillet 2014 à 11:00

Le CHU de Caen
Le CHU de Caen © Radio France - - Francis Gaugain -

Les délais d'attente pour passer un examen d'IRM (imagerie par résonance magnétique) s'allongent en France. Il faut désormais 37 jours en moyenne pour obtenir un rendez-vous. En Basse-Normandie, la situation est bien pire puisqu'il faut désormais attendre 64 jours pour passer ce type d'examen.

Les délais les plus longs de France

64 jours : c'est le délai moyen pour pouvoir passer une IRM (imagerie par résonance magnétique) dans la région. La Basse-Normandie est une des quatre régions de France où les délais sont aujourd'hui les plus longs pour passer ce type d' examen si l'on en croit l'ISA. L'Association "Imagerie Santé Avenir" vient de publier son enquête annuelle sur le sujet et les délais d'attente ne cessent de s'allonger.

Selon cette enquête publiée ce lundi, les Bas-Normands sont passés d'un délai de 50 jours l'an dernier à 64 cette année pour passer une IRM. Un outil utile voire indispensable pour détecter ou traiter certains cancers. 64 jours alors que le délai moyen en France est de 37 jours. La région Basse-Normandie est donc bonne dernière de la classe avec un taux d'équipement inférieur à 7,5 machines par million d'habitants. Également parmi les derniers de ce classement avec la Bourgogne, les Pays de Loire et la Corse. Un retard qui ne cesse de s'aggraver pour plusieurs raisons : d'abord le sous-équipement, mais aussi le manque de médecins formés et le recours croissant à ce type d'examen.

Lutte contre le sous-équipement

Concernant le sous-équipement les choses devraient s'améliorer puisque, de onze IRM en Basse-Normandie, nous devrions passer à vingt d'ici 2017, dans le cadre du plan cancer 3. C'est ce qu'indiquait en octobre dernier l'ARS, l'agence régionale de santé. Une machine dernier cri vient d'ailleurs d'être livrée à Lisieux. Une autre était annoncée à Coutances. D'autres devraient être bientôt installées à Flers et  Bayeux, ainsi qu'au CHU et à la polyclinique du parc à Caen. Des installations coûteuses, qui nécessitent chaque fois une autorisation administrative même quand il s'agit d'un partenariat public-privé.

Source : Enquête Imagerie Santé Avenir 2014 (PDF).