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Dossier : Coronavirus

La peur du coronavirus persiste à Aix-en-Provence

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

Malgré des autorités qui multiplient les messages rassurants, les riverains du site qui héberge 76 rapatriés de Chine aux Milles, près d'Aix-en-Provence, sont en proie à des craintes qui ne sont pas toujours très rationnelles.

Les habitants des Milles se posent de nombreuses questions
Les habitants des Milles se posent de nombreuses questions © Maxppp - Serge Mercier

Ils étaient 80 ce lundi matin à l'Espace des Vignerons des Milles pour s'informer sur les risques de contracter le coronavirus. Quelque 76 personnes revenues de Chine sont hébergées depuis dimanche à l'ENSOSP, l'École supérieure des officiers de sapeurs-pompiers située près de l'aérodrome. Et le moins que l'on puisse dire c'est que cela inquiète beaucoup les habitants. "Personne n'est venu nous voir alors qu'on habite à 200 mètres, nous n'avons aucune information" se plaint une habitante. 

Juste à côté du site, dans une entreprise de production d'hélicoptères, les salariés menacent de ne plus travailler : "Ils ont appris par la presse que les rapatriés arrivaient vendredi, ils ne sont pas venus au travail, et ils menacent toujours d'exercer leur droit de retrait, je ne sais quoi leur répondre", explique Véronique.

"Et le vent, ça ne peut pas transporter le virus ?" (Chantal, habitante des Milles)

La préfecture de région, les autorités, l'Agence régionale de santé (ARS) promettent de rencontrer les entreprises et les particuliers qui vivent ou travaillent à proximité immédiate du site dans la semaine. Des autorités parfois démunies devant les questions qui fusent : "Est-ce que l'on sait si le vent peut transporter le virus en dehors du site ? Et les eaux usées ? Et les déchets ?", demande Chantal.

"Nous martelons des vérités scientifiques : le virus se transmet par la salive, les postillons ou l'éternuement.. Il faut être à moins de deux mètres pour risquer quoi que ce soit, et le port d'un masque réduit à néant le risque de transmission", explique le directeur de l'ARS Provence-Alpes-Côte d'Azur, Philippe De Mester.

"Nous devons faire face à un flot de sottises qui circulent sur les réseaux sociaux. À Carry-le-Rouet, on nous a demandé si les chats errants pouvaient véhiculer le virus, bientôt on me parlera des oiseaux." (Philippe De Mester, directeur de l'ARS PACA)

Pierre Dartout, le préfet de région, sait bien qu'il devra encore faire de la pédagogie : "Nous devons apporter chaque fois la preuve de ce que nous mettons en œuvre pour une sécurité optimale : les mesures de confinements, les précautions sanitaires, nous savons que ce travail est loin d'être fini."

C'est d'autant plus vrai depuis que l'on a appris que l'un des passagers de l'avion qui s'est posé à Istres dimanche est aujourd'hui porteur du virus, en Belgique. Les 76 personnes hébergées aux Milles vont devoir subir un nouveau dépistage. La méfiance des habitants a encore de beaux jours devant elle...

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