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Don du sang : à Aubusson, les donneurs veulent "rattraper le retard qu'on a accumulé"

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Par , France Bleu Creuse

Alors que les réserves en poches de sang se font très basses, l'Etablissement français du sang lance un appel aux donneurs pour qu'ils retournent aux collectes. L'une d'entre elles était organisée à Aubusson, où de nombreux volontaires se sont déplacés pour cet acte "plus nécessaire que jamais".

Toute la salle polyvalente a été organisée pour que les donneurs puissent respecter les gestes barrières.
Toute la salle polyvalente a été organisée pour que les donneurs puissent respecter les gestes barrières. © Radio France - Bastien Munch

"Tu me mets six chaises espacées juste avant l'entretien avec le médecin !" C'est devenu une routine pour Michelle Bertrand, qui s'occupe des collectes de sang dans le secteur de Guéret. Chaises espacées, masques sur le nez... Les collectes de sang, comme celle organisée jeudi 24 septembre à Aubusson, se sont tout de suite adaptées à la crise sanitaire. Malgré tout, les réserves en poches de sang sont historiquement basses en ce moment. Dans la région Nouvelle-Aquitaine, il ne reste plus que dix jours de réserve, alors que le seuil d'alerte se situe à douze jours. L'Etablissement français du sang lance donc un appel aux donneurs.

"C'est plus nécessaire que jamais", reconnaît Emilie, qui est venue donner son sang pour la première fois depuis deux ans. "Il ne faut pas lâcher cet investissement qu'on fait de soi-même", indique-t-elle. Justine vient carrément de Limoges pour cette collecte. "Je viendrais tous les jours si je pouvais !", s'exclame-t-elle. "Il faut rattraper le retard qu'on a accumulé. Les malades, ils arrêtent pas d'être malades parce qu'il y a le coronavirus. Il faut les aider, même avec des masques et du gel hydroalcoolique, on s'en fiche."

Aucun risque d'attraper le coronavirus par voie sanguine

Certains avaient totalement déserté les collectes pendant le confinement, par peur du coronavirus. C'est le cas de Gilles, qui habite Aubusson. "Le confinement m'a vraiment freiné, même si les gestes barrières étaient bien respectés ici, vu qu'on est dans un milieu médical. Mais j'avais quand même un peu d'appréhension, j'ai une personne à risque à la maison et je ne voulais pas la mettre en danger", confie-t-il. Marlène, elle, est aux anges. Elle vient de recevoir les résultats de son test de dépistage : il est négatif. "J'attendais ces résultats avec impatience, ça me permet de donner mon sang aujourd'hui", se réjouit-elle.

Car beaucoup de donneurs n'osent toujours pas se présenter aux points de collecte, même s'il y a peu de risques de contamination. Michelle Bertrand veut les rassurer. "Dès le début de la crise, on a mis en place des précautions", explique-t-elle. "On donne un masque chirurgical à tout le monde. Ceux qui ont des symptômes ou qui ont été en contact avec des malades, on leur demande de ne pas venir. Et puis de toute manière, on ne peut pas attraper le Covid-19 par le sang. C'est une maladie respiratoire."

Le mois de septembre est toujours un peu dur, mais jamais à ce point-là.

En Creuse, la médecin n'a pas remarqué une grande baisse de fréquentation aux collectes de sang. Ce sont surtout les collectes délocalisées dans les entreprises et les établissements scolaires qui manquent à l'appel. "Les collectes mobiles représentent 80% des dons", continue Michelle Bertrand. "Vu qu'on est regroupés avec Limoges, les lycées n'ont pas été faits, l'usine Legrand n'a pas été faite. Les donneurs de ces entreprises ne sont pas tous venus sur le site fixe. Et même quand on se déplace dans certaines entreprises, les gens en télétravail ne sont pas là", déplore-t-elle. "Le mois de septembre est toujours un peu dur, mais jamais à ce point-là. On est vraiment un peu justes."

Si les réserves n'augmentent pas, Michelle Bertrand n'exclut pas que certains hôpitaux doivent reporter des transfusions sanguines pour leurs patients.

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