Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : à Bordeaux, le centre de vaccination du parc des Expos séduit... y compris les resquilleurs

-
Par , France Bleu Gironde

Le vaccinodrome du parc des Expositions de Bordeaux a ouvert jeudi 8 avril. Une semaine après, la vaccination y est en pleine accélération et le succès toujours au rendez-vous. Les personnes qui viennent se faire vacciner alors qu'elles n'ont pas le droit aussi.

Le vaccinodrome de Bordeaux, au parc des Expositions, le 14 avril 2021.
Le vaccinodrome de Bordeaux, au parc des Expositions, le 14 avril 2021. © Radio France - Clémentine Vergnaud

Depuis le 6 avril, on ne chôme pas au centre des Expositions de Bordeaux. Le lieu accueille un vaccinodrome, où les injections se font à la chaîne pour immuniser le plus de personnes contre le coronavirus. Après avoir vacciné 500 personnes par jour au début, il est en train de monter en puissance progressivement. Ainsi, 750 injections de Pfizer sont réalisées tous les jours à la mi-avril, ça sera 1.000 dès le lundi 19 avril et même 1.500 (la capacité maximale du site) dès le 1er mai. Les patients doivent compter environ 10 jours d'attente entre la prise de rendez-vous et l'injection. Parmi eux, de nombreux resquilleurs qui tentent - et parfois réussissent - de passer entre les mailles du filet. 

Vaccinés mais sans culpabiliser

Prenez cette enseignante par exemple, qui a préféré rester anonyme. "Vous êtes personnel de santé ?", lui demande la personne qui l'accueille. "Non", répond-elle. "Vous avez des comorbidités ?", poursuit l'agente. "Non", répond de nouveau l'enseignante, avant de compléter : "En fait on m'a dit qu'en tant enseignante médico-sociale ça pouvait passer." Et ça passe ! 

Le vaccinodrome de Bordeaux, au parc des Expositions, le 14 avril 2021.
Le vaccinodrome de Bordeaux, au parc des Expositions, le 14 avril 2021. © Radio France - Clémentine Vergnaud

Elle n'est pas VRAIMENT dans le médico social mais ça personne ne le vérifie à l'accueil, pas plus chez les pompiers à qui elle donne sa feuille de renseignements. Direction le box d'injection et là voilà qui offre son bras gauche. "Allez je pique", annonce l'infirmière. Ça y est :  elle est vaccinée et sans culpabiliser. "Si les enseignants ne prennent pas en charge les enfants, personne ne peut aller travailler et l'économie ne tourne plus. Ça me paraît donc important que notre population soit vaccinée aussi", se justifie-t-elle.

Une quinzaine de personnes par jour

Cette femme de 66 ans a moins de chance. Elle vient d'accompagner son mari de 71 ans pour la première injection et aimerait bien profiter d'une dose restante. "On est quand même des personnes à risque, surtout mon mari qui a de l'asthme et la maladie de Parkinson donc je veux être vaccinée aussi pour lui aussi", explique-t-elle. Mais là, c'est un non ferme et définitif. 

Des tentatives de contournement des règles, François Pantaloni en voit tous les jours : "Soit ils ne sont pas informés, ils pensaient que c'était ouvert et je ne pense pas que ce soit de mauvaise foi, soit ce sont des gens qui disent qu'ils ont tenté mais ne protestent pas quand on les refuse", raconte le médecin colonel des pompiers. Selon le centre de vaccination, il y a environ une quinzaine de personnes qui se présentent chaque jour après avoir pris rendez-vous alors qu'elles ne sont pas éligibles à la vaccination.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess