Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

À Bourges et Châteauroux, des infirmières scolaires témoins du mal-être des ados face au Covid

-
Par , France Bleu Berry, France Bleu

Les infirmiers scolaires sont très sollicités depuis le début de l'épidémie. Ils accueillent et guident les élèves symptomatiques et répondent aussi aux petites et grandes angoisses que fait naître le virus.

Depuis le début de l'épidémie, Jessica, infirmière scolaire à Châteauroux, reçoit plus de jeunes
Depuis le début de l'épidémie, Jessica, infirmière scolaire à Châteauroux, reçoit plus de jeunes © Radio France - Sarah Tuchscherer

D'après Santé Publique France, la part de la population française touchée par les troubles dépressifs a doublé de fin septembre à début novembre, passant de 10% à 20%. La hausse est particulièrement sensible chez les jeunes adultes. Avant la majorité, les jeunes sont également touchés, les infirmiers scolaires exerçant en lycée en témoignent. 

"Une baisse de moral évidente"

Marie-Christine Gscheidel exerce dans un lycée professionnel à Bourges. Depuis le début de l'épidémie elle constate un mélange d'inquiétude, de lassitude et de tristesse chez les jeunes qui viennent la voir. "Ils ne décrivent pas de choses dramatiques, par exemple ils ont peur de ne pas pouvoir faire leur stage. Mais ils ont vraiment besoin de parler", explique-t-elle. Affectée au lycée Blaise Pascal de Châteauroux, Jessica Di Concetto constate "une baisse de moral qui se traduit par des symptômes somatiques, maux de tête ou maux de ventre, qui révèlent plus des douleurs morales plus que physiques".

"Ne pas minimiser"

L'infirmière castelroussine poursuit : "Certains ont peur que quelqu'un de leur famille attrape la maladie, d'autres souffrent de ne pas pouvoir sortir du cercle familial pour vivre leur vie d'ado, ils s'inquiètent pour leur avenir professionnel, certains se demandent quelle valeur aura un bac passé cette année". Autant de tracas, plus ou moins grands, que Jessica Di Concetto ne veut pas minimiser. Lorsqu'un élève a besoin de soutien psychologique, elle lui conseille de prendre rendez-vous à la maison des adolescents. Ça lui arrive deux à quatre fois par semaine. Bien plus qu'avant le début de l'épidémie. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess