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A Chinon comme ailleurs, le personnel hospitalier attend avec prudence le "Ségur de la santé"

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Par , France Bleu Touraine

La crise sanitaire liée au Coronavirus a une nouvelle fois mis en lumière des problèmes d'effectifs ou de moyens dans les hôpitaux français. Le gouvernement ouvre aujourd'hui des négociations dont l'objectif annoncé est notamment d'augmenter les salaires et faciliter les conditions de travail.

Le centre hospitalier du Chinonais
Le centre hospitalier du Chinonais © Radio France - ©Boris Compain

C'est ce lundi 25 mai que débute "le Ségur de la Santé" promis par Olivier Véran : Ségur, comme la rue parisienne où le ministère est installé et où se retrouveront à partir d'aujourd'hui les partenaires sociaux pour évoquer l'avenir des hôpitaux après la crise du Covid-19.  Ces négociations devraient durer jusqu'à début juillet. Olivier Véran promet déjà des hausses de salaires et un assouplissement des 35 heures. 

Des annonces attendues avec beaucoup de prudence par beaucoup de personnels hospitaliers

Alexandre Robert est secrétaire du syndicat FO à l'hôpital de Chinon. Son syndicat demande du personnel, des moyens et une augmentation des salaires de 300 euros pour tous. Il craint surtout que le gouvernement ne tente de faire taire la grogne en favorisant certaines catégories de personnels : "Je le vois gros comme une maison :  Ils vont donner pour certains...Les infirmières et aides-soignants, c'est sûr qu'il faut les augmenter, mais pas uniquement. _Tout le monde doit avoir une hausse de salaire_. Quand je vois les collègues des cuisines qui sont payés une misère alors qu'ils ont des responsabilités énormes. Les services administratifs qui croulent sous les dossiers qui s'accumulent et tout ça pour être, eux aussi, payés une misère, ça ne peut pas durer". 

La considération passe par le salaire. Il faut reconnaitre le travail de chacun à l'hôpital et à partir de là, il faut payer les agents en conséquence". Alexandre Robert, secrétaire FO à l'hôpital de Chinon. 

Valentin est aide-soignant aux urgences de Chinon depuis 8 ans. En travaillant de nuit et deux week-end par mois, il gagne 1 800 euros. Lui aussi attend avec circonspection les négociations qui débutent aujourd'hui : "Une augmentation de salaire significative, pour moi ce serait au moins 2 à 300 euros. Ca permettrait de revaloriser et rendre attractif le travail aussi car _les salaires qu'on a ne donnent pas envie aux gens de venir non plus_. Moi-même, je ne sais pas si je choisirais ce métier aujourd'hui

"Personnellement, je n'ai pas trop d'espoir car jusqu'ici on n'a pas eu d'annonces en adéquation avec les vrais besoins" Valentin, aide-soignant aux urgences de Chinon

"Je pense que la revalorisation doit être générale : Tout ce qui est gestion du linge, administration...On a besoin de tout le monde pour faire tourner l'hôpital donc c'est important que tout le monde bénéficie de la même augmentation et pour ça, c'est aussi important que le point d'indice bouge à nouveau...Qu'on ne fonctionne pas qu'avec des primes". 

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