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Santé – Sciences

A Dijon, les syndicats organisent une "journée psychiatrie"

mardi 26 septembre 2017 à 15:45 Par Christophe Tourné, France Bleu Bourgogne

Les syndicats CGT et Sud organisaient ce mardi une journée nationale d'action pour la défense de la psychiatrie. En Bourgogne-Franche-Comté, un rassemblement était organisé devant l'agence régionale de Santé à Dijon. Pour les syndicats, les baisses de budget vont finir par faire perdre la raison.

Psychiatrie (illustration)
Psychiatrie (illustration) © Maxppp - Franz CHAVAROCHE- Nice Matin

Dijon, France

Ce mardi 26 spetembre était une journée un peu folle à Dijon ! La journée de la psychiatrie. En Bourgogne, il y a vingt quatre Centres Hospitaliers Spécialisés dans la lutte des Maladies Mentales, dont deux qu'on connait bien : la Chartreuse à Dijon et Sevrey près de Chalon-sur-Saône. Dans ces centres, il y a des unités "ouvert", des accueils de jours, et des services fermés, pour les cas un peu plus sérieux. Mais pour les syndicats, la psychiatrie est un peu le parent pauvre de la Santé. Et cela commence à devenir problématique. Pour cette raison, Sud et la CGT organisaient cette journée avec un rassemblement devant l'agence régionale de Santé.

Des salariés au bord de la crise de Nerf ?

Delphine Chrétien représentait le centre hospitalier spécialisé de la Chartreuse à Dijon. Elle confirme que la psychiatrie va mal.

"Une unité fermée a disparu et deux unités ouvertes ont fermé également depuis 2016. Donc 64 lits d'entrée en moins. Il y a du coup, une augmentation du nombre de lits dans les autres services, 25 lits supplémentaires dans certains sans effectif supplémentaire".

La Chartreuse à Dijon - Aucun(e)
La Chartreuse à Dijon - Google Maps

Les victimes, ce sont les malades ?

"On a beaucoup moins de temps et la prise en charge n'est pas de qualité" déplore Delphine Chrétien qui ajoute que "les conditions d"accueil sont vraiment précaires. Deux personnes dans des chambres prévues pour un lit, sans sonnette, sans table de nuit, ni placard. Mais aussi dans les bureaux parfois, sur des lits de camps, quand c'est complet, surtout à l'unité d'accueil. On peut dire que les conditions d'accueil sont lamentables !".

La syndicaliste explique aussi que cela se traduit par un gros turn over des patients. "C'est la chaîne ! On les fait entrer et sortir très rapidement, mais pour une maladie psychiatrique, trois jours ne suffisent pas à stabiliser un patient. On les garde beaucoup moins longtemps qu'avant, donc ils sortent dans des conditions pas très bonnes." regrette-t'elle

Les finances aussi sont mal en point puisque les syndicats parlent d'un déficit de 2,5 millions d'euros à la Chartreuse. Et comme c'est la masse salariale qui coûte le plus cher, ils craignent maintenant une taille dans les effectifs.

Retrouvez l'interview de Delphine Chrétien dans la matinale de France bleu Bourgogne