Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences

À Dijon, une caméra sur le toit de l'université observe les météorites

mercredi 9 mai 2018 à 18:10 Par Stéphane Parry, France Bleu Bourgogne et France Bleu

Depuis le 5 avril, une caméra est installée sur le toit du bâtiment Sciences Mirande de l'université à Dijon. Son but : scruter le ciel la nuit et observer les bolides, ces corps célestes appelées météorites qui en entrant dans l'atmosphère terrestre se désagrègent et émettent une forte lumière.

Cyril Richard (à gauche) et Vincent Bourdon, les deux scientifiques membres du projet FRIPON à l'université de Bourgogne
Cyril Richard (à gauche) et Vincent Bourdon, les deux scientifiques membres du projet FRIPON à l'université de Bourgogne © Radio France - Stéphane Parry

Dijon, France

On estime chaque année à 84.000 le nombre de météorites, qui s'écrasent sur Terre dont une dizaine terminerait sa trajectoire en France. Or, on ne retrouve sur notre planète que très peu de météorites. Grace au projet Fripon (Fireball Recovery and Inter Planetary Observation Network), les scientifiques espèrent mettre la main sur quelques vestiges extra-terrestres. 

Deux caméras en Côte-d'Or 

Fripon est un réseau de cent caméras installées pour surveiller le ciel en France. L'objectif est de retrouver immédiatement les météorites après leur chute. En Côte-d'Or, une caméra a été placée à Chatillon-sur-Seine, une autre à Dijon sur le toit du bâtiment sciences Mirande à l'université de Bourgogne. 

Située à 24,3 mètres de hauteur, cette caméra filme en continu le ciel de Côte-d'Or. Un système d'alerte se met en route dès qu'un objet lumineux traverse le ciel. " Il y a deux ans lors de la nuit des étoiles au mois d'août, on a observé un superbe météore qui est tombé du côte de Roanne", souligne Vincent Bourdon, directeur de recherche au CNRS et président de la SAB (Société Astronomique de Bourgogne). "Malheureusement nous n'avons pas pu récupérer la météorite." Au total, pour le projet FRIPON la Bourgogne compte cinq caméras.  

La caméra installée sur le toit du bâtiment sciences Mirande qui filme le ciel à la recherche de météorites  - Radio France
La caméra installée sur le toit du bâtiment sciences Mirande qui filme le ciel à la recherche de météorites © Radio France - Stéphane Parry

Ces cailloux ont plus de valeurs que l'on ne croit : "ce sont des échantillons uniques extra-terrestres. On a des cailloux lunaires, qui datent d'il y a cinquante ans, et c'est à peu près tout ! Tout le reste des matériaux extra-terrestre, ce sont les météorites que l'on retrouve au sol," ajoute Vincent Bourdon. "La plupart du temps, ces météorites sont très petites, à peine quelques centimètres. Les plus grosses comme en Russie en 2013, c'est beaucoup plus rare."

En Bourgogne, on a peu de trace de météorites. Les derniers récits de chutes de météorites datent d'avant le 18e siècle.