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Santé – Sciences

À Fleury-les-Aubrais dans le Loiret, des médecins prescrivent du sport

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Par , France Bleu Orléans

C'est une expérimentation inédite pour le département qui est menée depuis le début de la semaine à Fleury-les-Aubrais dans le Loiret. Des médecins de la Maison de Santé Pluridisciplinaire prescrivent du sport à leurs patients atteints de diabète.

IMAGE D'ILLUSTRATION - Une retraitée en cours de gym.
IMAGE D'ILLUSTRATION - Une retraitée en cours de gym. © Maxppp - ARNAUD DUMONTIER / PHOTOPQR/LE PARISIEN

Fleury-les-Aubrais, France

Une boîte d'aspirine, des vitamines... et une heure de sport hebdomadaire ! C'est certes un peu caricatural, mais dans le futur on aura peut-être droit à ce genre d'ordonnances. Depuis le début de la semaine, la Maison de Santé Pluridisciplinaire de la Présentation à Fleury-les-Aubrais propose à trente de ses patients diabétiques de pratiquer une activité physique encadrée par des professionnels du sport et le personnel médical. Une expérimentation inédite dans le Loiret.

"On peut permettre aux gens d'avoir une meilleure qualité de vie"

Le docteur Alain Fillon est généraliste et coordinateur de cette opération pilote. Pour lui, il est important de préciser que le sport ne soigne pas : "On peut permettre aux gens d'avoir une meilleure qualité de vie, et aussi, c'est prouvé d'avoir une meilleure espérance de vie. Pour le moment, le sport sur ordonnance a axé son travail sur les affections de longue durée comme les maladies cardio-vasculaires, le diabète, les cancers, l'obésité..." 

À Fleury-les-Aubrais, l'expérimentation doit durer six mois, le dispositif devrait ensuite être étendu à d'autres maladies que le diabète type 2. Attention tout de même, car pour certains patients, le sport peut être déconseillé. Tout dépend en fait de l'âge et du stade de la maladie.

Une cinquantaine de structures dans le Loiret pour accueillir des personnes malades

C'est en concertation entre le personnel médical et les éducateurs sportifs qu'est décidé le type d'activité, son intensité et sa fréquence. Il y a pour le moment quatre éducateurs sur le dispositif. Mickaël est l'un d'entre eux : "Sur le diabète de type 2 il n'y a pas d'insuline donc il n'y a aucune différence avec d'autres publics. Bien souvent ce sont des personnes qui n'ont pas l'habitude de faire du sport. Il faut leur en donner le goût." Pour encadrer ces séances, ils n'ont pas reçu de formation spéciale. En fait, tous les éducateurs sportifs peuvent accueillir des publics malades ou handicapés. Gildas Grenier est conseiller d'animation sportive à la direction régionale de la jeunesse et des sports : "Les formations initiales permettent aux éducateurs d'accompagner des gens avec des pathologies. En plus, on propose des formations continues pour qu'ils puissent être au goût du jour."

Un décret pour encourager le sport sur ordonnance

Au total dans le département, une cinquantaine de structures disent être capable d'accueillir et d'accompagner des patients, on en dénombre sont cent vingt dans la région.

Pour autant, le sport sur ordonnance, en France, ce n'est pas une grande nouveauté, puisque ça existe depuis 2012. Cela a débuté en 2012 avec une expérimentation à Strasbourg. Depuis deux ans, un décret autorise et encourage les médecins à prescrire de l'activité physique. Dans le Loiret comme ailleurs, certains praticiens le font déjà. Impossible de savoir combien, en revanche. Malgré une demande du ministère de la Santé et  celui des Sports, l'Agence Régionale de Santé du Centre-Val de Loire a été incapable de recenser les médecins ayant fait une ordonnance pour du sport. 

"On se débrouillera toujours pour que l'argent, les moyens ne soient pas un frein."

Reste la question du coût : même si c'est prescrit par un médecin, ce n'est pas remboursé pour autant. La sécurité sociale ne prend pas en charge le sport, et les mutuelles sont très peu nombreuses à le faire. Le coût reste généralement assez bas (à Fleury-les-Aubrais, pour douze séances d'une heure, c'est 50€ pour les patients fleuryssois et 70€ pour les autres). Mais selon Marie-Agnès Linguet, la maire de Fleury-les-Aubrais, la commune pourrait participer, selon les cas : "Pour les personnes les plus défavorisées, ça peut faire l'objet d'un dossier au Centre communal d'action sociale. On se débrouillera toujours pour que l'argent, les moyens ne soient pas un frein."

Cette expérimentation fleuryssoise devrait faire des petits : un test similaire est prévu dans l'agglomération de Montargis, début 2020.    

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