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Santé – Sciences

L'accès à l'IVG très compliqué à l'hôpital de Fougères

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Par , France Bleu Armorique

Depuis le départ à la retraite d'un gynécologue de l'hôpital de Fougères, il est très difficile d'accéder à l'interruption volontaire de grossesse dans l'établissement. Les deux praticiens du service invoquent leur clause de conscience. La direction de l'hôpital cherche des solutions.

La direction de l'hôpital de Fougères cherche des solutions avec des médecins libéraux
La direction de l'hôpital de Fougères cherche des solutions avec des médecins libéraux © Radio France - Céline Guétaz

Fougères, France

Le collectif féministe fougerais a alerté la direction de l'hôpital dès le mois de juin. "Ce sont des femmes qui nous ont indiqué que l'hôpital les renvoyait sur Rennes" explique Helène Hocquard, membre du collectif. Dans l'établissement public, le gynécologue qui effectuait la grande majorité de ces avortements chirurgicaux est parti à la retraite. "Un hôpital devrait s'organiser en amont, pour assurer une continuité du service" estime la militante. En moyenne, 4 à 5 avortements chirurgicaux étaient réalisés chaque mois, il n'y en a plus qu'un à deux par mois, grâce à un médecin à temps partiel. Les deux autres praticiens dans le service invoquent leur clause de conscience. Cette clause de conscience est inscrite dans le code de déontologie de la médecine, elle permet aux médecins de refuser de pratiquer un avortement.  

"Si les médecins ne se sentent pas de faire une IVG, ils n'ont qu'à changer de spécialité"

Pour Céline Santo, du collectif féministe fougerais, cette possibilité d'utiliser la clause de conscience est un frein à l'accès à l'IVG, pourtant inscrit dans le droit français. "Pratiquer un avortement chirurgical, cela devrait figurer dans la fiche de poste d'un gynécologue en hôpital public" estime la jeune femme. Son collègue, Yann Chauvière estime lui "qu'on entend de plus en plus souvent cet argumentaire du côté des gynécologues, alors que l'accès à l'interruption volontaire de grossesse est un droit".

La direction souhaite trouver rapidement des solutions 

Le nouveau directeur de l'hôpital, David Chambon reconnait que chaque semaine "des patientes doivent être adressées à Rennes". Il a conscience des difficultés dans son service "Je comprend l'émoi du collectif. J'ai moi-même constaté cette difficulté, dès mon arrivée à la tête de l'établissement, en mai dernier". En lien avec le CHU de Rennes, David Chambon souhaite développer un réseau de médecins libéraux pour assurer des vacations au sein de l'hôpital. En attendant, depuis le mois de juillet, un numéro de téléphone dédié a été mis en place. Des sages-femmes de l'hôpital répondent du lundi au vendredi de 9h à 17h au 02.99.17.71.69

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