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A l'hôpital La Valette, une réorganisation des lits qui inquiète

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Par , France Bleu Creuse

Au centre hospitalier de La Valette à Saint-Vaury, la menace de fermetures de lits s'accompagne d'une orientation vers des soins à domicile aux contours flous. Le syndicat Force Ouvrière tire la sonnette d'alarme.

A l'hôpital La Valette de Saint-Vaury, le malaise grandit parmi le personnel.
A l'hôpital La Valette de Saint-Vaury, le malaise grandit parmi le personnel. © Maxppp - Julio PELAEZ

"On est dans le vague total, et ça installe vraiment un grand malaise au niveau du personnel et des soignants." Réuni en petit comité, le personnel Force Ouvrière de l'hôpital psychiatrique La Valette ne cache pas ses inquiétudes. L'annonce de la transformation de lits en ambulatoire [occupés seulement le jour] fait craindre au personnel des fermetures de lits .

Un "virage ambulatoire" qui reste flou

Réclamé par l'A.R.S. (Agence Régionale de Santé), le "virage ambulatoire" de l'hôpital de La Valette cristallise les inquiétudes : "ça veut dire qu'on va fermer des lits d'hospitalisation pour suivre les patients à l'extérieur." explique Francis Majchrzak, infirmier. Les soins ambulatoires, ce sont notamment des visites à domicile faites par les soignants

Quand le patient est en crise chez lui, si on a fermé des lits à l'hôpital, on ne peut plus l'accueillir et le soigner. Francis Majchrzak, infirmier

Mais pour Francis Majchrzak, commencer par supprimer des lits à l'hôpital c'est risquer de mal soigner les patients chez eux : "Si un infirmier n'assure pas sa tournée pour une quelconque raison, le patient peut rester en errance s'il n'y a pas assez de place pour le prendre en charge."

Question organisation du personnel, le flou est aussi total : "Est-ce que le personnel va être mutualisé, est-ce qu'on va avoir des formations ? On ne sait rien.", témoigne une membre du personnel administratif. Les moyens alloués aux visites à domicile (au niveau du parc automobile par exemple) sont aussi inconnus. Des incertitudes qui alimentent le malaise : "moi pour le moment je suis de nuit", explique Francis Majchrzak. "Si je passe en ambulatoire, en journée, on ne sait pas comment ça va se passer. Des collègues considèrent qu'ils ne peuvent plus faire leur travail comme ils le voyaient avant en psychiatrie."

Des rumeurs de partenariat avec le centre hospitalier Esquirol, à Limoges, circulent également parmi les soignants. Mais personne ne sait si cela implique la mise en place d'une direction commune, ou d'une mutualisation des moyens. Et comme le centre hospitalier de Saint-Vaury souffre actuellement d'une pénurie de médecins, les soignants craignent que la priorité ne soit donnée à Esquirol.  "Le directeur fait ce qu'il peut", reconnaît Cyril Auriche, secrétaire Force Ouvrière. "C'est une question de restructuration très délicate à gérer, et on essaie de le faire ensemble malgré le flou." 

Un audit, réalisé par un médecin psychiatre mi-janvier, devra proposer des pistes de mise en place du "virage ambulatoire" préconisé par l'A.R.S. 

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