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Une nouvelle arme redoutable contre le cancer à Montpellier

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Hérault, France Bleu

L'institut du cancer de Montpellier a inauguré vendredi 14 juin un tout nouvel appareil. Il utilise la technologie de l'IRM pour faire de la radiothérapie. Un peu abstrait dit comme ça, mais cela permet davantage de précision, un meilleur traitement et une prise en charge de plus de cancers.

Le nouvel appareil nécessite une équipe de 11 personnes, dont le professeur David Azria, directeur scientifique de l'ICM.
Le nouvel appareil nécessite une équipe de 11 personnes, dont le professeur David Azria, directeur scientifique de l'ICM. © Radio France - Lise Dussaut

"Le mot révolution n'est pas galvaudé". Pour les médecins, le nouvel appareil dont vient de se doter l'ICM (Institut du cancer de Montpellier) du Val d'Aurelle à Montpellier permet une avancée considérable. Il a été inauguré le vendredi 14 juin. Il en existe seulement deux en France, l'autre est opérationnel à Marseille depuis quelques mois. 

Cette machine mêle deux technologies : celle de l'IRM (Imagerie par résonance magnétique) et celle de la radiothérapie. Plus concrètement, les médecins peuvent maintenant utiliser l'IRM en simultané pour localiser et traiter les cellules cancéreuses. Pour le patient, l'avancée est considérable : "l'IRM contrôle parfaitement le mouvement de l'organe, et donc nous pouvons mieux le visualiser, mieux le cibler et protéger autour les tissus sains. Il y a un suivi permanent pendant la séance de traitement", détaille le professeur David Azria, directeur scientifique de l'ICM. 

Beaucoup moins d'effets secondaires 

En tenant compte des mouvements, l'appareil traite mieux les cellules concernées et surtout limite les effets secondaires

De plus, les médecins vont pouvoir étendre le traitement par radiothérapie à d'autres cancers, notamment ceux du pancréas et du foie. 

"Jusqu'à maintenant, on savait parfaitement qu'il y avait ce mouvement. On prenait en compte des marges plus importantes que ce que l'on va faire avec cette nouvelle technique. Là, les marges vont être autour d'un millimètre des zones traitées, et les zones autour seront protégées à quasiment 100 %", précise David Azria. 

L'innovation qui vient des Etats-Unis est majeure, mais elle en est encore à ses débuts en France. Pour l'accueillir, l'ICM a dû construire un nouveau bâtiment. Cette machine coûte 8,6 millions d'euros. Toutes les collectivités territoriales ont participé au financement. La machine sera proposée en priorité aux patients radiosensibles.  

Le professeur David Azria, directeur scientifique de l'ICM

Le professeur David Azria, directeur scientifique de l'ICM

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