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Santé – Sciences

À La Roche-sur-Yon, des consultations gratuites pour parler de sa sexualité quand on a le cancer

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Par , France Bleu Loire Océan

La Ligue contre le cancer de Vendée fait appel une fois par mois à un psycho-sexologue pour aider les personnes atteintes d'un cancer à aborder leurs problèmes sexuels liés à la maladie. Un tabou à briser pour avancer.

Au centre hospitalier départemental des Oudairies à La Roche-sur-Yon, Sébastien Landry, psycho-sexologue, reçoit une fois par mois gratuitement des patients pour parler de leur sexualité.
Au centre hospitalier départemental des Oudairies à La Roche-sur-Yon, Sébastien Landry, psycho-sexologue, reçoit une fois par mois gratuitement des patients pour parler de leur sexualité. © Radio France - Victoria Koussa

La Roche-sur-Yon, France

Baisse de libido, douleurs, troubles de l'érection... Quand on a un cancer, les soins et les opérations peuvent provoquer, en plus de la perte de poids, de cheveux, la fatigue, des problèmes sexuels difficiles à aborder pour certains. C'est pour cette raison que La ligue contre le cancer propose depuis un an des consultations gratuites une fois par mois, comme ce mardi 5 novembre, à l'hôpital de La Roche-sur-Yon (Vendée).  Un psycho-sexologue reçoit plusieurs patients, seuls ou en couple, pour mettre des mots sur les changements qu'ils vivent et tenter de les aider à les surmonter. 

Des consultations gratuites

Pendant 45 minutes, Sébastien Landry, psycho-sexologue, reçoit les patients qui se sont inscrits au préalable, notamment en appelant Barbara de La ligue contre le cancer en Vendée au : 02.51.44.63.28.  D'après lui, certains sont en détresse, ne parlent pas à leurs proches de leur baisse de libido soudaine ou de leurs douleurs sexuelles car les médecins ne leur ont expliqués que les autres conséquences médicales, comme la perte de cheveux. 

Ce silence provoque parfois des difficultés au sein du couple. "Ce qui cause des problèmes dans le couple c'est les non-dit (...) Une femme qui a mal à la pénétration, elle a mal, elle le dit pas à son partenaire, donc elle va fuir les moments où il y a une possible sexualité, du coup il n'y a plus de tendresse", explique-t-il.

Le mal-être est réel : plus envie de faire l'amour, plus de plaisir sexuel, des difficultés à avoir une érection, des douleurs au moment de la pénétration à cause de sécheresse vaginale... "La libido a certes une partie hormonale, mais le psychique est très important", rassure le psychothérapeute, qui propose plusieurs solutions pour la stimuler. "La lecture de livre érotique, la tête doit faire ses propres images, pour que la fantasmatique revienne... Si on veut avoir envie de sexualité, il faut penser au sexe ! S'adonner à la masturbation si on aimait ça [avant la maladie], redécouvrir son corps se redonner du plaisir", énumère-t-il. 

Un soulagement pour les principaux concernés

Quelques mois après le diagnostic d'un cancer de la prostate, Jean* [ndlr : son prénom a été changé pour préserver son anonymat], 61 ans, va être opéré à la fin du mois. Sa crainte : ne plus réussir à avoir d'érection, subir l'incontinence, la perte de libido... et le regard des autres, surtout des femmes : "Le statut d'homme fait qu'on se sent un petit peu dénaturé l'homme doit assurer, on peut tomber de son piédestal, on perd un petit peu de l'image qu'on a de soi-même".

ECOUTEZ - Le témoignage de Jean, 61 ans, atteint d'un cancer de la prostate, qui a consulté un psycho-sexologue.

S'il est beaucoup plus serein aujourd'hui avant d'aller au bloc, après des mois de tracas, c'est parce qu'il a rencontré Sébastien Landry. Ils ont pu parler de tout, de ce qui allait l'attendre après l'opération et d'une nouvelle sexualité à apprivoiser.

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