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"On a peut-être surestimé la contagiosité du variant anglais", estime Frédéric Adnet

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Le chef des urgences de l'hôpital Avicenne de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, ne s'explique pas que le nombre de contaminations au Covid-19 reste sur un plateau en France, alors que le variant britannique, lui, gagne du terrain. Il avance l'hypothèse d'une contagiosité moins importante qu'annoncée.

Frédéric Adnet, chef des urgences de l'hôpital Avicenne de Bobigny, en Seine-Saint-Denis.
Frédéric Adnet, chef des urgences de l'hôpital Avicenne de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. © Maxppp - Olivier Lejeune

C'est une équation à plusieurs inconnues. Pourquoi le variant britannique du Covid-19 progresse en France, alors que le nombre de contaminations reste sensiblement le même de jour en jour ? "Les épidémiologistes ne l'expliquent pas", reconnait Frédéric Adnet, le chef des urgences à l'hôpital Avicenne de Bobigny, invité de France Bleu Paris, ce jeudi 18 février. 

Alors que le variant britannique ne représentait que 3% des contaminations en France au début du mois de janvier, il est responsable d'un cas sur quatre aujourd'hui, selon Olivier Véran, le ministre de la Santé. Annoncé comme plus contagieux, les prévisions d'une explosion des cas était donc à craindre. Il n'en est rien, pour l'instant du moins, la France reste sur un plateau de 20 à 25.000 contaminations quotidiennes

Les épidémiologistes s'attendaient à ce qu'il y ait au moins une amorce d'une courbe exponentielle du nombre de nouvelles contaminations.

"Il y a plusieurs explications et la première qui vient à l'esprit, c'est qu'on a peut-être surestimé la contagiosité du variant anglais, estime Frédéric Adnet. Les travaux scientifiques qui supportent l'hypothèse que ce variant est beaucoup plus contagieux, ce sont des travaux de modélisation ou de charge virale. Mais on n'a pas des travaux extrêmement solides. Les épidémiologistes s'attendaient à ce qu'il y ait au moins une amorce d'une courbe exponentielle du nombre de nouvelles contaminations." 

"Avec ce virus, on a appris la modestie, vous savez, poursuit le chef des urgences de l'hôpital Avicenne de Bobigny. Tout le monde s'est trompé. Donc restons prudent, d'autant que les services de réanimation restent saturés. Moi, je suis inquiet. Mais pas catastophé."

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