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Santé – Sciences

A Reims, une association accompagne les femmes souffrant du cancer du sein

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

L'association Lise a été inaugurée ce mardi à la polyclinique de Reims-Bezanne. Active également à la polyclinique Courlancy, elle espère, d'ici fin 2019, aider 500 patientes atteintes du cancer du sein. Dans leur parcours de soins, mais aussi dans leur manière de vivre le cancer.

Marjolaine De Villepin et Laurie Laime, les deux coordinatrices.
Marjolaine De Villepin et Laurie Laime, les deux coordinatrices. © Radio France - Thomas Coignac

Reims, France

Prendre rendez vous chez le kiné, expliquer en détail en quoi consiste une chimiothérapie, aider à acheter une perruque, diriger une patiente vers un psychologue ou une assistante sociale.... Bref, fluidifier le parcours. A partir du lundi 8 avril, l'association Lise (L'institut du sein de Champagne) va tenter de répondre à ces missions. Deux coordinatrices, Laurie Laime et Marjolaine De Villepin, issues du milieu médical, ont été nommées pour les accomplir. "Selon les mots des patientes, un cancer du sein, c'est un parcours du combattant, explique Marjolaine De Villepin. Alors, notre idée, c'est de simplifier ce parcours, de l'annonce de la maladie, jusqu'à l'après-cancer." 

Il faut dire que l'enjeu est de taille : une femme sur 8 est, a été, ou sera touchée dans sa vie par le cancer du sein. C'est le cancer le plus fréquent et le plus mortel chez les femmes avec 59 000 nouveaux cas par an et près de 12 000 décès en France.

500 patientes d'ici la fin de l'année ?

Les deux coordinatrices espèrent assister 500 patientes, de la Marne, de la Haute-Marne, des Ardennes, de l'Aisne, de l'Aube et même de région parisienne, gratuitement, d'ici la fin de l'année. Elles assureront des rendez vous à leur bureau, ou par téléphone toutes la semaines, de leur bureau à la polyclinique Courlancy, et de leur local à celle de Bezannes. "A Courlancy, nous sommes à côté des gynéco, sur le pôle de chimiothérapie. Cela nous permet d'aller nous présenter aux patientes pendant leur séance de chimio. A Bezannes, nous les rencontrons avant ou après leur chirurgie du sein, poursuit Marjolaine De Villepin.  De l'aide pour le parcours de soin donc, avec une certaine vulgarisation des termes des médecins, mais aussi à extérieur. "Nous travaillons avec de nombreuses associations, pour orienter les patientes vers des activités sportives ou de bien être", complète Marjolaine De Villepin.

Outre rendre ces services aux patientes, Lise permet aussi de créer une sorte de dossier médical accessible en ligne pour les patientes. A l'aide d'un logiciel, elles ont accès à leurs rendez-vous passés et futurs, et les informations sont aussi accessibles aux professionnels de santé qui s'occupent d'elles, tant leur médecin généralistes que leur kiné, en passant par leur chirurgien. L'association, et le logiciel, sont complètement gratuits, et financés par les professionnels de santé, tant côté clinique que côté ville. 

Les gens étaient très satisfaits de la qualité des soins, mais il manquait du lien entre les différentes étapes

Il existe une quinzaine de services similaires dans les établissements de soins français, avec des pionniers du côté de Bastia et Montpellier. Pour Reims, sa création s'est appuyée sur un audit, mené par l'entreprise spécialisée Move In Med. "Ce qu'il en ressortait, c'est que les gens étaient très satisfaits de la qualité des soins, mais qu'il manquait, c'était du lien entre les différentes étapes", récapitule Eva Trime, chef de projet et accompagnement. Et, selon les bilans réalisés dans les autres établissements de santé qui ont mis en place ce type d'actions, la qualité de vie des patientes s'est améliorée.  

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