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A Rouen, les groupes de paroles pour ados, pour répondre au mal-être des jeunes

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Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

A Rouen, sont organisés au CHU des groupes de paroles pour adolescents, ainsi que pour leurs parents. Objectif : parler du malaise, voire des maladies dont souffrent les jeunes en ce moment.

Le mal-être des jeunes rouennais en question
Le mal-être des jeunes rouennais en question © Radio France - Olivia Cohen

La salle est rectangulaire, et ressemble à la salle de repos des soignants, avec sa cuisine et ses casiers gris le long des murs. Autour d'une grande table, une dizaine de chaises. Des parents les occupent, la professeur Priscille Gérardin, chef du service psychiatrie enfants et adolescents à l'hôpital, ouvre la tablée. 

Ma fille, à 17 ans, mesurait 1m75 pour 39 kilos."

Autour d'elle, des parents d'adolescents hospitalisés au CHU. Ils ont accepté de venir en parler, pour échanger leurs expériences, et en parler avec la professeure Gérardin. Ce soir, tous les participants sont des parents d'adolescentes devenues gravement anorexiques

Tous ces profils dessinent un scénario communs, des jeunes filles, entre 13 et 17 ans, pleines de vie, plutôt bonnes élèves, qui, d'un coup, en viennent à contrôler drastiquement leur alimentation. "Elle regardait les étiquettes de tous les produits, calculait les calories qu'elle ingérerait par repas", témoigne une maman. Sa fille mange de moins en moins et finit par s'évanouir, lors d'un cours de danse. "A 17 ans, 1m75, elle pesait 39 kilos", s'alarme encore cette maman, qui n'avait rien vu de cette transformation physique.

Un transformation qui témoigne d'un mal-être évident, qui coïncide souvent avec le premier confinement, qui a coupé les jeunes de leurs amis et de leurs activités. 

Face à cette situation, que certains remarquent plus rapidement que d'autres, difficile de savoir comment réagir. "J'ai essayé de la forcer à manger", témoigne une autre maman. "Moi aussi, j'ai essayé à la becquée, mais elle s'est tapé les cuisses avec les mains..." confirme l'unique papa présent. "Il faut que vous nous abandonniez le côté nourriture" conseille la professeure. Les parents n'ont d'ailleurs pas le droit de venir rendre visite au moment des repas

La même scène autour d'une table se déroule avec les jeunes filles en question, un étage plus haut. 

Un malaise lié au confinement, et aux réseaux sociaux ?

Pour ces jeunes filles, le confinement, mais aussi les réseaux sociaux, et les "influenceurs", qui y promeuvent un corps "parfait" tout en maigreur sont en grande partie responsables de ces malades. A Rouen, il y a deux fois plus de groupes de parole organisés depuis la crise liée au Covid. 

Dans la salle des parents, on y discute aussi de la réaction à avoir pour la famille, des mots à adopter, des moments où aborder le problème, et de la difficulté de voir son enfant grandir et parfois se transformer. "Mais c'est mon bébé, elle me disait toujours tout" s'écrie une maman, mi-rieuse, mi-attristée.

Le reportage de France Bleu à l'hôpital de Rouen

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