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À Rouen, un concours de médecine inédit en raison du coronavirus

Les 1 500 étudiants en première année de médecine à Rouen passent leur redoutable examen d'accès en deuxième année ce jeudi 2 et ce vendredi 3 juillet. La pandémie de Covid-19 l'a repoussé d'un mois et demi et a bouleversé son organisation.

Les étudiants sont répartis dans quatre halls du parc des expositions.
Les étudiants sont répartis dans quatre halls du parc des expositions. - Olivier Trost

Ils ont appris par coeur des millions de pages, de calculs, de schémas et de définitions et le jour-j est enfin arrivé pour les 1 500 étudiants en première année de médecine de l'université de Rouen. Ils passent ce jeudi 2 et ce vendredi 3 juillet les six épreuves de leur concours pour accéder à la deuxième année. Un concours qui devait initialement se dérouler fin mai et qui a été repoussé à cause du coronavirus et du confinement. 

La pandémie a décalé la date des examens et a perturbé toute cette année d’étude si cruciale. Elle "a posé beaucoup de questions et la première étant sur la tenue ou non du concours, rappelle le professeur Olivier Trost, responsable pédagogique de la Paces (première année commune aux études de santé). Et pour un étudiant, ne pas connaître la date de son concours, c’est un facteur de stress très important", explique-t-il, précisant que les professeurs ont essayé d’accompagner "du mieux qu’ils pouvaient" les étudiants durant cette période d’incertitude. D’autant que "les pauvres, ils ont eu une année particulièrement compliqué avec Lubrizol, les mouvements sociaux et finalement le confinement", déplore Olivier Trost.

Une organisation repensée pour éviter les contacts

"Une année compliquée mais finalement complète", se réjouit le professeur, pour qui une annulation de la deuxième partie du concours n’était pas la bonne solution.

Les candidats sont donc convoqués à partir de 13 h 40 au parc des expositions de Grand-Quevilly. "À partir" car le coronavirus bouleverse l'organisation du concours. Les étudiants doivent arriver en deux vagues, à 20 minutes d’intervalle afin de contenir l’affluence et des réguler la file d’attente. L’entrée se fera également à partir de trois portes situées à l’opposé les unes des autres.

Dans la queue pour entrer dans le centre d’examen, les étudiants se verront distribuer du gel hydroalcoolique et des masques, s’ils n’ont pas déjà leur propre équipement. Au cas où, l'UFR Santé a acheté trois masques par candidat. Enfin, les étudiants pourront émarger mais numériquement, là aussi, pour éviter tout contact. 

Des candidats répartis dans quatre halls contre un habituellement 

À l’intérieur du parc des expositions, des nouveautés attendent encore les étudiants. Cette année, ils ne composeront pas dans un hall mais dans quatre afin de respecter la règle ministérielle des 4 mètres carré autour de chaque candidat. "Ce sera sans doute même bien plus puisque chaque année, tous les élèves inscrits ne viennent pas. On devrait donc parfois être à 8 ou 9 mètres carré", précise le Pr Trost. De plus, quelques dizaines d’étudiants bénéficiant d’un tiers temps seront accueillis, comme d’habitude, sur le site de Martainville (près du CHU) mais à ceux-ci s’ajoutent les candidats dits "à risque" vis-à-vis du Covid-19.

Une fois rentrés, les étudiants ont une mission : retrouver leur place au milieu des quatre halls et des 1 500 tables. Dès qu’ils seront assis, ils pourront retirer leur masque... et ne plus bouger jusqu’à la fin des épreuves car les déplacements seront fortement limités. Tout est très réglementé et ce, jusqu’à la fin du concours puisque la sortie se fera rang par rang, par ordre d’arrivée. 

Dix minutes de plus

À la différence d’autres universités, celle de Rouen a décidé de ne pas modifier les épreuves. Le seul changement est la suppression des questions rédactionnelles dans l’épreuve de sciences humaines afin de raccourcir les temps de correction. Aussi, les épreuves sont allongées de 10 minutes pour alléger la tension et compenser la complexité des déplacements. Les résultats seront publiés le 15 juillet et l’amphithéâtre de garnison, lors duquel les candidats choisissent leur spécialité, le 20. Il y a 1 500 candidats pour 450 places seulement (le numerus clausus est cette année de 235 places en médecine, 85 en pharmacie, 33 en dentaire, 24 en maïeutique et environ 70 en kinésithérapie).

L’unique point de réconfort que voit le professeur Trost dans cette année si particulière est la météo, plutôt douce pour ces deux jours d’épreuves. Une bonne nouvelle puisque la climatisation est aussi interdite dans le centre d’examen car déconseillée dans le cadre du coronavirus. Seules les portes pourront rester ouvertes pour aérer les immenses halls, remplis de brillants cerveaux en ébullition.

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