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Santé – Sciences

A Saint-Apollinaire, elles jouent au rugby pour combattre le cancer

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Par , France Bleu Bourgogne

Pratiquer un sport est bénéfique pour la santé, et peut faciliter la guérison d'un malade. En partant de ce principe, une association dijonnaise permet à des femmes atteintes d'un cancer de jouer au rugby. RUBieS Dijon organisait ce samedi à Saint-Apollinaire une journée portes ouvertes.

Les RUBieS Dijon ont fait une petite démonstration avec leurs consœurs de Toulouse
Les RUBieS Dijon ont fait une petite démonstration avec leurs consœurs de Toulouse © Radio France - Jacky Page

Saint-Apollinaire, France

Fondée en septembre 2018, RUBieS Dijon est la deuxième association en France à proposer du rugby santé. Elle s’inspire pour cela d’une initiative menée avec succès depuis trois ans à Toulouse. RUBieS, pour Rugby Union Bien-être Santé, organisait ce 18 mai des portes ouvertes au stade Gilles Janin de saint-Apollinaire, où les entraînements ont lieu en soirée les lundis et jeudis. Pour cette journée spéciale, une délégation était venue de Toulouse. L'association se compose de deux équipes : "les Guêpes", équipe mixte de personnels soignants, et "les Guerrières", avec des femmes atteintes d'un cancer féminin.

Un rugby adapté aux patientes

La présidente de RUBieS Dijon, Pauline Roger, est infirmière au CHU, et ancienne joueuse de rugby au club dijonnais. Elle précise qu’il ne s’agit pas d’exposer les femmes malades à un risque de blessure. Le rugby proposé est adapté : « sur la base du rugby à toucher, à cinq contre cinq, sans plaquage, sans mêlée. Il n’y a pas du tout d’agressivité et de risque de se faire mal ».

Agée de 58 ans et infirmière à l’hôpital gériatrique Champmaillot, Catherine Jaussaud fait partie de l'équipe des soignants, baptisée les guêpes à cause des piqûres. Elle entretient sa forme dans une saine ambiance : « c’est bien de faire du sport, parce qu’une soignante qui est bien dans sa tête et bien dans son corps sera beaucoup plus dispose ensuite pour s’occuper de ses patients au travail ».

Muriel Delagrange a 49 ans. Soignée deux fois pour un cancer en 2015 et 2018, elle est heureuse de jouer dans l'équipe des Guerrières, celle des malades : « c’est sûr que quand on est sur un terrain, on ne se dit plus qu’on est malade ». Les bénéfices qu’elle en retire ? « Au niveau du moral, le fait de rencontrer des personnes qui viennent partager des bons moments, ça fait du bien, et physiquement également, on se rend compte que petit à petit, on fait des choses qu’on ne faisait pas la séance d’avant ». Pauline Roger cite le témoignage d’une autre de ses joueuses, suivie depuis la petite enfance pour un cancer récidivant. Son médecin lui a fait part de son étonnement devant l’amélioration de son état. 

Maillot noir et cassis pour les joueuses et les soignants des RUBieS Dijon. Les Toulousaines sont en blanc. - Radio France
Maillot noir et cassis pour les joueuses et les soignants des RUBieS Dijon. Les Toulousaines sont en blanc. © Radio France - Jacky Page

Des retombées bénéfiques

Connu pour éviter l’apparition des maladies, le sport serait-il capable d’aider la guérison ? Oui selon le docteur Martine Delannes, radiothérapeute à l’Oncopole de Toulouse, et vice-présidente de l’association RUBieS de cette ville, qui s’est livrée à un exposé sur ce thème, en citant des études. L’activité physique et sportive apporte dit-elle « _une meilleure tolérance aux traitements_, une réduction de la fatigue, et puis dans une deuxième phase, une réduction du risque de récidive, et de mortalité globale. Ça a été démontré pour certains cancers. L’amélioration peut être de l’ordre de 40% par exemple sur une patiente qui présente un cancer du sein, qui a été traitée, quelles que soient toutes les données de sa maladie par ailleurs. »