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Santé – Sciences

A Saint-Étienne, l'association Actis constate que les jeunes se protègent moins contre le VIH

vendredi 7 décembre 2018 à 20:15 Par Octavie Couchard, France Bleu Saint-Étienne Loire

L'association Actis organisait ce vendredi 7 décembre un après-midi de dépistage au VIH, gratuit et anonyme. L'occasion de sensibiliser de nouveau sur l'importance d'utiliser des préservatifs. Depuis quelques temps, les jeunes n'ont plus le reflex de se protéger lors de rapports sexuels.

700 personnes porteuses du VIH sont suivies dans la Loire.
700 personnes porteuses du VIH sont suivies dans la Loire. © Radio France - Octavie Couchard

Saint-Étienne, France

Tout l'après-midi du vendredi 7 décembre, des membres de l'association Actis étaient présents dans les locaux du foyer de jeunes Clairvivre à Saint-Étienne. Ils proposaient un dépistage gratuit et anonyme, avec une technique rapide : une petite prise de sang sur le bout du doigt et le résultat est connu en une dizaine de minutes. 

Un moment de rencontre avec les jeunes qui permet aussi aux membres de l'association Actis de sensibiliser de nouveau les jeune sur l'importance de l'utilisation du préservatif : "C'est assez différent entre les générations. On a les générations qui ont vécus les années difficiles de la lutte contre le VIH donc avec des personnes qui avaient des espérances de vie courtes, il y avait beaucoup d'accompagnement de fin de vie. Aujourd'hui, c'est vrai que la situation est différente, les jeunes sont nés, le VIH était déjà là, mais on s'est aperçus qu'il y moins d'utilisation du préservatif. Les infections sexuellement transmissibles, c'est vrai qu'elles se soignent même si ce n'est jamais marrant d'attraper une IST, et peut être qu'aujourd'hui le VIH fait peut-être un peu moins peur qu'auparavant. Alors les traitements aujourd'hui sont efficaces mais on ne guérit toujours pas du sida", explique Stéphane Criédlich, coordinateur de l'association.

Pendant l'après-midi de dépistage au foyer de jeunes, une dizaine de personne sont venues se faire dépister.

Des préservatifs remboursés

Tous les ans, environ 25 personnes sont dépistés porteuses du VIH dans la Loire. Le docteur Claire Claire Guglielminotti, infectiologue au centre hospitalier nord de Saint-Étienne constate que ce chiffre reste constant depuis quelques années. Environ 700 personnes sont suivies à l'hôpital de Saint-Étienne et de Roanne, notamment grâce à un accès aux soins rapides

Le 27 novembre dernier, la ministre de la santé, Agnès Buzyn a annoncé le remboursement d'une marque de préservatif sur ordonnance médicale à partir de ce lundi 10 décembre. Une belle avancée pour le docteur, mais encore trop faible : " Mais cela nécessite que la personne aille voir un médecin, il y a un petit obstacle qui persiste". 

Malgré tout, elle salue l'action : "Cela permet aux jeunes et aux médecins d'avoir un levier pour aborder la sexualité. Et la prescription sur ordonnance qui permet le remboursement par la Sécurité Sociale et l'Assurance Maladie, c'est de bonne guerre je trouve". Toutefois, la docteur nuance "il faut aussi que les industries suivent". 

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