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A Toul, les élus se mobilisent contre la réduction du budget de l'hôpital et son offre de soins

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Par , France Bleu Sud Lorraine

A quelques jours des annonces du gouvernement sur son plan "Ségur", les élus du Toulois interpellent une nouvelle fois l'exécutif pour demander l'annulation du plan de restructuration budgétaire de l'hôpital Saint-Charles de Toul, menacé de perdre 381 000 euros et une partie de son offre de soins.

Le centre hospitalier Saint-Charles, à Toul.
Le centre hospitalier Saint-Charles, à Toul. - Google Images

Alors que le gouvernement doit annoncer un plan d'investissement massif pour l'hôpital la semaine prochaine, les élus du Toulois alertent une nouvelle fois sur la situation du centre hospitalier Saint-Charles. Le maire de Toul, Alde Harmand, et le député Dominique Potier viennent d'adresser une lettre au Premier ministre Edouard Philippe pour contester la décision de l'Agence régionale de Santé. Elle vient d'amputer son budget de 381 000 euros, alloués à l'hôpital de Toul, pour exiger la fin de la permanence de soins.

Une coupe budgétaire de 381 000 euros 

Début avril, en pleine épidémie, l'établissement a reçu une notification de l'Agence régionale de santé, stipulant une réduction de 30% du fonds d'investissement régional. Une somme de 381 000 euros, qui correspond au financement de la permanence des soins garantie jusqu'ici par l'hôpital Saint-Charles. "Cela permet de payer les médecins en garde, que ce soit en chirurgie, obstétrique, médecine, qui viennent sur place dès qu'il arrive quelque chose, sept jours sur sept, 24 heures sur 24", détaille le maire de Toul et président du conseil de surveillance de l'établissement Alde Harmand. Une offre de soins censée garantir l'attractivité de l'hôpital, et une égalité de traitement selon les territoires. "Et là, l'Agence régionale de santé nous a clairement coupé les vivres, et cela démoralise tout le monde", dénonce le maire de Toul.

Un épisode qui en rappelle un autre : celui des déclarations de Christophe Lannelongue, ex-directeur de l'ARS du Grand Est le 3 avril dernier. En pleine mobilisation générale du personnel soignant, Christophe Lannelongue avait suscité l'indignation générale parce qu'il n'avait pas remis en cause le plan de suppression de 598 postes et de 174 lits au CHRU de Nancy. "C’est un petit peu comme si on n’avait pas tiré les leçons, rétorque Dominique Potier. On annonce un renforcement de l’hôpital, un grand plan qui arrivera à l’automne, ce n’est pas le moment de venir fragiliser une communauté médicale qui était totalement au rendez-vous pendant la crise, et qui, depuis des années, fait des efforts remarquables."

Il faut que les courriers des élus, des parlementaires, obtiennent des réponses et que nos attentes, qui ne sont pas des caprices mais bien des attentes légitimes, soit entendues.

Indigné par cette "logique comptable" Dominique Potier demande l'ouverture d'un dialogue avec le gouvernement.  "Il faut que les courriers des élus, des parlementaires obtiennent des réponses et que nos attentes, qui ne sont pas des caprices mais bien des attentes légitimes, soient entendues". Il espère un signal du Ministre de la santé Olivier Véran la semaine prochaine. 

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