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Santé – Sciences

Accès aux soins : plus de deux mois d'attente pour un rendez-vous chez l'ophtalmologiste ou le dermatologue

lundi 8 octobre 2018 à 18:26 - Mis à jour le mardi 9 octobre 2018 à 7:22 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Obtenir un rendez-vous chez un spécialiste relève du parcours du combattant, en particulier dans les zones rurales. C'est ce que confirme une étude de la Direction de la recherche et des statistiques du ministère de la Santé (DREES) publiée ce mardi.

Selon la DREES, il faut plus de deux mois dans certaines zones pour obtenir une rendez-vous chez l'ophtalmologiste.
Selon la DREES, il faut plus de deux mois dans certaines zones pour obtenir une rendez-vous chez l'ophtalmologiste. © Maxppp - BOILEAU FRANCK

Six jours en moyenne pour avoir un rendez-vous chez le généraliste, trois semaines pour voir un pédiatre ou un radiologue, ou encore un mois être examiné par un dentiste : l'étude publiée ce mardi par la DREES (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques du ministère de la Santé) * confirme que décrocher un rendez-vous médical prend de plus en plus de temps, entre six et 80 jours en moyenne.

Le service statistique des ministères sociaux a analysé plus de 23.500 rendez-vous médicaux demandés par près de 10.000 Français adultes entre juin 2016 et mai 2017.

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© Visactu

Entre six et 80 jours d'attente

Toutes les spécialités sont touchées mais la palme revient à l’ophtalmologie avec un délai d’attente de plus de deux mois (80 jours). La dermatologie (61 jours) arrive juste derrière, suivie de la cardiologie (50 jours) et de la gynécologie ou la rhumatologie (un mois et demi).

Des moyennes qui masquent d'importantes disparités. Près de la moitié (49%) des patients qui téléphonent à leur généraliste obtiennent un rendez-vous le jour même ou le lendemain, mais un quart doivent patienter cinq jours. Dans 10% des cas, il faut 189 jours, soit un peu plus de six mois, pour consulter un ophtalmologiste.

Très sollicités, les professionnels de santé reçoivent donc en priorité les patients qui présentent des symptômes ou dont les symptômes s'aggravent plutôt que ceux qui les sollicitent pour un contrôle périodique.

Les zones rurales moins bien loties

Sans surprise, c'est dans les communes où l'accessibilité aux professionnels de santé est la plus faible que les délais d'attente sont les plus longs. Un Parisien doit patienter 29 jours pour faire examiner sa vue mais cela prend trois fois plus de temps (97 jours) lorsque l'on vit dans un village, à plusieurs kilomètres d'un centre urbain.

Même constat pour les consultations gynécologiques -  le délai médian varie entre 20 jours (unité urbaine de Paris) et 40 jours (petit ou moyen pôle) - et pour les soins dentaires (entre 15 et 28 jours).

Toutefois, selon la DREES, la quasi-totalité des prises de contact se concrétisent par l’obtention d’un rendez-vous (9 fois sur 10). En cas d'échec, les patients cherchent en majorité à contacter un autre professionnel et se reportent assez peu vers les urgences hospitalières (3%). 

Des assistants médicaux pour réduire les délais d'attente

Après le coût, le délai d'attente est le principal enjeu de l'accès aux soins pour une majorité de Français. Pour "décharger les médecins d'actes qui peuvent être faits par d'autres" et raccourcir les délais d'attente, le gouvernement a annoncé mi-septembre la création de 4.000 postes d'assistants médicaux d'ici 2022.

Ils seront chargés de seconder les médecins en effectuant notamment des tâches administratives ou encore des actes simples comme une prise de tension ou de température - une demande formulée de longue date par les professionnels. L'État a annoncé le déblocage d'une enveloppe de 420 millions d'euros via la Sécurité sociale pour aider à payer les salaires de ces assistants médicaux.

* Enquête réalisée entre juin 2016 et mai 2017 auprès d'un échantillon de 40.000 personnes, représentative de la population française métropolitaine de 2016, âgées de 20 à 71 ans, affiliée au régime général ou à une section locale mutualiste et appartenant à la cohorte épidémiologique Constances, gérée par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).