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Santé – Sciences

Activité soutenue aux urgences de l'hôpital de Bourgoin-Jallieu, mais la canicule pas encore pointée du doigt

jeudi 2 août 2018 à 17:37 Par Céline Loizeau, France Bleu Isère

L'Isère a été placée ce lundi en alerte "orange" à la canicule. Un épisode qui devrait encore durer plusieurs jours. Aux urgences de l'hôpital Pierre-Oudot de Bourgoin-Jallieu, l'activité - d'habitude un peu plus faible à cette époque - est là soutenue,

L'entrée des urgences du centre hospitalier Pierre-Oudot.
L'entrée des urgences du centre hospitalier Pierre-Oudot. - Crédit Photo : Philippe Hervouet

Bourgoin-Jallieu, France

L'alerte canicule ne concerne plus 34 mais 66 départements. Décision de Météo France ce jeudi 2 août. L'Isère reste concernée. Ce matin, sur BFM-TV, le plus célèbre des urgentistes, Patrick Pelloux affirme que cette vague de chaleur "aggrave une situation déjà compliquée dans les hôpitaux". Pour le président de l'Amuf, l'association des médecins urgentistes de France, si la canicule venait à se prolonger, les hôpitaux ne pourraient pas faire face. Il évoque notamment les fermetures de lits pour des raisons budgétaires au fils des ans. Interrogée sur ces propos, Agnès Buzyn, la ministre de la santé, répond sur France-Inter que le "pays est bien mieux armé" qu'en 2003.

"Pas d'afflux de personnes âgées déshydratées"

A Bourgoin-Jallieu, où on a pu enregistrer par le passé des pics à 180-200 passages jour, ce lundi et ce mardi, les urgences de l'hôpital Pierre-Oudot ont accueilli environ 160 personnes par jour. La référence se situe autour de 140 passages. D'habitude, fin juillet et la première quinzaine d'août, c'est plus calme avec 110 à 120 passages.

"Ce maintien de l'activité peut être en relation avec la canicule, mais c'est difficile encore de pouvoir l'affirmer", explique le Docteur Odile Dumont, la chef de service. Sa collègue, Julie Mariscal, adjointe au cadre de santé, précise : "on n'a pas vu un afflux de personnes âgées, comme on pourrait imaginer, déshydratées." Fortes chaleurs pour quelques personnes, mais aussi réflexe "urgences" alors que le médecin généraliste est en vacances et n'a pas pu trouver de remplaçant.

"Rien d'alarmant, pour l'instant"

Pour ces deux professionnels, les messages de prévention répétés à chaque épisode sont pris en compte par beaucoup. C'est l'une des leçons de la canicule très meurtrière de 2003. "Les gens sont plus préparés, les personnels sont plus sensibilisés. Maintenant, c'est devenu des pratiques courantes dès qu'on a des fortes chaleurs. Dès le matin, on aère la salle d'attente, puis à 9h on ferme les volets, on fait des tours de boissons", raconte Julie Mariscal. Le CHPO, établissement récent, est équipé d'un système d'aération qui rafraîchit l'air  quand c'est nécessaire.

Les deux femmes le savent, la canicule est prévue pour durer encore quelques jours. D'après le Docteur Dumont, _"_rien d'alarmant, pour l'instant. 3 journées bien soutenues. Il ne faudrait pas que ça augmente de manière significative parce que ce serait plus difficile à gérer. Quand on a une augmentation du flux de patients, on a - comme en hiver pour la grippe - ce qu'on appelle un plan hôpital sous tension." Il s'agit de lits supplémentaires dans le service post-urgences et dans certains services de médecine. Dans un deuxième temps, d'autres services - comme la maternité - peuvent être sollicités et certains actes peuvent être déprogrammés.

Le CHU de Grenoble alerte le grand public

En cette période de canicule, sur son compte Twitter, le CHU de Grenoble en profite pour faire à nouveau un peu de pédagogie.