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Santé - Sciences

Visite surprise de la contrôleure des lieux de privation de liberté au service psy du CHU de Saint-Etienne

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Par , , France Bleu Saint-Étienne Loire

Après son rapport accablant de mars 2018 sur le service psychiatrie du CHU de Saint-Etienne, Adeline Hazan revient sur place. Elle a lancé cette semaine une visite de contrôle inopinée, avec une équipe de six personnes.

Adeline Hazan, Contôleure  générale des lieux de privation de liberté
Adeline Hazan, Contôleure générale des lieux de privation de liberté © Maxppp - -

Saint-Étienne, France

C'est une visite surprise qu'Adeline Hazan, la contrôleure générale des lieux de privation de liberté, a lancé en ce début de semaine, au sein du service psychiatrique du CHU de Saint-Etienne. Une visite qui fait suite à un rapport remis au ministère de la santé en mars 2018, dans lequel elle épinglait des pratiques alors du service en question. Le document parlait de "traitements inhumains, dégradants ou indignes" et de "dysfonctionnements", notamment lors de l'accueil des patients. Ce rapport jugé accablant avait fait grand bruit, le magazine Télérama ouvrant son article avec ce titre choc :  "chroniques de l'horreur en milieu psychiatrique français".

Mickael Galy, le patron du CHU était venu s'en expliquer sur France Bleu, expliquant que les recommandations  de la contrôleure des lieux de privation de liberté allaient être prises en compte, notamment sur les problèmes de contentions abusives des malades.

Visite surprise, vingt mois après un rapport accablant

Le collectif Psy'Cause, qui alerte sur les problème du service depuis deux ans, voit ce retour d'Adeline Hazan d'un bon oeil. Ses membres reconnaissent qu'il y a eu des améliorations, que ce qui était illégal dans la prise en charge des patients a été éliminé. Mais selon ce même collectif, il reste beaucoup de problèmes dans le service, notamment les sous-effectifs chroniques, le manque de formation et des moyens techniques insuffisants qui ne permettent pas un suivi efficace des patients. 

Toujours un problème de moyens humains et techniques

Ce qu'Isabelle Bouligaud, infirmière en pédopsychiatrie et représentante FO du personnel, résume ainsi :  "Il n'y a toujours pas assez de médecins dans les services avant le recours aux urgences ; le personnel et les médecins sont épuisés, il y a une fuite des médecins et le constat des contrôleurs risque d'être le même que celui fait il y a deux ans" 

Une rencontre avec les représentants du personnel et de l'association "Psy' Cause" est prévue ce mercredi avec Adeline Hazan et ses collaborateurs.

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