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Dossier : Lactalis : du lait infantile contaminé par la salmonelle

Affaire Lactalis : le groupe affiche plus de transparence, selon le rapporteur de la commission d'enquête

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Par , France Bleu Mayenne, France Bleu

Alors que l'enquête visant Lactalis pour "blessures involontaires" se poursuit trois ans après l'affaire du lait contaminé, le député à l'origine du rapport d'enquête assure que le numéro 1 mondial du lait a amélioré sa communication et sa transparence.

Lactalis a amélioré sa communication, depuis l'affaire du lait contaminé à Craon en Mayenne
Lactalis a amélioré sa communication, depuis l'affaire du lait contaminé à Craon en Mayenne © Radio France - Alexandre Blanc

Trois ans quasiment jour pour jour après les premières révélations le 2 décembre 2017 sur l'affaire Lactalis, le député LREM de l'Aube et rapporteur de la commission d'enquête parlementaire Grégory Besson-Moreau assurent que les échanges avec Lactalis se sont améliorés, vers plus de transparence. Le numéro 1 mondial du lait a été très critiqué pour sa gestion de cette crise, qui avait conduit à l'hospitalisation d'une soixantaine de bébés intoxiqués à la salmonelle après avoir ingéré du lait en poudre produit sur le site mayennais de Craon.

Le groupe s'est amendé et a déverrouillé sa communication, juge le député : "Lorsqu'on a commencé cette commission d'enquête, il y avait un gros problème de transparence, un gros problème de communication. Et depuis cette commission, nous avons un président de Lactalis, Emmanuel Besnier [qui se montre] : aujourd'hui, nous savons à quoi il ressemble, qui il est, ce qu'il fait, il communique de plus en plus, il était présent au salon de l'Agriculture, je le rencontre très régulièrement tout comme les parlementaires, il vient même vers nous pour nous demander de l'aide quand il y a des difficultés avec la grande distribution ou des difficultés législatives. Donc on a une entreprise qui est passée de l'ancien monde, où l'objectif était de rester caché, qu'on ne parle pas de soi, à un monde où ils essayent de communiquer un petit peu plus."

On a une entreprise qui est passée de l'ancien monde, où l'objectif était de rester caché, à un monde où ils essayent de communiquer un petit peu plus !

Un optimisme toutefois mesuré, reconnaît le rapporteur : "Pour être honnête, il y a encore beaucoup de travail à faire, c'est une très grosse entreprise, il y a encore de vilains défauts et je pense que le législateur doit tout faire pour qu'il y ait encore plus de transparence avec des groupes comme ceux-ci qui, en France, nourrissent un bébé sur deux."

Grégory Besson-Moreau estime que les leçons ont été tirées : "L'objectif, c'est que lorsqu'il y a un problème dans un produit, on doit savoir sur quel site Internet aller, sur quel application smartphone aller, pour vérifier que son produit n'est pas contaminé. Nous avons également demandé à la grande distribution d'être beaucoup plus responsable ! Dans le scandale Lactalis, il y a des boîtes de lait contaminé qui revenaient dans les rayons pour être revendues donc tout le monde a une part de responsabilité !"

"Aujourd'hui, ce qui a changé", conclut Grégory Besson-Moreau, "c'est que lorsqu'il y a des auto-contrôles faits par les industriels dans lesquels il y a des défauts, des traces de salmonelles ou autre, maintenant l'État est au courant et peut agir beaucoup plus vite. L'objectif dans un problème comme celui de Lactalis à l'époque, c'est un problème de réactivité ! Il faut réagir très vite pour les produits ne soient pas vendus dans le commerce et c'est exactement ce que nous avons fait : aujourd'hui, les auto-contrôles sont diffusés à tous les services de l'État, les services vétérinaires du ministère de l'Agriculture comme celui du ministère de l'Économie." 

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