Santé – Sciences

Affaire Méningitec : les premières expertises débutent à Clermont-Ferrand

Par Dominique Manent, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu lundi 23 janvier 2017 à 6:00

Séance de vaccination
Séance de vaccination © Maxppp - Agnès Gaudin

INFO FRANCE BLEU PAYS D'AUVERGNE | Les expertises médicales, ordonnées par la justice, ont commencé mi-janvier à Clermont-Ferrand pour les familles auvergnates impliquées dans le dossier Meningitec. C'est un nouvel épisode dans cette affaire de vaccin défectueux.

C'est le début d'une longue procédure. Il y a une dizaine de jours, à Clermont-Ferrand, les toutes premières expertises judiciaires ont démarré dans l'affaire Meningitec, ce vaccin contre la méningite dont des lots défectueux ont été retirés du marché en septembre 2014. En Auvergne, il y a 80 cas à examiner, mais en France ce sont plus de 600 familles qui ont porté plainte. Toutes demandent réparation à la société CSP, de Cournon, près de Clermont-Ferrand, qui a commercialisé le Meningitec, mais aussi aux laboratoires étrangers qui ont mis au point le produit.

Des expertises judiciaires au Palais de Justice de Clermont-Ferrand

La justice a ordonné l'expertise des personnes vaccinées -essentiellement des enfants- car beaucoup présentent des troubles de la santé : eczéma, maux de ventres, rougeurs, troubles du sommeil etc. Ces expertises obéissent à des règles strictes : les enfants sont examinés par un médecin expert, en présence des parents, mais les avocats sont également convoqués : les avocats des familles et ceux des parties adverses, qui échangent lors d'un débat contradictoire. A Clermont-Ferrand, tout le monde a rendez-vous à l'infirmerie du Palais de Justice pour cette consultation très particulière, qui dure près d'une heure.

Maître Jean-Hubert Portejoie, avocat de familles auvergnates

Un peu de tension

Raphaël, petit auvergnat de 3 ans, a ainsi été vu par le médecin expert. "Ça s'est passé de façon convenable, mais il y a beaucoup de monde et c'est déstabilisant pour mon fils" explique Vincent, le papa de Raphaël. Les parents de l'enfant veulent savoir ce que contenait la dose de vaccin injectée à Raphaël et si l'injection aura des conséquences sur sa santé.

Reportage de Dominique Manent

Les résultats de ces expertises devraient tomber avant l'été. D'autres expertises ont été demandées, des analyses toxicologiques notamment.